NADIA ESS
el
üf jeune qui forment des nodules embryonnaires plus ou moins précis. La congestion du stroma est également très intense.
Dans la couche corticale de cet ovaire, on rencontre plusieurs follicules en voie de développement ; dans quel-
ques-uns d’entre eux, la membrane granuleuse et l’ovule
dégénèrent et la couche des cellules lutéiniques s’hypertrophie.
Les quelques kystes de cet ovaire sont presque tous des kystes lutéiniques, mais la couche des cellules lutéiniques de la thèque est réduite au minimum el envahie par le tissu
.Conjonctif.
En outre, dans les points où les cellules polygonales se disposent sur plusieurs rangées bien nettes, elles ont perdu leur type lutéinique parfait ; dans beaucoup d'entre elles, Île protoplasma plus réduit est homogène et ne présente pas les vacuoles caractéristiques, mais l'existence en certains points de la même paroi kystiques de spongiocytes typiques permet d'homologuer les deux ordres de formation.
Les capillaires dilatés sont particulièrement nombreux dans la couche lutéinique et les hémorragies intercellulaires sont une lésion fréquente. Enfin, on trouve des follicules en voie d'atrésie oblitérante conjonctive dont la couche lutéimique subit l’envahissement et la transformation conjonctive.
OBSsERVATION V
Ovarite scléro-kystique surtout marquée à droite avec annexes libres d'adhérences culbutées en prolapsus dans le Douglas. Rétroversion utérine.
Histoire clinique — H. À., âgée de 28 ans, du Teil (Ardèche), a été réglée à 14 ans, toujours régulièrement et sans douleurs.
Elle aeu un seul accouchement normal, il y a trois ans. Après cet accouchement, elle est demeurée un mois alitée avec des douleurs abdominales.
Elle nourrit son enfant ; après le sevrage, ses règles commencent à devenir très douloureuses ; les douleurs l’obligent à garder le lit et s’accompagnent de nausées, de quelques vomissements, Les règles durent sept à huit jours assez abondantes. Jamais de ménorragies ni de métrorragies.
Entre les règles, à ia moindre fatigue, la malade souffre du ventre et ces douleurs, plus marquées, dit-elle, la nuit que le jour, ne sont pas plus accentuées d’un côté que de l’autre. Peu de pertes blanches. Envies fréquentes d’uriner,
Les troubles dyspeptiques sont accentués, caractérisés par des nausées, des éructations après les LA avec cependant peu de constipation. \
Quelques troubles nerveux, notamment des céphalées.
Par le toucher vaginal, on perçoit un utérus légèrement rétroversé et, dans le cul-de-sac latéral droit, vient faire saillie une masse volumineuse, collée sur le flanc utérin et adhérente à lui, douloureuse à la palpation.
Laparotomie, le 28 mai 1909.
On enlève deux ovaires kystiques non adhérents, prolabés dans le Douglas. Le raccourcissement des ligaments larges consécutif à l’ovariotomie suffit à redresser l'utérus. Il existe à un degré notable du varicocèle du ligament large dont les veines sont flexueuses et dilatées.
Examen macroscopique — Les deux ovaires sont très scléreux et leur surface est sillonnée par de profonds sillons, séparés par des circonvolutions blanchâtres ; quelques kystes de petit volume font saillie à la surface, remplis de sérosité.
L'ovaire droit est plus volumineux. A la coupe, il présente plusieurs cavités, dont la plus volumineuse a le volume d’une
petite noisette et contient un liquide séreux. Plusieurs de ces cavités sont allongées, irrégulières, et leur surface interne présente un aspect dentelé. Le tissu intermédiaire aux petits : kystes est très scléreux et présente de nombreuses cicatrices de corps jaune.
L'ovaire gauche est plus petit ; sa surface est encore plus sillonnée que celle du précédent ; à la coupe on y voit plusieurs cavités kystiques, dont la plus volumineuse a le volume d’un gros pois ; les corps fibreux sont également très nombreux.
Histologie. — Ovaire droit. — La paroi du grand kyste, gros comme une noiselte, est uniquement constituée par une couche formée de plusieurs rangées de cellules arrondies ou irrégulièrement polygonales, dont le protoplasma se colore d’une façon homogène et ne renferme pas de vacuoles ni d'enelaves. |
Le noyau de ces cellules est tantôt arrondi, tantôt allongé parallèlement à la lumière de la cavité. Ces cellules présentent plutôt le type de la cellule conjonctive, et d’ailleurs il y atous les stades de transition entre elles et des cellules plus plates, qui sont à la périphérie et qui sont des cellules fixes du tissu conjonctif typique.
Parmi ces grosses cellules qui forment le revêtement des kystes, il est possible, en examinant à un très fort grossissement, d’en trouver quelques-unes plus volumineuses, dont le noyau est plus clair et présente un réticulum chromatique délicat et dont le protoplasma vacuolaire ne prend pas les colorants. Je crois qu'il'est permis de considérer de telles formations comme des cellules lutéiniques à la fin de leur cycle d'activité. è
De sorte que la paroi du grand kyste, qui à un examen superficiel apparaît comme formée d’une couche conjonctive