C. — Le Capuchon ou Daiïs
C’est une grande pièce d’étoffe caoutchoutée, constituée de cinq faces rectangulaires munies de fenêtres en mica et formant un parallélépipède rectangle, dont la face inférieure manque. Ce dais peut s'étendre plus ou moins; lorsqu'il est complètement étendu, ses dimensions sont les suivantes :
Largeur : 50 cms.
Longueur : 80 cms.
Hauteur : 128 cms.
La face postérieure de ce capuchon présente deux ouvertures qui communiquent avec les orifices d'aspiration et d'admission du thorax.
La face supérieure présente des anneaux au moyen desquels on peut fixer le capuchon à une potence horizontale solidaire du thorax.
$ 2. — Mise en service.
Le compartiment à glace est rempli de glace et le panier à chaux sodée garni de ce produit; puis, on branche sur un
En es
tube à oxygène, le manodétendeur dont on relie les deux orifices de distribution aux deux orifices correspondants du couvercle du thorax, de manière à ce que le débit normal passe par l’injecteur et le débit additionnel par le deuxième orifice. La vis de pression du manodétendeur étant desserrée, on ouvre le tube à oxygène au moyen de la clé spéciale, puis, avec la vis qui commande le manodétendeur, on envoie un débit de quelques litres dans le circuit normal.
Le malade est placé dans un lit, dont le matelas a été recouvert d’une feuille de tissu caoutchouté, pour éviter les fuites d'oxygène. Le thorax est approché du lit et disposé en arrière ou sur le côté, selon les commodités du local. Le dais est accroché à la potence et recouvre le malade qu’on borde avec soin avec la surface latérale du capuchon.
Une analyse d’air sera faite une demi-heure environ après la mise en service, pour s'assurer que la concentration s’accroît normalement.
$ 3. —— Principes du fonctionnement de l'appareil.
L’oxygène du circuit normal passe par l’injecteur et la trompe à air. Il se produit ainsi une aspiration de l’air de la tente par l’orifice d'aspiration. Cet air est entraîné, avec l’oxygene, sur la chaux sodée qui fixe le gaz carbonique, puis sur la glace qui retient l'humidité de cet air et le refroidit. Le mélange reçoit, au-dessus de la glace, un deuxième courant d'oxygène pur, l’oxygène additionnel, qui est destiné à l’enrichir. L'air, ainsi conditionné au point de vue chimique et au point de vue thermique, pénètre alors dans le dais par l’orifice d'admission.
Le débit d'oxygène par minute est la somme des indications des deux débitmètres. Il dépend de la concentration que l’on désire obtenir, du temps que l’on veut mettre pour l’établir, de la consommation d'oxygène faite par le malade, enfin, des fuites inévitables.
Al — S 4 -— Etablissement d'un régime de fonctionnement.
Pendant la période où la concentration s’accroît sous la tente, de l’azote s'échappe nécessairement par les fuites : nous supposerons, dans ce qui suit, que le mélange gazeux qui s'échappe à un instant donné, a une composition identique à la composition moyenne de l’air de la tente à cet instant.
Désignons par V litres le volume de la tente, par D litres à la minute le débit d'oxygène, par x % la concentration d’oxvgène après { minutes du traitement et par / litres le volume de gaz qui s’échappe par les fuites. Nous supposerons que le malade consomme une quantité constante d'oxygène à la minute, que nous désignerons par «a litres; que la pression dans la tente n’augmente pas et reste égale à la pression atmosphérique; que la température ne varie pas; que la concentration de gaz carbonique reste constante et pratiquement nulle.
Il résulte de cette dernière hypothèse que tout le gaz carbonique rejeté par la respiration est absorbé par la chaux sodée et qu’en somme, le sujet provoque une diminution de volume de a litres par minute. Puisque le volume de la tente est constant, on a te D "4.
Pendant un temps très court, dt, la concentration s'accroît de dx et la tente qui renfermait un volume d’oxygène égal ; Vr Vdzx x De
100 voit ce volume augmenter de 5 Cette quantité est égale à (D — a) x [ — à) dt = — di | qui exprime l’apport de l’oxygène diminué de celui qui s'échappe par les fuites et de celui qui est absorbé par le malade. D'où l’équation différentielle dx L 100 ro SLI Oes rvi1 tas Ta qui, intégrée en tenant compte qu’à l'instant 0 la concentration x = 20 %, fournit la fonction x :
e désignant la base du système des logarithmes népériens.
a On peut résoudre par rapport à £ :
= Rue x 10g 100 — x D — a se — — — log e
Si nous fixons pour valeur moyenne de x, 60 % et si nous admettons que «a est proportionnel au poids P kilogrammes du sujet : a = P x 0,005
Cette formule permet de trouver le temps qui sera nécessaire pour atteindre la concentration de 60 % avec un débit connu.
on peut écrire { —
On peut prendre comme valeur moyenne V — 300 litres et négliger P x 0,005 devant D, ce qui nous donne alors approximativement :
Ainsi avec un débit de 2 litres-minute la concentration de 60 % peut être atteinte environ en 1 h. 30, ce qui est bien l’ordre de grandeur de la durée que nous avons pu observer.
Les calculs précédents prouvent que les concentrations élevées qu’on désire réaliser sont atteintes avec des débits moyens dans un temps de l’ordre d’une heure à deux heures. Cependant il conviendra de suivre au moyen d’analyses fréquentes de l’air contenu dans le dais, l’établissement de ce régime. Lorsque la concentration désiré est réalisée, il importe de réduire le débit à une valeur telle que le terme (D — a) des équations précédentes s’annule, de façon à ce que la concentration cesse de s'élever. Ainsi avec les hypothèses qui nous ont servi à établir notre formule, c’est-à-dire en supposant que a, consommation d'oxygène du sujet par minute est constante, lorsqu'on aura établi la concentration convenable, il suffira de fixer, pour valeur du débit, celle (D — a) qui compensera exactement cette consommation d’oxygène; alors les fuites deviendraient nulles (f — D — a = O). En fait, ces conditions sont théoriques et, même en régime permanent, les fuites existent, en sorte que le débit de régime doit être toujours nettement supérieur à la consommation du sujet.
Par ailleurs, nous avons supposé que la consommation du