LOUEZ
Pour LEPOUTRE, l’urosélectan n’est pas concluant dans l’uretère bifide.
Pour FRANCK, l’urosélectan a précisé le diagnostic dans un cas semblable.
Affections diverses,
L’urosélectan intraveineux peut aussi rendre service dans le rein mobile (nous en publions une observation), dans les kystes hydatiques du rein, dans les affections réno-urétérales secondaires aux affections vésico-prostatiques, dans différentes affections : néphrites hématuriques, hématuries de cause indéterminée, dans la grossesse et en gynécologie. ;
Citons enfin le cas rapporté par un clinicien américain, G. MARK, d’une malade présentant une rupture de la vessie, dont le diagnostic fut fait en partie grâce à l’urosélectan intraveineux. Les plaques radiographiques faites huit et quinze minutes après l’injection montrèrent une rupture extra-péritonéale de la vessie dans l’espace de RETZIUS avec envahissement plus important à gauche. L'opération immédiate confirma le diagnostic. Mark précise que cette méthode est simple, sans danger et peut aussi bien révéler les ruptures intra-péritonéales que les éclatements extra-péritonéaux. Elle semble, en plus, supérieure à tout ce qu’on a employé jusqu'ici, car elle échappe à tous les reproches faits aux moyens antérieurs de diagnostic.
Observations
prises dans Le Service de M. le Professeur Miginiac.
Il a été pratiqué dans le Service un très srand nombre d'urographies intraveineuses, Nous avons choisi les plus typiques, mais ce ne sont pas là les seules concluantes.
| Tuberculose rénale.
OBSERVATION I ŒFig. 1).
Léon V.., 53 ans, envoyé le 4 octobre 1935 pour cystite. Il ne présente rien dans ses antécédents qui mérite d’être rapporté.
MALADIE ACTUELLE. — Débute en mars 1935 par une goutte de pus apparaissant au méat dans le courant de la journée. En avril, période de pollakiurie diurne et nocturne d’une durée de sept à huit jours. Douleurs pendant les mictions. [’urine, trouble à l’émission, laisse un important dépôt au fond du vase. Pas de douleurs lombaires. Pas d’hématuries.
Depuis, les troubles ont persisté avec des périodes de rémission et des périodes d’aggravation.
EXAMEN A L'ENTRÉE. — Température : 38 degrés.
Appareil génito-urinaire : quelques douleurs à la miction. Urines troubles. Douleurs lombaires par intermittence. Epidydimite bilatérale.
Azotémie: 0,44. — Constante: 0,14. ;
Un examen des urines totales fut pratiqué le 8 octobre 1935:
Pose BK CE Cystoscopie, le 9 octobre 1935:
Cystite diffuse, nombreuses ulcérations, fausses membranes, cathétérisme impossible.
Le 17 octobre: essai de cathétérisme vain.
2 LT IP: L Û ARE Ua
FiG. 1. — Tuberculose rénale.
La vessie paraît améliorée, mais elle est coupée transversalement par un diaphragme membraneux. Le bas-fond est rempli d’œdème, les orifices urétéraux sont invisibles.
Le 24 octobre 1935, urosélectan intraveineux. Quatre clichés: les quatre épreuves étant prises à cinq minutes, dix minutes, trente minutes, soixante minutes après l'injection, montrent que seul le rein gauche est injecté; le rein droit n’est pas visible.
Nouvel essai de cathétérisme: vain. On voit dans la région du trigone une zone remplie d’æœdème. On ne peut trouver les orifices urétéraux. :
Une nouvelle épreuve d'urosélectan est alors tEnIee dans les mêmes conditions que la première,
- Les calices, le bassinet et Puretère sont nettement injectés à gauche et paraissent normaux. À droite, on ne voit rien.
. Le 9 novembre: Azotémie, 0,55; Constante, 0,12.
Le cathétérisme étant impossible à cause du mauvais état de la vessie, l’urographie à lurosélectan pratiquée deux fois donnant des résultats concluants à savoir que le rein droit ne fonctionne pas, alors que le rein gauche élimine parfaitement le produit injecté, et comme d’autre part l’azotémie est aux environs. de. 0,50, on décide d’intervenir sur le rein droit.
OPÉRATION: le 12 novembre, par M. le Professeur MIGINIAG et le Docteur SALvY,
L'incision lombaire faite, on tombe sur un rein de Volhme normal, mais bosselé et rempli de granulations. Le diagnostic est certain.
Intervention.
PIÈCE OPÉRATOIRE. — Rein bosselé. Bassinet et uretère très épaissis. A l’ouverture, pus louche, mal lié. Le rein est rempli de cavernes.