CLICHÉS NON CONCLUANTS
Les clichés peuvent n'être pas concluants :
a) Soit parce qu’ils sont médiocres;
b) Soit parce que les lésions sont encore trop discrètes (forme de début);
c) Parce qu’on ne voit pas le côté sain;
d) Quand on voit mal ou qu’on ne voit pas les deux côtés.
. Quoi qu'il en soit, l’urographie veineuse aura cependant, nous le répétons, dans la tuberculose rénale, de fréquentes indications (examen des urines ayant fixé la nature de l'affection et l'examen fonctionnel global s’étant montré satisfaisant) :
1° Lorsque le cathétérisme est impossible;
2° Lorsqu'une première tentative de division aura échoué;
3° L’urographie veineuse constituera enfin une excel-
lente méthode de complément dans tous les cas où la division des urines n’est pas nettement concluante :
a) Doutes sur le côté sain non cathétérisé ou inhibé au cours de l’exploration;
b) Possibilité d’un rein surnuméraire;
NS eue
c) Incertitude sur la nature exacte, l’examen des urines n’ayant pas révélé de BK.
L’urographie veineuse sera déconseillée :
Dans les formes de début où elle ne donne pratiquement pas de renseignements;
Dans les cas où la bilatéralité est Minrére car son emploi n’est pas alors exempt de tout danger.
Nous publions à la fin de notre thèse quelques observations de tuberculose rénale.
Hydronéphrose et dilatation pyélo-urétérale.
Dans les hydronéphroses, les résultats sont variables selon le degré du fonctionnement rénal et la dilution de l’urosélectan dans le liquide des poches. Cependant, ici l’urographie veineuse donne d’aussi bons résultats que la pyélographie ascendante. De plus, dans cette affection, l’utilisation de l’urographie veineuse se justifie du fait que :
1° La division des urines n’est pas indispensable; |
2° L'existence d’une stase pyélo-urétérale contribue à donner d’excellentes images ; une grosse hydronéphrose non infectée peut donner une ombre excellente quoique assez peu profonde, car diluée, alors que la pyonéphrose, l'infection ou la congestion du rein arrivent à supprimer toute image;
3° Les images sont généralement caractéristiques. I faut faire une exception pour les petites hydronéphroses « qui, dit CONSTANTINESCO, sont au-dessus des possibilités de l’urosélectan. »
MON tas
Les hydronéphroses moyennes peuvent, d’après JEHIEL, donner deux sortes d’images : ampulaires ou fusiformes (forme pseudo-tuberculeuse).