US. (APE
b) LES ERREURS D’INDICATION.
Les cas que nous allons citer sont survenus au début de la méthode. Depuis les perfectionnements mis en œuvre, on n’a rien constaté de semblable. C’est dire qu'on ne saurait invoquer ces résultats malheureux pour accabler la méthode. E
Le premier cas a été cité par Swick qui fit subir l'épreuve à une enfant de 10 ans, azotémique et profondément intoxiquée, présentant amorose et somnolence. On avait injecté 60 grammes d’une solution à 30 %. Dix-neuf heures après, la mort survint. A lPautopsie, on trouva un cœur considérablement hypertrophié, de la néphrite suppurée et une dilatation urétérale considérable.
Le deuxième cas a été relaté par KaEk : c’est celui d’une malade qui présentait une cholécystite, de l’ictère et de l’hématurie. En outre, certains signes faisaient penser à une lithiase rénale. La mort survint dans l'urémie trois jours après l'injection d’urosélectan. L’au-
topsie montra une hydronéphrose bilatérale avec des …
reins très altérés.
Le troisième cas a été rapporté par HERBST : mort par urémie quelques semaines après l'injection. À l’autopsie, le rein gauche était complètement détruit par des lésions tuberculeuses et le rein droit était atteint de néphrite grave.
Ces cas prouvent qu’il existe des contre-indications à l'emploi du produit opaque et « qu’on ne saurait les
négliger sans s’exposer à de graves mécomptes. » (JEHIEL.)
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Contre-indications de l’urographie veineuse
On a pensé un certain temps qu'il fallait s'abstenir d’urographie veineuse chez les basedowiens, dont le
+: métabolisme basal pourrait être mal impressionné par
une variation brusque due à l'injection d’iode. Mais des expérimentateurs conclurent à l’inocuité (GISSEL, JEHIEL).
On peut en dire autant de la sensibilité à l’iode. La preuve en est dans cette expérience de GISSEL qui injecta, pendant dix jours, 10 grammes d’urosélectan chez un sujet sensible à l’iode sans provoquer le moindre -accident.
Par contre, il faut employer la méthode avec précaution chez les malades présentant des troubles hépatiques ou de l'insuffisance rénale aiguë ou chronique traduite par une azotémie élevée.
De même, les cardiaques et les hypertendus, les infectés urinaires et les cachectiques ne doivent pas être soumis à cette épreuve.
Résultats radiographiques
1° Résultats techniques.