‹ Contribution à l'étude de l'Urticaire PigmentaireChapitre 19 sur 35 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic de l’urticaire pigmentée est en général simple.

Dans l'intervalle des manifestations ortiées, elle peut être méconnue, mais, dans ce cas, 1l est possible de provoquer artificiellement une poussée d’urticaire par excitation mécanique au niveau des macules ou des tumeurs persistantes; l’interrogatoire du malade fera connaître les commémoratifs; les caractères cliniques de l’éruption, sa distribution parfois en bandes parallèles à la direction des côtes, les cicatrices qu'elle peut laisser, sans être accompagnée d'ulcérations, mettront sur la voie du diagnostic, qui sera assuré par la biopsie quand elle sera possible : elle montrera l'infiltration typique de mastzellen.

La forme maculaire peut induire en erreur, mais l'hyperémie et la turgescence des lésions par le grattage, suffisent à éliminer les maladies dans lesquelles on observe des pigmentations diverses, comme le lentigo, le chloasma, les nævi pigmentaires, les pigmentations factices de l’arsenic, celles des parasites, les

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pigmentations d'origine viscérale, nerveuse ou dystrophique.

C'est la plaque pigmentée qui fait, le plus souvent, hésiter sur le diagnostic. Le lichen plan, dans sa période pigmentaire, pourrait prêter à confusion, mais on trouve, dans ce cas, de la desquamation ; on s’appuiera sur la forme des macules succédant aux papules et aux plaques typiques du lichen, enfin sur sa durée, qui est bien moindre que celle de l’urticaire pigmentaire. À signaler seulement les pigmentations survenant à la suite de l’eczéma du psoriasis, du sfrophulus.

L'érythème a des variélés : papuleuse, ortiée ou multiforme, avec plaques rouges ou livides disparaissant en laissant une pigmentation plus ou moins durable, mais leur disposition est plus généralisée ; elles se groupent volontiers autour des jointures, paraissent plus abondantes aux extrémités et se développent moins sur le tronc ; les lésions de l’urticaire pigmentaire ne présentent pas ces symptômes ; en outre leur élevure centrale, blanche ou rose pâle, entourée d’une auréole rouge, leur persistance, le prurit et l’urticaire factice suffisent à la différencier des érythèmes.

La forme érythémateuse et pigmentée cyclique peut faire penser aux lésions de la lépre, mais elle en diffère par la limitation des éléments, la conservation de la sensibilité à leur niveau.leur érectilité etleurévolution.

Le xeroderma pigmentosum ne présente pas de troubles de la sensibilité cutanée, en outre, dans ce cas, la peau devient sèche, blanche et présente un aspect télangiectasique.

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Le xanthelasma ne paraît guère avant deux ans; ses lésions sont jaune pâle et ne deviennent pas turgescentes par le grattage.

Le diagnoslie avec la syphilis pourra parfois présenter des difficultés ; rappelons qu'à la période secondaire les papules sont généralisées, peuvent desquamer, coexistent souvent avec des syphilides érosives.

La période tertiaire a pour elle des éléments en fer à cheval, en demi-cercle, des groupements de syphilides.

La syphilis pigmentaire présente des taches bistres en réseau, confluentes et jamais en saillies.

Enfin, la syphilis héréditaire a ses stigmates : des cicatrices, des déformations nasales, les lésions des yeux, des dents, etc.

Le diagnostic se complique quand il y a coexistence des deux maladies comme dans l'observation de Graham Little (obs. XXXVIIT), mais le caractère de l'éruption et le grand intervalle entre son apparition et l'accident primitif de la syphilis, l'improbabilité de toute réinfection, font faire le diagnostic.

Dans les classiques, on trouve encore soigneusement discuté le diagnostic avec les cas tardifs; avec l'urlicaria perstans de Rona, la maladie pigmentée urticante, de Quinquaud, nous avons déjà vu que cette distinction ne peut subsister. L’urticaire pigmentée doit rester distincte, en ce sens qu’elle n'est qu’une variété de l’urticaire ordinaire où le centre des taches prend une teinte violacée par hémorragie, c’est le sang épanché qui, par sa transformation habituelle, donne la pigmentation (Nicolas et Moutot),.

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