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calmer habituellement avec l'écoulement sanguin. Elles sont surtout localisées du côté gauche et irradiées dans la région lombaire.
, Depuis un an ces phénomènes douloureux ont augmenté en intensité et en durée ; ils n'existent plus seulement au moment des périodes menstruelles, mais surviennent en dehors d'elles sous forme de crises douloureuses provoquées par la moindre fatigue et qui se calment par le repos.
Les règles sont régulières et actuellement pu abondantes.
Elle a quelqnes pertes blanches.
Les troubles digestifs sont très marqués chez cette malade, avec de la constipation, et l’état nerveux est très accentué.
La palpitation abdominale est douloureuse dans la région ovarienne gauche.
Par le toucher vaginal on perçoit dans le cul-de-sac latéral gauche, sur le flanc utérin, un ovaire gros, douloureux et mobile. L’utérus est très volumineux et très mobile. Laparotomie, le 19 décembre 1909.
L'utérus est gros, fibreux, marbré de taches scléreuses blanchâtres. Les ovaires prolabés dans le Douglas sont absolument libres et très facilement amenés. L’ovaire droit est petit et scléreux. L’ovaire gauche est gros. Sa surface est bosselée de petits kystes. L’un d’entre eux, qui occupe le pôle externe de l'organe, a le volume d'une noisette. Tout à côté, la surface ovarienne est comme criblée de petits kystes qui ne dépassent pas le volume d’une tête d’épingle ou d’un petit grain de plomb. | ;
Tous ces petits kystes sont remplis d’un liquide séreux pur.
Les trombes sont normales.
Etude histologique. — Le nombre des follicules atrésiques est remarquable dans cet ovaire. L’hyperproduction de cellules
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lutéiniques se manifeste dès le début de l’atrésie. Dans un follicule de petit volume où la granuleuse compacte ne présente pas encore sa fonte et son clivage normaux, la couche lutéinique est extraordinairement développée. ‘Le petit ovisac présente la forme d’un triangle dont les angles sont mousses et arrondis ; sa cavité est revêtue régulièrement d’une membrane hyaline.
Au niveau de la base du triangle, la couche lutéinique est relativement peu développée ; mais du côté opposé elle est tellement considérable qu’elle forme un volumineux amas cellulaire de forme hémisphérique qui coiffe comme d’une calotte le triangle folliculaire et dont la hauteur est environ le double de celle de la cavité folliculaire elle-même.
Les cellules se groupent dans ce corpuscule sous forme d’amas séparés les uns des autres par du tissu conjonctif ; elles ont des contoars très réguliers et représentent des cellules lutéiniques typiques.
Les grands kystes ont, comme dans la plupart de ces ovaires, une structure variable. Le plus volumineux de ceux que nous avons Coupés présente une forme allongée et sa paro; est irrégulièrement découpée.
Elle est revêtue à sa ‘ace interne par une membrane granuleuse épaisse qui présente néanmoins quelques figures de dégénérescence. En dehors d'elle, la couche lutéinique est très netle et suit tous les contours ondulés de la membrane épithéliale. Son épaisseur est différente selon les points envisagés ; réduite particulièrement au niveau des points dépourvus de grauuleuse à quelques cellules aplaties et méconnaissables, elle présente en d’autres points une épaisseur considérable malgré le volume du kyste, et les cellules s’y disposent sur dix, douze rangs, quelquefois davantage.
D'autres kystes de plus petit volume sont encore des kystes lutéiniques ; dans quelques uns, la granuleuse a totalement
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disparu. Dans un de ces kystes gros comme un pois, Ja couche lutéinique est très épaisse en certains points de la paroi, mais on la voit s’amincir progressivement et 1l arrive un moment où elle est représentée par deux ou trois rangées de cellules plus petites qui évoluent vers le type de la cellule conjonctive et dont la structure ne rappelle que de loin celle des cellules à lutéine typiques.
Au niveau d’autres cavités du même volume, la couché lutéinique paraît absente ou très réduite au premier abord, mais un examen attentif au fort grossissement permet de retrouver Îles grosses cellules, plus ou moins modifiées dans leur forme et dans leur structure, mais qui sont toujours les éléments essentiels de ces parois kystiques.
Autour de quelques follicules en atrésie oblitérante, l’hyperproduction de cellules lutéiniques est considérable. Dans une préparation ; il existe un follicule complètement oblitéré par du tissu conjonctif” lâche, ne présentant plus de cavité; une membrane hyaline mince mais très ondulée limite en dehors la Zone conjonclive ; au delà de cette membrane, la couche lutéinique apparaît, à peine envahie par quelques travées conjonctives et formée de cellules qui présentent tous les signes de l’activité sécrétoire. La limite périphérique de cette couche lutéinique n’est pas nette et les cellules s’infiltrent assez loin dans le stroma conjonctif.
On trouve encore dans cet ovaire des corps jaunes normaux, les uns encore formés de cellules épithéliales, les autres transformés en « Corpora albicantia ».
Dans le stroma ovarien, on voit également des amas et des trainées de cellules interstitielles qui ne sont pas ‘en relation directe avec un kyste lutéinique ou avec un corps atrésique
lutéinique ; ils sont d’ailleurs rares, nous n'avons rencontré
que deux fois des formations de cet ordre.
ll existe une sclérose disséminée du stroma ovarien qui ne
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présente aucune systématisation. Dans ce tissu conjonetif qui subit l'évolution scléreuse, il y a de nombreuses dilatations lymphatiques, si intenses, en certains points qu'elles forment des cavités visibles à l'œil nu et que l'aspect histologique des préparations qui les renferment rappelle celui du lymphangiome. |
OBsERvATION IV
Gros utérus fibreux. Ovaire gauche scléro-kystique.
Note clinique. — Il s’agit d'une femme de 35 ans qui présentait des règles irrégulières RÉRORE NES avec des métrorragies.
Son utérus augmenté de volume, à cavité le. portait un fibrome peu volumineux, bombant dans le eul-de-sac latéral droit. Il fut enlevé, ainsi que les ovaires, par une hystérectomie abdominale suhtotale.
Examen macroscopique. — A la coupe, l'ovaire gauche, qui est tres augmenté de volume, présente seulement trois ou quatre petites cavités kystiques dont le volume varie depuis celui d’une tête d’épingle à celui d’un gros pois. On voit encore des coupes de corps jaunes reconnaissables à leur bord épais, ondulé, blanc jaunâtre et saillant. La trompe est | congestionnée.
Examen histologique. — Les lésions dominantes dans cet ovaire sont des lésions insterstitielles: le tissu conjonctif est enflammé chroniquement et forme des nappes d'infiltration qui n’ont pas encore subi la transformation seléreuse ; en certains points même on trouve des zones de tissu conjonc-