‹ Contribution à l'Étude de l'OxygénothérapieChapitre 6 sur 36 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

En entreprenant ce travail, nous ne prétendons pas révéler les bienfaisantes applications de l’oxygénothérapie. La joie de les avoir constatées au cours de quelques observations cliniques personnelles ne nous a pas fait oublier que « tout est dit » et que « l’on vient trop tard ». La pensée de La Bruyère nous a souvent hanté en étudiant la très importante littérature qui concerne cette thérapeutique moderne. Et si tout n’est pas dit sur elle, à peu près tout ce que nous avions à dire l’avait été sans doute avant nous.

Cependant, il ne nous a pas paru tout à fait inutile de donner la relation des recherches que nous avons faites sur ce sujet et d'exposer les réflexions qu’elle nous ont suggérées. La disproportion considérable des consommations comparées d'oxygène pour l’usage thérapeutique en France et en Amérique, nous fait penser que, si la réputation de cette méthode est peut-être exagérée ailleurs, elle n’est pas assez établie chez nous. Nous serons heureux d’avoir joint notre voix à celles de nos illustres devanciers qui ont contribué à la faire connaître.

Notre but était de faire une observation clinique attentive des effets de l’oxygénothérapie par la tente à oxygène appliquée aux broncho-pneumonies des nourrissons. Nous n’apportons pas des résultats propres à modifier ou à confirmer des statistiques, la durée moyenne du traitement ne nous ayant permis de soigner qu’un nombre restreint de malades, avec le seul appareil dont nous disposions. Les cas traités étaient graves, les plus graves du service au cours de cet hiver; tous n’ont malheureusement pas guéri, mais de tous nous avons tiré un enseignement personnel qui nous a permis d’améliorer notre technique.

C’est cette expérience dont nous donnons la description aujourd’hui. Nous la ferons précéder d’un court exposé phy-

siologique, constituant des bases théoriques du traitement, et d’une étude technique de l'appareil.

Nous avons dû la possibilité d’effectuer nos recherches à la bonté et la généreuse confiance de M. le D' GRENET, qui nous a ouvert son service avec bienveillance, nous a guidé de ses conseils et nous a encouragé de sa haute autorité. Nous souhaitons ardemment que cette thèse ait son approbation.

Nous remercions M. le D' Micnir, qui nous a permis de traiter des malades de son service et s’est intéressé à nos premiers pas.

La tente à oxygène utilisée nous avait été confiée par la Société « L'AIR LIQUIDE », qui nous a fourni les tubes d’oxygène, que nous avons consommés.

Nous ne voulons pas négliger de remercier le personnel de l'hôpital Bretonneau, dont le dévouement admirable ne s’est pas démenti et qui a accepté avec le plus grand cœur le surcroît de besogne que lui imposait cette méthode de traitement, nouvelle dans le service.

Ainsi, grâce aux concours précieux que nous avons reçus, nous avons pu entreprendre et poursuivre notre travail. Nous souhaitons seulement, au moment de l’exposer à nos juges, qu’il ne soit pas tout à fait indigne de l’attention bienveillante qu'ils nous accorderont. Et nous désirons tout particulièrement qu'il ait l’indulgence de M. le Professeur NOBÉCOURT qui, après nous avoir accueilli avec bonté, nous a fait le très grand honneur d'accepter de présider cette thèse; sa profonde connaissance de la pédiatrie lui permettra d’estimer nos résultats à leur valeur exacte et non à celle que nous leur avons donnée :

son encouragement et ses conseils nous seront précieux pour lPavenir.

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