CONCLUSIONS
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1° L’ulcération n’est pas un caractère propre aux tumeurs malignes.
2° Ce phénomène est le résultat de conditions qui varient suivant l’espèce de tumeur que l’on considère. L’ulcération est naturelle dans les tumeurs malignes et artificielle (Broca), dans les tumeurs bénignes.
3° Le seul aspect de l’ulcération peut nous donner dans bien des cas des présomptions plus ou moins fortes en faveur de l’une ou l’autre espèce de productions morbides ; ainsi, tandis que l’ulcération de mauvaise nature est excavée, à bords indurés, à fond grisâtre et suintement ichoreux et fétide, l’ulcère bénin est d’un rouge vif, à bourgeons charnus exubérants; la suppuration est franche et la peau environnante reste souple et mobile. Mais pour arrivera la certitude, pour parvenir à formuler un diagnostic vrai, il faut considérer l’ensemble des caractères généraux et locaux que présente le néoplasme.
4° L’ulcération est toujours une complication des tumeurs bénignes; elle nous force à réserver le
pronostic; elle est une cause d’irritation permanente, de douleurs plus ou moins vives, d’une suppuration plus ou moins abondante et par là même elle affaiblit et épuise quelquefois les forces du malade. Il peut même arriver qu'elle devienne le point de départ du développement d’une production de mauvaise nature qui peu à peu se substitue à la tumeur bénigne.
5° La loi de la permanence des tissus si bien établie par Broca dans son Traité des tumeurs s’applique aussi bien aux tissus normaux qu’aux tissus pathologiques; les transformations apparentes sont des substitutions et non des dégénérescences de tissus. Ce sont de nouveaux éléments qui viennent se surajouter aux premiers.
6° Si donc elle est accessible, toute tumeur bénigne ulcérée doit être enlevée aussi radicalement et aussi largement que possible.
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