INTRODUCTION
Gräce aux travaux récents dont l'urlicaire piymenlatre a été l’objet, ses formes cliniques et ses caractères histologiques sont mieux connus, son étiologie ne se présente plus comme un problème à élucider ; toutefois sa nature donne encore lieu à de nombreuses discussions,
Nettleship ne s'était pas prononcé à son sujet ; Colcott Fox lui trouvait des analogies avec le xanthe-
lasma, d’autres observateurs l’assimilaient au lupus ; Sangster la rattachait pourtant aux urticaires et son avis était partagé par bon nombre de ses collègues. Raymond, dans sa thèse, fait de la maladie, une angionévrose compliquée de trophonévrose ; on l’a assimilée enfin à certaines tumeurs, aux nœvi en particulier (Neisser et, actuellement, Darier).
A l’occasion d’une observation récente, publiée en mars 1910, M. le professeur Nicolas nous a conseillé
1 Paris, 1888.
ASE d'étudier la nature de l’urticaire pigmentaire et de voir s'il n'est pas possible de considérer, d’une manière définitive, cette affection comme une forme spéciale de l’urüicaire.
Nous nous proposons, dans ce travail, de continuer, jusqu’à nos Jours, l'historique de la maladie, déjà fait par Raymond jusqu’en 1888, de passer en revue les nombreuses théories auxquelles a donné lieu l’étiologie de la dermatose et, après avoir étudié ses caractères cliniques et histologiques, son évolution et son diagnostic, nous reviendrons sur la nature de lurticare pigmentaire pour la classer dans la nombreuse catégorie des urticaires chroniques dont elle présente les principaux symptômes.
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