ASPECT MORPHOLOGIQUE DES IMAGES
Il faut, en outre, pour l'interprétation, attacher une grande importance à l’aspect morphologique des images -qui peut donner des indications aussi bien sur la nature de l'affection que sur la valeur fonctionnelle des reins.
Pour ce qui est de la nature de l’affection, rappelons avec JEHIEL qu’une même image peut être obtenue dans des affections différentes, certaines dilatations pyélourétérales simples ayant parfois un aspect absolument comparable à celui de certaines tuberculoses rénales.
L'aspect morphologique des images peut également permettre de déduire la valeur fonctionnelle de l’organe car, schématiquemient s
Une bonne urétéro-pyélographie sera obtenue dans les cas de bons reins;
Une simple néphrographie caractérisera un rein profondément détruit.
Ce qui n'empêche pas qu'un rein sain puisse ne donner aucune image, un rein très réduit pouvant encore donner une bonne image S'il existe de la stase (exceptionnel).
Nous voyons ainsi que les causes d'erreur sont importantes.
CONSTANTINESCO, dans le Journal d'Urologie (1934),
a établi les règles de l'interprétation de la façon suivante :
1° Une image d’urographie intraveineuse doit être jugée en comparaison avec une image de l’état normal. Cet état normal est caractérisé par une symétrie et une uniformité plus ou moins respectées des deux côtés. Il faut préciser aussi les différentes phases de lapparition des images caractérisant l’état normal : d’abord apparition des bassinets, puis des calices; ensuite se produit l’image vésicale; en dernier lieu, les uretères s’imprègnent mais de manière fragmentaire;
2° Une image d’urographie intraveineuse doit être
jugée par comparaison entre les deux côtés pour révéler le bon et le détruit; : ie
3° Une image d’urographie intraveineuse doit toujours être considérée comme une expression physiologique. Se | pi
Nous avons vu cependant qu’un rein excellent peut ne pas donner d'image et qu’un rein malade peut parfois en donner une. Ceci, avons-nous dit, est tout de même lexception; |
4° Une image d’urographie intraveineuse doit toujours être jugée dans son ensemble;
5° Une image d’urographie intraveineuse doit être jugée par la persistance d’un aspect qui se répète sur la plupart des épreuves.
D'où la nécessité de la multiplication des épreuves.
MERS VON 3° Etude des images pathologiques.
Plusieurs éventualités peuvent se produire. Nous pouvons obtenir les cas suivants (CONSTANTINESCO) : 1° Image absente de tout Pappareil urinaire; 2° Image absente d’un seul côté avec image vésicale; | 3° Images absentes des deux côtés avec image vésicale; 4° Images des deux côtés avec image vésicale; 5° Images faussées; 6° Images retardées.
L'interprétation des clichés offrira donc, suivant les cas, une difficulté variable :