EXAMINATEURS DE LA THÈSE
MM. PIC, président ; PIERY, assesseur
ROUBIER et DUMAS, agrégés.
La Faculté de médecine de Lyon déclare que les opinions émises dans les dissertations qui lui sont présentées doivent être considérées comme propres à leurs auteurs, et qu’elle n’entend leur donner ni approbation ni improbation.
Je dédie cette thèse :
A la mémoire de mon Père:
Qui n’eût qu’une ambition : me permettre d’arriver où je suis. En témoignage de ma reconnaissance.
A ma mère :
Bien faible gage de l’infinie reconnaissance que je lui dois pour toute une existence consacrée à mon bonheur.
A ma femme.
A mes frère, sœur, beaux-frères et belle-sœur.
A ma famille.
{ mes amis.
A notre Maître :
Monsieur le Professeur PIC, Professeur de Clinique médicale,
qui, après nous avoir fait bénéficier de son enseignement et de ses conseils bienveillants, pendant toute une année, à bien voulu nous faire l’honneur d’accepter là présidence de notre thèse. Nous le prions de croire à notre entière gratitude et à notre respectueux dévouement.
À Monsieur BouLup, Pharmacien chef des Hospices, Chef de Laboratoire à la Faculté :
qui en mettant, avec la plus entière complaisance, son laboratoire à notre disposition, nous a fourni la possibilité de réaliser toute notre expérimentation dans d’excellentes conditions. Nous le prions d’agréer l’hommage de notre respectueuse reconnaissance.
À Monsieur le Docteur Pierre DeLore, Chef de Clinique à l’Hôtel-Dicu
qui nous à donné l’idée de cette thèse, a dirigé notre travail. Son enseignement et sa bienveillance furent pour nous précieux.
À mes Juges.
A mes Maîtres de la Faculté et des Hôpitaux de Lyon.
htips://archive.org/details/1IA41553408 0048
Introduction
1° Période empirique: Depuis des siècles on a reconnu l’influence de l’air pur chez les tuberculeux, de même que l’on reconnaissait l’influence néfaste de l’air vicié.
2° A cette période empirique succéda une période scientifique ; car cette notion se codifia en quelque sorte au siècle dernier, avec Brehmer. Nous voyons apparaître la cure sanatoriale, et l’aérothérapie est érigée au rang d’une véritable méthode de traitement de là tuberculose; avec repos et alimentation, elle constitue la triade classique réalisée par le sanatorium.
Aucune autre thérapeutique n’a encore donné de résultats plus efficaces. Maïs nous ne devons pas per-dre de vue que, dans cette triade, c’est l’aérothérapie qui joue le rôle le plus important. Nous n’en voulons donner comme seule preuve: les résultats obtenus chez les tuberculeux dans les sanatoriums, comparés à ceux obtenus chez les tuberculeux à l’hôpital, soumis cependant à la cure de repos et d’alimentation.
Ces notions sont classiques et il nous semble inutile d’y insister.
Mais cette influence de l’aérothérapie, amène à approfondir l’action de l’air chez le tuberculeux et suggère notamment l’administration thérapeutique d’oxyvène pur chez ces malades, en dehors de toute cure sanatoriale.
C’est là, la question que nous nous proposons d’étudier. |
Nous n’avons pas la prétention de présenter quelque chose d’inédit ; l’Oxygène ayant déjà été administré aux tuberculeux par plusieurs auteurs sous forme d’inhalations ; nous nous éontenterons de citer ces auteurs et, à dessein, nous limiterons notre étude à la méthode des injections.
Dans la pratique courante, surtout à la campagne, où l’on n’a pas toujours un ballon d’oxygène à sa disposition, l’instrumentation actuelle rend l’injectign sous-cutanée d’oxygène naissant souvent plus aigée que l’inhalation.
Après quelques lignes d’historique :
1° Nous exposerons les bases physiologiques de l’oxygénothérapie dans la tuberculose ;
2° Nous indiquerons quels sont les procédés, sous quelles formes, par quelles voies, à quelles doses on peut actuellement administrer l’oxygène ;
3° Nous añälyserons les données expérimentales que l’on possède actuellement sur la méthode;
4° Les données cliniques ;
»° Nous rassemblerons enfin, en quelques vues générales, l’état actuel de la méthode, sa valeur, et la place que l’on doit lui accorder.
lee