‹ Contribution A L'étude De L'urano-Staphy Lorraphie Et De Ses RésultatsChapitre 4 sur 27 · DES FISSURES PALATINES · texte numérisé non relu

DES FISSURES PALATINES

Les perforations de la. voûte et du voile du palais sont acquises ou congénitales.

Les premières variant à l’infini, on ne peut guère en donner de description.

Elles reconnaissent comme cause, soit :

40 Un traumatisme : un coup de feu, une chute sur une pointe, etc. ;

20 Une manœuvre opératoire : celle en particulier préconisée par Manne, qui incisait le voile du palais, pour aller à la recherche des tumeurs des fosses nasales ;

3° Un processus pathologique. La syphilis sous toutes ses formes, ostéites, nécroses, gommes, est la cause la plus fréquente ; après viennent la scrofule, les Inpus, les cancers, les tumeurs développées dans cette région.

On comprend aisément que ces fissures soient aussi variables de forme que de siège. Les perforations syphilitiques, d’après certains auteurs, siégeraient, cependant, de préférence au niveau des apophyses palatines.

Disons enfin, pour être complet, que l’on a vu des fissures se produire spontanément après la naissance, Tel est, entre autres, le fait rapporté par M. le professeur Trélat, à la Société de Chirurgie, en 1869.

Les perforations, congénitales, auxquelles Roux avait donné le nom un peu barbare de Diastématostaphylies,

Lo 9 peuvent être limitées au voile ou à la voute ou DiE0 intéresser l’un et l'autre.

Au voile, la division peut être limitée à la luette, alors bifide. Le plus souvent, elle comprend la moitié ou les trois quarts postérieurs du voile. À son degré extrême, elle s'étend jusqu'à son insertion à la *voute palatine. Cette division est toujours médiane. Le voile est alors formé de deux parties égales, séparées par un hiatus en V, dont la pointe, en avant, se rapproche plus où moins du bord postérieur de la voûte. Le degré d’écartement, entre ces deux moitiés du voile, varie : tantôt il est faible et, dans les efforts de déglutition, les bords arrivent en contact sur la ligne médiane; tantôt plus considérable, il ne permet pas le rapprochement complet et il reste toujours un certain espace vide; tantot enïün, il est si grand, que les deux moitiés, réduites à deux cordons, restent accolées contre les parois pharyngiennes.

Les perforations de la voûte, suivant leur siège, sont : unilatérales, bilatérales ou médianes. Chacune de ces variétés peut être complète ou incomplète.

De plus, là, comme dans toutes les classifications, nous devons faire une place aux cas insolites et qui ne correspondent à aucune des divisions établies.

$ 1er. FISSURES UNILATÉRALES

Complètes. — Elles siègent le plus souvent à gauche et nous verrons pour quelle raison. La fissure suit alors l'intervalle qui sépare los incisif du maxillaire supérieur correspondant, en d’autres termes, née entre l’incisive externe et la canine, elle se dirige, d'avant en arrière et de dehors en dedans, vers le trou palatin antérieur. De

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