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ÿ B. INCIDENTS PLUS GRAVES.
On a relevé des incidents plus graves, malgré une technique bien appliquée, sur des sujets ne présentant pas de contre-indication. Mais il convient de rappeler que bon nombre des accidents signalés ont surtout été vus au cours des premiers essais alors qu’on utilisait des doses élevées et que le produit n’avait pas encore subi d'amélioration. Citons cependant le cas rapporté par Dracoxas en 1931 : un de ses malades a présenté, trois heures après l'injection, une forte réaction caractérisée par des frissons, élevation de la température à 38°5, dyspnée, pouls rapide, convulsions, etc, ayant duré quelques heures. L'auteur s’est demandé s’il s’agissait de phénomène de shock ou de phénomène toxique pouvant survenir trois heures après l'injection.
Ce sont des manifestations qualifiées de toxiques que rapporte JEHIEL: chez un de ses sujets, absolument bien portant, l'injection d’urosélectan détermina, d’une manière tardive du reste, des manifestations sévères; le soir de l'injection apparut une prostration profonde avec pâleur, Iypothymie, vomissements répétés et poussées de température à 39 degrés. Au bout de trente-six heures, tout rentrait dans l’ordre. Précisons que ces . manifestations se sont produites en dépit d’une bonne élimination de l’urosélectan (82 % en dix heures), « ce qui semble prouver que ces accidents ne relèvent pas uniquement d’une mauvaise élimination du produit ».
Peut-on éviter ou juguler ces accidents? On a invoqué comme cause des accidents la rapidité de l'injection.
Quoique CONSTANTINESCO, dans une de ses publications,
nan
déclare avoir pratiqué des injections rapides sans aucun incident, il convient de suivre la méthode nouvelle qui consiste à faire durer l'injection du produit dix minutes environ.
Les moyens indiqués jusqu'ici pour juguler ces acci-
dents n’ont pas une efficacité bien évidente: l'absorption
de 20 gouttes d’adrénaline par voie buccale a paru à JEHIEL absolument illusoire. L’emploi d’une solution de 10 centimètres cubes de sérum glucosé hypertonique en injection intraveineuse a semblé atténuer les réactions.
2° Les accidents par faute de l’opérateur.
On ne saurait les invoquer pour condamner la méthode.
a) LES FAUTES DE TECHNIQUE.
Chez des malades, l'injection ayant introduit le liquide dans les tissus, il s’en est suivi parfois des plaies douloureuses. À lencontre de ces observations, DraA- GONAS rapporte ceci : « Chez un malade, la solution d’urosélectan étant sortie de la veine et s’étant infiltrée dans le tissu cellulaire sous-cutané en quantité telle qu’il se forma une bosselure du volume d’une amande, n’a
provoqué aucun phénomène d’irritation locale. ÿ
C’est très certainement à une faute de technique que Jon doit rattacher les cas de thrombose veineuse. Il en est de même pour les phlébites purulentes du bras dont un cas est rapporté par KIELLENTHNER et deux cas. par Swicx. Citons encore un cas de fétanie rapporté par TéPosu. JEHIEL déclare n’avoir observé aucune manifestation de cet ordre.