‹ Contribution A L'étude De L'urano-Staphy Lorraphie Et De Ses RésultatsChapitre 5 sur 27 · TERRE · texte numérisé non relu

TERRE

là, elle se dirige, parallèlement à la ligne médiane qu’elle suit, jusqu’au bord postérieur de la voûte du palais, mettant ainsi en communication la bouche et la fosse nasale, facile alors à observer. La largeur maxima siège en avant près du bord alvéolaire et varie de quelques millimètres à 2 centimètres et plus. Les chirurgiens du siècle dernier (1) professaient que cette affection étant compliquée de bec de lièvre, la cheïloraphie suffisait pour obtenir le rapprochement définitif des deux bords de la solution de continuité.

Incomplètes. — La fissure peut être antérieure ou postérieure.

La première se confond presque toujours, avec la fissure labio-alvéolaire ou labio-palatine décrite par Bouis- SO.

La variété postérieure est plus eu moins étendue, parallèle à la ligne médiane et se confond avec elle sur le voile.

$ 28. FISSURES BILATÉRALES

Elles s’accompagnent constamment de bec de lièvre

double.

1° Complètes. — Nées, de chaque côté, entre l’incisive externe et la canine, elles convergent vers le trou palatin antérieur. Là, elles se confondent sur la ligne mémédiane et se continuent vers le voile du palais, qui participe souvent à cette difformité.

(1) « L'opération du bec de lièvre a presque toujours suffi seule pour r'approcher les os maxillaires et faire disparaître lécartement. » Ribes, Mémoires

et Observations d'anatomie et de physioloyie. Richerand, Roux, Petit partagent cette opinion.

Me

Les os incisifs, alors détachés des maxillaires, forment une sorte d'ilôt suspendu au vomer, dont le bord inférieur est facile à voir. Ils sont presque toujours projetés en avant; de là, la difformité choquante qui donne à la physionomie un aspect caractéristique.

Incomplètes. — Elles siègent généralement à la partie antérieure de la voûte. Elles ne diffèrent des précédentes qu'en ce qu’elles n’atteignent pas toute l’étendue des os palatins. Le voile du palais est alors indemne.

Il y à aussi une variété postérieure beaucoup plus rare.

S 3e. FISSURES MÉDIANES

Très rares, quoiqu’en en ait dit Velpeau, elles séparent les incisives moyennes et ne dépassent guère le trou palatin antérieur.

(atons enfin les cas observés par Notta, Boynier, (1) Trélat, Gangenbeck, Velpeau (2), où la voûte osseuse ayant subi un arrêt de développement, les parties molles ne participaient pas à la difformité de la charpente osseuse.

(1) Thèse de Paris, 1859.

(2) « Sur un cadavre, à l’École pratique, je ne trouvai ni portion horizontale de l'os palatin, ni apophyse palatine du maxillaire. La muqueuse palatine

avait le double de son épaisseur normale et la dureté du fibro-cartilage. » (Velpeau, Anatomie chirurgicale, t. I.)

‘ÉTIOLOGIE, PATHOGÉNIE

Jusqu'à la seconde moitié de ce siècle, notamment jusqu'aux travaux d’embryogénie de Coste, on a attribué .ces malformations à des causes aussi diverses qu’insuffisantes. On a, par exemple, invoqué l'influence de ’imagination de la mère, une frayeur, une émotion vive pendant la grossesse, les violences extérieures sur le ventre de la mère, les violences exercées par le fœtus sur luimême avec ses mains, (Jourdain), les''alädies fœtales, (Velpeau), les adhérences accidentelles du fœtus avec le cordon ou les membranes.

M. le professeur Lännelongue classe en deux'groupes les causes qui peuvent influer Sur la production des malformations. 1° Causes extérieures à l’émbryon : üun coup par exemple. 2 Causes tirées des modifications organiques de embryon et de ses annexes.

« L'influence exercée par l’amnios sur la conformation de lembryon est très grande, lorsque cette mem- brane ne suit pas le cours régulier de Son développement. Les plis anormaux qu’elle présente, surtout les adhérences qu’elle contracte avec la surface embryonnaire, paraissent être une des causes les plus importantes de plusieurs groupes de malformations » et à l’appui de son opinion, le professeur Lannelongue cite cinq observations fort intéressantes (1).

(1) Archiv. gén. de méd., 83.

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