CONCLUSION
Nous pouvons, dès maintenant, conclure à la lumière de ce que nous venons de voir, que : . |
L’urosélectan intraveineux trouvera surtout ses indications dans tous les cas où les malades accusent des douleurs lombaires ou des phénomènes de pyélonéphrite chronique, alors que la radio n’a pas révélé de calculs;
Il est préférable à la pyélographie instrumentale dans les uronéphroses évitant le reflux des agents pathogènes.
Nous verrons par la suite que l’urosélectan intraveineux pourra enfin rendre des services dans les pyélonéphrites gravidiques où la stase urinaire, qui est “habituelle, permet des images excellentes.
Tumeurs rénales.
L’urographie intraveineuse est tout à fait insuffisante pour permettre le diagnostic des tumeurs rénales. Par contre, la pyélographie ascendante donne des résultats bien supérieurs. Pourquoi l’urosélectan intraveineux ne donne-t-il rien ou presque rien? Il semble que ce soit pour deux raisons principales :
— La dynamique pyélo-urétérale est conservée, empêchant ainsi la stase.
— D'autre part, l’urosélectan s’élimine très mal dans les cancers du rein.
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Dans les cancers au début, on n’obtient que des images tout à fait insuffisantes, risquant de les faire méconnaître (JEHIEL).
Dans les grosses tumeurs avancées, elle ne fournit qu’une image de destruction rénale, une simple néphrographie, sans préciser les modifications architecturales.
L’urographie veineuse pourrait, par exception, rectifier un diagnostic erroné basé 'sur une pyélographie ascendante, anormale, par remplissage imparfait; elle servirait alors de moyen de contrôle.
Reins polykystiques.
Généralement, il en est des reins polykystiques comme des tumeurs, et ceci probablement pour des raisons analogues. Les images obtenues par l’urosélectan intraveineux sont, en règle, insuffisantes.
Lithiases rénale et urétérale.
La maladie où l’on a obtenu les meilleurs résultats semble être la lithiase où la localisation des taches est un bon adjuvant au diagnostic. Les différents auteurs sont d'accord sur ce point. Les résultats semblent mieilleurs quand les calculs provoquent de la stase, comme c’est le cas des calculs du bassinet et de l’uretère. Mais il est généralement reconnu que pour les calculs des portions moyennes et inférieures de l’uretère, la pyélographie ascendante est supérieure.
BIANCHINI recommandait de faire avec l’urosélectan ce qu’il a fait avec la pyélographie ascendante où l’image
ET Re est meilleure, prétend-il, si l'épreuve est prise une heure ‘après l'injection de liquide opaque, évacué au moment de l’épreuve. CONSTANTINESCO pense qu’avec cette technique les calculs même perméables aux rayons apparaissent sur le cliché; s’il s’agit d’un seul calcul, il apparait entouré d’un manteau foncé (symptôme du manteau Weiss) ou bien s'agit-il d’une concrétion multiple d’origine unique, l’image revêt l'aspect « d’une ruche on d’une vésicule biliaire lithiasique » (symptôme des facettes Weiss).
Il ressort des travaux de JEHIEL que l'urographie veineuse est indiquée :
1° Lorsqu'une radio montre des taches qu’on désire localiser exactement;
2° Lorsque la division des urines laisse quelque doute par suite de l’inhibition du côté sain.
Il est intéressant de noter que cette méthode permettra souvent de préciser les calculs intrarénaux.
Anomalies rénale et urétérale.
On a pu déceler, par l’urosélectan intraveineux, des anomalies très intéressantes de l’appareïl urinaire, et entre autres : des orifices urétéraux surnuméraires, des reins surnuméraires.
En ce qui concerne les altérations urétérales, bon nombre d’auteurs reconnaissent que l’urosélectan ne peut pas fournir des renseignements pathologiques, à plus forte raison si l’uretère fait défaut en partie ou en totalité. C’est l’avis de M. le Professeur LEGUEU.