‹ Contribution à l'étude de l'oxygénothérapie sous-cutanée dans la tuberculoseChapitre 5 sur 15 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Oxygénothérapie et tuberculose Historique

L'emploi de l’oxygène en thérapeutique remonte à Priestley, en 1774. Ce savant, après avoir découvert l'oxygène qu’il obtint par la décomposition du bioxyde de manganèse, expérimenta ses propriétés sur des souris, puis sur lui-même; il respira ce gaz et déclara « que sa poitrine s’en trouvait singulièrement dégagée et à l’aïse pendant quelques temps ».

L'année suivante, Lavoisier décela la présence de l’oxygène dans l’air atmosphérique.

En 1780, Spallanzani, à la suite de nombreuses expériences, montra que le sang mis en présence d’oxygène prend une teinte rouge vif; que la peau des batraciens en absorbe plus que leurs poumons et que le tissu cellulaire absorbe en totalité l’oxygène qu’on y injecte.

Ces expériences furent reprises et confirmées, à la même époque, par Fontana.

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Ces résultats incitèrent alors l’emploi de l’oxygène dans le traitement des maladies pulmonaires.

C’est alors que Chaussier, le premier, en 1780, le préconisa comme traitemnt de la phtisie. Puis Cailleux, trois ans plus tard, publiait les résultats satisfaisants qu’il avait obtenus par des inhalations d’oxygène dans deux cas de phtisie.

A cette période d’engouement fit suite une période de défaveur durant laquelle, non seulement on nia les effets de l’oxygène dans la tuberculose, mais où ce traitement fut considéré comme dangereux.

Ce n’est qu’en 1850 que l’oxygène reprend sa place dans la thérapeutique de la tuberculose, avec Michaelis.

En 1874, à Montpellier, Alexandre Poulle, dans sa thèse, vantait les bienfaits des inhalations d'oxygène dans la phtisie pulmonaire.

Puis, en 1875, Thomas Reid apportait de nouveaux Cas favorables à cette méthode.

En France, en 1880, Hayem publie ses observations sur l’emploi de l’oxygène dans le traitement de la tuberculose ; il signale que par des inhalations d’oxygène chez les tuberculeux on obtenait : a) une diminution de la dyspnée; b) une augmentation du nombre des hématoblastes et des globules rouges avec aCCroissement du taux de l’hémoglobine.

Ces résultats suscitèrent de nombreuses expériences et Claron Ewald, puis Richaud, s'appuyant sur la physiologie, déclarent les inhalations d'oxygène inutiles. D’après eux: l’oxygène de l’air étant parfaitement suffisant à pourvoir à la capacité respiratoire du sang, il est inutile d’en augmenter la teneur dans l'air ins-

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