‹ Contribution à l'étude de l'UrotropineChapitre 16 sur 19 · NS ES · texte numérisé non relu

NS ES

n'adoucissent que momentanément les douleurs, mais l'urine des vingt-quatre heures reste toujours ammoniacale. On fait prendre 1 gr. 50 d'urotropine par jour, déjà après les premières doses, l'urine des vingt-quatre heures extraite au cathéter possède une réaction acide. Le dépôt devient moins abondant, les douleurs disparaissent. On redonne au malade du salicylate de soude (6 gr. par jour), l'urine reprend sa réaction alcaline et son odeur ammoniacale, les douleurs deviennent si intenses que le malade supplie pour qu'on lui redonne le remède qui l'a si bien soulagé. Il prend ainsi, avec interruptions fréquentes, 4 gr. 50 d'urotropine par jour pendant quatre mois au bout desquels les symptômes de la maladie ne se présenterent plus.

OBSERVATION VI (Nicolaïer)

(Résumée)

Marie F..., 28 ans, entre à la clinique féminine de Gôtlingue le 26 novembre 1898, avec des symptômes d'héma- Lurie accompagnée de sensalions de brülure à chaque émission d'urine et des douleurs dans le dos se présentant sous forme d'accès.

Urine rouge sale, albumineuse, réaction alcaline et odeur ammoniacale. Dépôts abondants de globules rouges, de globules de pus. La malade prit 0 gr. 50 par jour d’urotropine jusqu'à son départ, 18 décembre 1898. L'urotropine ne donna de résullat qu’en ce que, dans certaines portions d'urine, l'odeur ammoniacale disparut complètement.

OBSERVATION VII (Nicolaïer)

(Résumée)

Friedrich P..., 39 ans, ouvrier à Gudansberg. entre à la clinique le # mai 1898, pour une myélite chronique ayant amené des troubles vésicaux. Urine trouble, albumineuse. alcaline, sentant fortement l’'ammoniaque et très riche en sédiments. On fait au malade, pendant quatre jours, des

lavages de vessie à l’aide d’une solution aqueuse d'uro- tropine à 4 0/0. Le malade ne ressent plus de douleurs après ces lavages el l'urine de la journée n’est plus anmoniacale, mais celle de la nuit l’est encore. Le malade prend pendant les quinze derniers jours de son séjour à la eclinique de l’urotropine à l’intérieur, à la dose de 1 gr. 50 par jour. L'urine devint claire et acide etle malade sortit le 29 mai 1898, n'accusant plus aucun symptôme du côlé de sa vessie.

OBSERVATION VII (in Goldberg)

(Résumée)

Femme de 43 ans, atteinte de cystite subaiguë depuis deux mois. Prend sans autre traitement concomilant une dose de 0 gr. 50 d’urotropine par jour, pendant vingt jours seulement. On ne note aucune amélioration sensible.

OBSsERVATION IX (in Goldberg)

(Résumée)

Femme de 75 ans. Cystile chronique, polyurie. Souffre depuis deux ans de sa maladie, Prend de l'urotropine à la \ Or 4

LS EDS

dose de 0 gr. 50 par jour pendant trois mois. Une amélioration très sensible des symptômes se produit.

OBSERVATION X (in Goldberg)

(Résumée)

Femme de 77 ans. Cystite subaiguë qui dure depuis quatre mois, Le traitement à l'urotropine est institué et continue pendant deux mois. Pendant le premier mois, la malade prend 4 gr. 50 d'urotropine par jour en trois fois. Pendant le second mois elle en prend 1 gr. en deux fois. On a donné aussi du santal et du salol. Le résultat fut une amélioration très sensible des symptômes vésicaux.

OBSERVATION XI (in Goldberg)

(Résumée)

Homme de 63 ans. Hypertrophie de la prostate, cystite légère, tuberculose pulmonaire. La maladie à commencé il y a quatre mois environ. Le malade prend durant trois ,mois une dose de 1 gr. 50 d'’urotropine par jour. Ce traitement est secondé par des lavages et on obtient une amélioration très sensible.

OBSERVATION XII (in Goldberg)

(Résumée)

Homme de 42 ans. Hypertrophie de la prostate, cystite chronique. Est soigné pendant six mois à l'urotropine, mais d’une façon intermittente et sans le secours d'aucun

autre traitement. Une amélioration très sensible se fait sentir.

OBSERVATION XIII (in Goldberg)

(Résumée)

Homme de 60 ans. Hypertrophie de la prostate, cystile aiguë. Avant le traitement par l’urotropine, on faisait au malade un cathétérisme irrégulier et non aseptique. On le met à l’urotropine et on obtient au bout de deux mois une grande amélioration.

OBSERVATION XIV (in Goldberg)

(Résumée)

Homme de 60 ans. Hypertrophie de la prostate, cystite aiguë secondaire. Souffre de son affection depuis six mois, a été traité par le salol et le cathétérisme, prend de l'urolropine pendant quatre mois. Guérison complète.

OBSERVATION XV (in Dalton)

A. B.., 28 ans, blennorragie datant de 4 mois ; écoulement persistant malgré un traitement par des injections au sulfate de zinc et au permanganate de potasse et l’ingestion de santal. On ordonne des injections avec des solutions de bichlorure de mercure et d'acide phénique et à l'intérieur du santal. Les lésions s'améliorèrent puis restèrent stalionnaires. Pendant quinze jours, aucun progrès. On donne alors de l'urolropine (3 fois par jour 0 gr. 50 cent.), le quatrième jour l'urine n'était plus que légèrement trouble, l'écoulement se réduisait à quelques gouttes et disparaissait entièrement le dixième jour.

OBSERVATION XVI (in Dalton)

C. D... 25 ans, uréthrite à la suite d'une blennorragie datant de 7 mois. Le traitement avec des injections, le salol, le santal et le cubèbe, pendant quinze jours, amène un peu d'amélioralion. Les dix jours suivants avec le méme traitement l'état ne se modifie pas. On administre l'urotropine à 0 gr. 50 trois fois par jour, en continuant les injections et en supprimant tout le reste du traitement. Quelques jours plus tard l'urine était claire et l'écoulement se trouvait tari.

OBSERVATION XVII (Gin Horton Smith)

Marie G... La malade à une fièvre typhoiïde très grave. Le %# octobre 1899, la température élant tombée, elle éprouva de la difficulté à la miction. On la sonda et l'urine examinée contenait du pus el des bacilles typhiques en énorme quantité. Le 6, les choses en étaient au même point.

Elle prit de l’urotropine 0 gr. 30 le matin etautant le soir, et quatre jours plus tard, le 40 octobre, l'urine était normale etles cultures prouvaient qu'elle était stérile.

OBSERVATION X VII (in Horton Smith)

Homme agé de 24 ans. Fièvre typhoïde grave, Le huilième jour, le 8 novembre 1899, l'urine examinée fut reconnue troublée par la présence de bacilles d’Eberth. Elle était acide,

À parüir du 8 novembre, le malade prit 4 gr. 50 d'urotropine par jour en rois fois. Le remède fut continué

En

jusqu'après absorplion de 3 gr. d'urotropine. Après l'ingestion de 1 gr., l'urine fut examinée et on constata un changement marquant : au lieu d'être troublée elle était claire et les cultures ne révélèrent pas la présence de bacilles: Des résultats identiques furent obtenus après absorption de 2 gr. et de 3 gr. Le malade semblait guéri et pourtant il n'en était pas ainsi car la bactériurie reparut une semaine après. Le 20 novembre, le malade reprit de l’urotropine pendant deux jours 1 gr. 50 par jour en trois fois. Déjà après l'ingestion d'un seul gramme, l'urine était claire, au microscope on apercevait des bacilles typhiques et la culture révéla leur présence en grand nombre. Après 1 gr. 50 les cullures de 3 gouttes d'urine ne montrèrent que 30 colonies de bacilles'; après 2? gr. seulement 6 et une colonie après 3 gr. le 23 novembre. Les bacilles n’ont done pas été éliminés entièrement; ils revenaient chaque fois que l'urotropine était supprimée. En effet, quatre jours plus tard l'urine était de nouveau troublée par les bacilles typhiques. L'urotropine fut alors donnée de nouveau à la même dose, mais pendant plus longtemps, du 27 novembre au 4 décembre. Il y eut un succès complet et l'urine examinée chaque jour du 6 au 16 décembre ne montra plus le retour de la bactériurie.

OBSERVATION XIX (in Horton Smith)

Homme âgé de 31 ans.

Entré en convalescence le trente-troisième jour de sa fièvre typhoïde, le 25 novembre 1899. L'urine examinée pour la première fois ce jour-là était trouble et la culture décela la présence de bacilles typhiques. Elle était acide contenait un peu de pus et pas d'albumine. Ni douleur ni fréquence dans la mietion. Le 29 novembre, la constitution de l'urine ne changeant pas, l'urotropine fut donnée aux

Page 1