‹ Contribution à l'étude de l'urographie intraveineuse par l'urosélectanChapitre 41 sur 46 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

En conclusion de ces observations de tuberculose rénale, nous ferons remarquer que, dans tous les cas, les clichés ont parfaitement correspondu avec les autres examens cliniques et se sont trouvés vérifiés après néphrectomie par la pièce opératoire.

Mais il faut distinguer entre les cas très avancés où le rein est devenu imperméable et les autres cas où les … lésions peuvent se dessiner. Avouons tout d’abord que | la pyélographie intraveineuse ne suffirait pas, dans la plupart des cas, à établir avec certitude le diagnostic de tuberculose rénale. En effet, dans les cas très avances, alors que les images radiologiques pourraient être les plus caractéristiques, le rein malade n’élimine presque pas la substance opaque et l’on peut, en conséquence, n’avoir aucune image ou n’obtenir qu’une image légère et incomplète, au point de ne pouvoir l'interpréter en toute sécurité.

Soulignons, cependant, que dans nos observations, le côté invisible ou quasi invisible était toujours, nous le répétons, le côté atteint.

En second lieu, nous avons vérifié, et constatation en a souvent été faite avec la pyélographie instrumentale par voie ascendante ou rétrograde, que dans le rein tuberculeux on ne voit parfois qu’une dilatation totale ou partielle de l’appareil pyélo-urétéral, altération commune à d’autres affections.

Nous avons vérifié (et quelques-unes de nos radiogra-

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phies en font foi) que l’aspect des calices est modifié; souvent, ils se présentent grossis « en forme de globe à contours. irréguliers et frangés ». {CoLomBino). Cependant, ils agit parfois d'images peu claires ou incomplètes qui, dans tous les éas, doivent être interprétées avec beaucoup de prudence. Nous avons vu aussi (MIGLIARDI, de Turin, a insisté sur ce signe) l’uretère malade, ayant subi un phénomène de rétraction, se présenter comme un cordon un peu grossi, rigide, à bords réguliers.

Rein mobile et néphroptose.

OBSERVATION IX Marie H.., 56 ans. Entre à l’hôpital le 4 décembre 1934. ANTÉCÉDENTS. — En septembre 1934, la malade a été traitée pour coliques néphrétiques. Depuis, grâce aux soins qui lui avaient été prescrits, son état s'était sensiblement amélioré. Par contre, il y a sept à huit mois que des crises pénibles ont repris: violentes douleurs lombaires, vomissements, etc.

MALADIE ACTUELLE. — La malade se plaint de violentes douleurs dans les flancs. Elle présente des vomissements et de’ lincontinence d’urines. <

EXAMEN À L'ENTRÉE, -— Malade fatiguée. Pas de fièvre. Pouls régulier. Soif violente. Nausées et vomissements.

EXAMEN DES URINES TOTALES. — Cellules épithéliales; quelques hématies; pas de pus.

Cathétérisme du rein droit pratiqué le 7 décembre 1934: on recueille 25 centimètres cubes environ d’urinés troubles. La malade déclare avoir été immédiatement soulagée par cette éva- ‘cuation.. |

: Azotémie: 0,38. Constante: 0,09.

Epreuve d’urosélectan intraveineux, le 20 décembre 1934. Quatre clichés sont pris dans les conditions habituelles. Les

FIG. 6. — Rein mobile droit.

deux reins s’imprègnent bien et l’on aperçoit le droit très descendu avec une très belle coudure urétérale.

Le 7 janvier 1934: néphropexie capsulaire. Guérison.

OBSERVATION X à | ‘7 (Fig. 6) Marie V…., 29 ans. :

ANTÉCÉDENTS. — (Crises douloureuses, interprétées comme coliques néphrétiques en 1929: Depuis cette époque, la malade

se plaint de quelques douleurs dans la région du flanc droit, surtout après s'être fatiguée.

MALADIE ACTUELLE. — Le 5 novembre 1935, la malade a présenté une hématurie après avoir effectué un travail ménager pénible: les dernières gouttes de la miction sont constituées par du sang presque pur, avec quelques petits caïllots. Cette hématurie a duré quatre à cinq jours, malgré un repos complet.

En même temps, pollakiurie diurne et nocturne très intense.

EXAMEN A L'ENTRÉE. — La malade est admise au service le 15 novembre. Malade amaigrie avec pâleur marquée.

APPAREIL URINAIRE: urine abondante, trouble, Pollakiurie légère, surtout à l’occasion de la position debout. Douleurs légères à la miction. A l’examen de la région lombaire droite, on constate ïe contact et le ballottement rénal. Les points urétéraux ne sont pas douloureux.

EXAMEN DES URINES TOTALES. —— Examen du culot (bleu): quelques hématies; quelques microbes banaux; nombreux polynucléaires; pas de BK.

CATHÉTÉRISME. — Rein gauche présumé sain: le bleu passe rapidement de ce côté et avec beaucoup d’intensité.

L’orifice urétéral droit est punctiforme, légèrement rouge et impossible à cathétériser.

Il est constaté une certaine cystite dans la région du trigone prédominant à droite.

EXAMEN CYTO-BACTÉRIOLOGIQUE:

Rein gauche: quelques polynucléaires isolés; pas de microbes; Ziehl, pas de BK.;

Vessie: nombreux polynucléaires en placards; quelques hématies; pas de BK.

RE |) or

Urosélectan intraveineux, le 11 décembre 1935:

Rein gauche: en place. Image des calices, du bassinet et de l’uretère normale.

Rein droit: volume normal, mais ptose importante. Le bord inférieur du rein est dessiné à un travers de doigt de la crête …

iliaque. Coudure très nette de l’uretère.

Le 21 décembre: azotémie, 0 gr. 24 0/00; constante, 0,08; C. uréique, 8 gr. 21.

Reposition sanglante du rein droit, le 3 janvier 1936. Procédé capsulaire. Technique de MARION.

Rein polykystique.

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