‹ Contribution à l'étude de l'Urticaire PigmentaireChapitre 16 sur 35 · NAS LE · texte numérisé non relu

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pourquoi l’on peut rencontrer chez un sujet à la fois des plaques ortiées récentes et des plaques pigmentaires.

Quant à la ferminaison de la maladie, les auteurs ne sont pas d'accord à ce sujet. Il est certain que les nodules finissent par s’aplatir, prenant la forme maculaire, mais pour G. Little la pigmentation ne cesse jamais complètement.

On constate que la facilité de produire la réaction urticarienne de la lésion diminue graduellement et peut disparaître. La tendance à avoir de nouvelles poussées cesse en général longtemps avant qu'il y ait eu un changement dans l’éruption. Pour Raymond, elle cesserait après la première année, ce qui est loin d’être prouvé.

Il y a certainement des différences histologiques dans la composition des taches anciennes et des récentes. Mais peut-on considérer comme la fin de la maladie la cessation de poussées nouvelles, 6u bien doit-on considérer seulement la disposition à la réaction de turgescence parle grattage? Doit-on insister sur la disparition absolue de la pigmentation pour pouvoir en déduire la fin de la maladie? En prenant ce dernier cas comme critérium, 1l est douteux, d’après G. Little, qu’un seu malade ait été jamais complètement guéri; Morrow mentionne un cas où les nodules très volumineux avaient eu une durée de trois semaines seulement mais la guérison paraît avoir été seulement un changement de la variété nodulaire en un type maculaire.

Morrow voyant le même cas vingt ans plus tard constate un changement semblable sur les nodules de la face.

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Unna signale un malade chez lequel il a pu constater, sept ans après le début de l’éruption, une décoloration des taches qui, de brun foncé, devinrent jaune pâle. Il nota, en même temps, la disparition de lirri- (ation.

Dans un cas de Feulard, cinq ans après l’éruption, les nodules se changèrent en macules qui ne devenaient plus turgescentes mais rougissaient encore par le grattage ; le prurit avait sensiblement diminué, mais aucune tache n'avait disparu. Fournier, C. Fox, Cavafy, signalent des observations où les lésions auraient diminué.

Mais il n’est pas douteux que chez quelques sujets l'éruplion ait totalement disparu. Il a semblé que la guérison commençait par les plaques situées sur les extrémités du corps, notamment par celles des jambes, dont la coloration pàlit petit à petit et qui s’effacent les premières.

Pick mentionne le cas d’un malade entièrement guéri, sans poussées depuis deux ans. Plus récemment, chez la petite malade signalée par MM. Nicolas et Moutot{obs. XLIT), on a pu remarquer la disparition de plusieurs éléments qui avaient parcouru leur cycle évo- Juif sans laisser aucune trace pigmentée ni cicatricielle.

Dans certains cas, en effet, des lésions d’urticaire pigmentaire ont disparu mais en laissant indépendamment de toute bulle où ulcération de véritables cicatrices ou une simple leucodermie. Ces cas avec atrophie maculeuse de la peau sont très rares. Le premier semble avoir été signalé par Pellizari en 1884 sous le nom d'érythème urlicarien alrophiant.

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Crocker vitun malade chez qui les taches disparurent au bout d’un an mais en laissant des cicatrices. W. Beatty, Galloway et Brongersma en signalèrent aussi des observations. Enfin Hallopeau et Lebret firent une étude de cette variété d'urticaire pigmentaire et en : signalèrent plusieurs cas en 1896 et en 1904.

Les bulles ou les vésicules ne paraissent pas être le point de départ de ces lésions. Raymond les attribue à de petites plaies consécutives au grattage. Pour Hallopeau et Lebret, les eicatrices doivent résulter de l’évolution rétrograde des tissus morbides ; il se ferait une résorption du pigment extravasé en même temps qu'une atrophie cicatricielle du tissu connectif.

Thimm qui en publia une observation en 1906 croit que les œdèmes qui entouraient les lésions pigmentées furent cause de l’atrophie (Archiv. für Derm., 1906).

Les cicatrices sont d'abord d’une coloration rouge bleuté, plus tard elles deviennent blanches et peuvent s’agrandir pendant les crises ultérieures. Au pourtour des plaques on remarque une zone pâle, identique à celles que l'on a signalées au pourtour des papules syphihtiques, des plaques psoriasiques, des boutons de lichen et des taches de rougeole.

Dans l'observation de ‘Tfhimm les phénomènes fluxionnaires du côté de la peau disparurent après la première menstrualion : l'atrophie seule persista mais sans marche extensive.

Nous avons cité les seuls auteurs qui aient signalé l'urticaire pigmentaire comme cause des atrophies cutanées. Balzer et Fernet en ont signalé, eux aussi, une

observation sous le nom d’urticaire chronique régio-

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