‹ Contribution à l'Étude de l'OxygénothérapieChapitre 25 sur 36 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Georges B... entre dans le service de M. le D' Grenet, le 12 février 1938, pour toux, vomissements, constipation, hyperthermie (39°6), Le premier examen, à part une gorge rouge, ne révèle rien.

Dans les cinq jours qui suivent, l’angine et un coryza évoluent, et, sans autre signe, la température se maintient à 40°. C’est alors qu’apparaissent des signes d’anoxémie : dyspnée, polypnée (56), tachycardie (152). Une différence de sonorité dans la percussion sous-claviculaire des deux côtés fait hésiter entre un skodisme droit ou une matité à gauche, mais la radio montre une ombre étendue du sommet gauche, moins bien limitée et moins homogène qu’une ombre pneumonique.

On place l’enfant sous la tente à oxygène, après lui avoir fait une injection d'essence de térébenthine, pour provoquer un abcès de fixation. La tente améliore nettement la dyspnée et la polypnée. La température baisse en lysis. La tente est enlevée au 4° jour du traitement. L’enfant est sorti guéri 15 jours après.

On a ici un excellent exemple des bons effets d’une oxygénothérapie précoce. Elle permet d’arriver plus rapidement et plus sûrement à la cessation de l’anoxémie.

Page 1