‹ Contribution à l'étude de l'UrotropineChapitre 13 sur 19 · VOTES · texte numérisé non relu

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ou les considère #n vitro et in vivo. Dans l'organisme. en effet, nous avons vu que l’urotropine se décompose en aldéhyde formique et ammoniaque. Or, nous savons que l'aldéhyde formique principalement à chaud, conslilue un excellent dissolvant de l'acide urique. Nicolaïer à montré que des urines qui, après repos, donnaient en abondance des urates ou des cristaux d'urates, ne fournissaient aucun dépôt de ces substances lorsqu'on les additionnait de quantités suffisantes de formaline, laquelleestune solution d'aldéhyde formique à 40 c. Tollens et Weber, d'autre part, ont signalé une combinaison de l'acide urique avec l'aldéhyde formique, combinaison qui est très facilement soluble et qui pourrait se faire à la température du corps. Ceci expliquerait alors pourquoi l’urotropine favorise dans l'organisme la dissolution de l'acide urique.

Neumayer, dans ce même ordre d'idées, a fait observer avec Rosenfeld que l'urotropine, tout en favorisant les conditions de dissolution de l'acide urique dans l'urine, en limite la précipitation chez l'homme. Il rapporte les observations de sujets chez lesquels, grâce à une alimentation riche en nucléine (riz de veau), le dépôt d'acide urique s'était considérablement accru et chez lesquels le traitement aux doses de 1 gr. 50 à 3 or. d'urotropine avait abaissé le dépôt de 1/6environ. Il ne nous a pas été donné de vérifier ces résullats, cependant nous avons toujours vu chez des malades les urates disparaître, après administration d'urotropine (observations XXII, XXV). M. Ch. Vinay dans un article paru sur le Zyon Médical du 3 janvier 1904

donne la première place, dans la thérapeutique de la lithiase rénale, à la pipérazine et à l’urotropine. L'urotropine, dit-il, « semble avoir une action spéciale « élective sur le rein et les voies urinaires et permet « d'atteindre les lésions épithéliales localisées dans les « canalicules de Bellini et que Brissaud a signalées « dans le rein goutteux comme l’origine d’un calcul.

L'Urotropine et le traitement de la Bactériurie

typhique

Du jour où l'on a reconnu la présence du baëcille d'Eberth dans l'urine des typhiques, on à songé à l'importance que ce fait pouvait prendre au point de vue de la propagation de la fièvre typhoïde. La bactériurie éberthienne à été signalée dès 1881 par Bouchard, puis par Chantemesse et Widal et elle est devenue chose commune depuis la découverte de la sero-réaction. On à observé aussi la fréquence de la cystite éberthienne, Horton Smith et Richardson l'ont signalée à l'étranger et M. Vincent, dans une communication faite à la société de biologie, faisait connaître deux observations de cystite à bacille d'Eberth. La cystile à bacille d'Eberth prend une grande importance lorsqu'on considère qu’elle n’est qu'une phase de la bactériurie. On retrouve, en effet, celle-ci une fois que les principaux symptômes de la cystite ont disparu et elle peut persister longtemps après.

Petruschky à examiné cinquante cas de fièvre typhoïde et trois fois il a trouvé une masse de bacilles persistant longtemps dans l'urine. Dans un cas, une goutte d'urine renfermait environ 170 millions de bacilles typhiques de sorte qu'une telle urine est bien plus dangereuse que les fèces du malade. Richardson, au cours de l'examen de 37 cas de fièvre typhoïde à l'hôpital de Boston, trouvahuit fois le bacilie d'Eberth dans les urines des malades. Ces bacilles se présentaient au plus tôt le quinzième jour de l'infection et persistaient encore pendant la convalescence.

Cette bactériurie peut n’apparaitre que pendant la convalescence et une fois produite elle disparaît difficilement sans traitement, elle peut persister pendant des semaines etmême pendant des mois. Il ne faudrait pas croire que la bactériurie est une complication constante de la fièvre typhoïde. Neufeld dit que le maximum des cas est de 25 °}, et que son apparition est indépendante de la forme de la maladie.

Après Richardson, Neufeld à beaucoup insisté sur l'importance de la bactériurie typhique pour la prophylaxie de la fièvre typhoïde. Elle joue un très grand rôle dans la propagation de cette maladie eb l'on comprend que l’on songe à tarir cette source dinfection.

Tout d’abord le fait que l'urine contient des bacilles typhiques d’une facon très considérable constitue un très sérieux danger. On n’a jamais pu déterminer la quantité de bacilles que pouvaient contenir les fèces d'uñ malade et Richardson fait remarquer avec juste raison, qu’on n'avait pas pensé à séparer les fèces des

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