MAR LEE
mêmes doses que dans le cas précédent. Le 30 novembre, après 1 gr. 50 du remède, il y eut une amélio ration marquée, mais l'urine contenait encore du pus et on voyail quelques bacilles au microscope. Les cultures montrèrent de nombreuses colonies.
Le 1x décembre, après l'administration de 3 gr. d'urotropine, l'urine élait claire, ne contenait plus de pus et on ne voyait plus de bacilles au microscope ; 21 colonies se développèrent cependant dans les cultures avec quatre gouttes d'urine. Le 4 décembre, l'urine fut reconnue stérile et le 6 décembre, l’urotropine fut supprimée : 10 gr. avaient été ingérés en tout. Les cultures du 9 au 416 décembre prouvèrent quel'urine ne contenait pas debacillestyphiques.
OBSERVATION XX (in Neufeld)
Femme entrée le 30 août 1899 au cinquième jour de sa fièvre typhoide. Cas très grave avec des symptômes cliniques importants. Le 3 septembre, taches rosées abdominales desquelles on peut extraire des bacilles typhiques. Le 21 septembre, c’est-à-dire le vingt-septième jour de la maladie l’urine tout à coup se troubla. La malade déclara qu’à la première émission d'urine trouble elle avait ressenti une légère sensation de brûlure. L'urine faiblement acide renferme un peu de pus et d'albumine. L'albumine existait déjà auparavant, et n’a aucun rapport avec la bactériurie. L'urine contenait des bacilles typhiques en très grande quantité.
Du 1e: au 16 octobre, la malade prit de l’urotropine, il en résulta une clarification immédiatede l'urine. Entre temps, la chute de la fièvre s’élait produite le 7 octobre. Dans plusieurs examens, dont le dernier eut lieu le 43 octobre, les cultures n'avaient plus donné de colonies, on cessa l’urotropine le 16 octobre,
pie
Le 4 novembre, c'est-à-dire plus de trois semaines après la chute de la fièvre, il se produisit soudainement un trouble très prononcé et les bacilles typhiques reparurent. Ils disparurent rapidement après l'ingestion d’urotropine qui fut administrée pendant quatorze jours. Le 15 novembre la malade quitta l'hôpital sans que la bactériurie se fût reproduite.
OBSERVATION XXI (Personnelle)
Recueillie dans le service du D° CHAPPET, salle St-Bruno.
L. P..., 32 ans. Tabes. Cystite de rétention. Entre le 14 novembre 1903. Urines troubles alcalines à forte odeur ammoniacale contenant du pus et des débris épithéliaux. Cette affection nécessite son admission dans le service de chirurgie de M. Maurice Pollosson (St-Joseph) où on lui fait des lavages qui lui procurentune amélioration considérable. Il revient à la salle St-Bruno et au bout de quelque tempsles douleurs recommencent. Les urines redeviennent troubles, reprennent leur odeur ammoniacale et le malade urine peu. On lui donne alors de l’urotropine (2 gr. par jour en 2 cachets) les urines redeviennent claires, perdent leur odeur ammoniacale et les douleurs sont moins violentes. Au bout de quinze jours de ce traitement on le supprime. Les phénomènes du début reprennentet le malade lui-même redemande de l'urotropine.
OBSERVATION XXII (Inédite)
Receuillie dans le service de M. le professeur LÉPINE.
R. F..., 20 ans. Salle Ste-Elisabeth, n° 39. Est en traitement à l'hôpital pour une pleurésie sèche. Signes de bacillose très nets. Le malade se plaint, le 6 novembre, de dou-
EEE
leurs très vives dans la région rénale, descendant vers la vessie. Les urines sont troubles et contiennent du pus en grande quantité. On soupconne une pyelo-néphrite bacil- | laire. On propose au malade de le faire passer dans un ser-} vice de chirurgie. Il refuse. Sur notre conseil, on lui fait | prendre de l'urotropine (1 gr. 50 par jour) en potion, dans un julep gommeux. Dès le lendemain, on constate une légère amélioration dans l’état général du malade. Les douleurs semblent diminuer, cependant les urines sont toujours purulentes. Le malade prend de l'urotropine encore pendant trois jours, puis il cesse. Les phénomènes morbides recommencent alors. Le malade supplie qu'on lui redonnele médicament qui l'avait si bien soulagé. On accède à son désir. Le 12 novembre le malade nous dit que son élat s'est beaucoup amélioré. Il ne souffre presque plus. L'appétit est revenu et les urines n’ont plus qu'un léger dépôt.
OBSERVATON XXI (Personnelle)
Recueillie dans le service du professeur agrégé Prc à l’hospice du Perron.
M...,84 ans, salle Jacquard, n° 43.
Hémorroïdes. Hypertrophie de la prostate. Urines troubles à réaction alcaline. Douleurs prévésicales. A été traité par des lavages au nitrate d’Ag. qui ne lui ont apporté qu'une légère amélioration. Fait des lavages quotidiens à Feau bouillie. On luidonne 1 gr. 50 d'urotropine. Les urines sont moins troubles, ont une légère réaction acide, les douleurs semblent avoir disparu. On retrouve l'urotropine par la réaction de l'eau bromée.
ER
OBSERVATION XXIV (inédite)
R...,62 ans, salle St-Lazare, n° 4. Hypertrophie de la prostate. Cystite et néphrite ascendante. Urines troubles, 800 gr. en 24 heures. Réaction nettement alcaline, odeur nauséabonde. Dépôt abondant. On met le malade à l'urotropine et on constate que les urines touten perdant un peu de leur odeur restent cependant troubles ét alcalines. Le dépôt n’a pas diminué.
OBSERVATION XXV (inédite)
B...,77 ans, salle St-Léon. Athérome. Néphrile interstitielle. Hypertrophie de la prostate, surtout du lobe gauche, avec infection secondaire de la vessie. Urines troubles, albumineuses. Difficullé pour uriner, la miction se fait par gouttes. On met le malade à l’urotropine (1 gr. 50 par jour). Le troisième jour les urines sont moins troubles et on trouve l’urotropine dans les urines.
nn ei et ne tn dd ch et