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N° 3 — Sexe féminin, âge 42 ans, poids 56 kilogs, épilepsie avec troubles du caractère, 5 à 6 crises par mois, T.A. 13/10, pouls 64, R.O.C. positif, Examen neurologique : réflexes tendineux normaux à droite, indifférents à gauche, réflexes cutanées plantaires normaux, pas de réflexes cutanés abdominaux — Signe de la jambe : positif — Epreuve de l’'Hyperpnée — 0 — Test au Cardiazol : positif (injection par voie jugulaire).
N° 4 — Sexe féminin, âge 54 ans, poids 57 kgs 500 — épilepsie avec nombreux équivalents psychiques, automatismes moteurs — réaction médico-légale. 1 crise vraie par mois — T.A. 14/8 — pouls 72, R.O.C. indifférent — Examen neurologique : pas de trouble des réflexes tendineux et cutanés (cutanés abdominaux supérieurs seulement) — Signe de la jambe : négatif — Signe du bras : positif — Epreuve de l’Hyperpnée — 0 — Test au Cardiazol : négatif à deux reprises — pouls après 80.
N° 5 — Sexe féminin, âge 32 ans, poids 51 kgs — épilepsie motrice et équivalents, troubles de caractère violents, 4 à 5 crises par mois. T.A. 10/9, pouls 72 — R.O.C. : pas de trouble des réflexes. Signe de la jambe : négatif — Signe du bras : positif — signe des doigts : positif — Epreuve de l’Hyperpnée = sensation vertigineuse. Test au Cardiazol : positif — déviation conjugés de la tête et des yeux à gauche au début de la crise — pouls accéléré à 100.
N° 6 — Sexe masculin, âge 13 ans — Poids 30 kgs — épileptique, anormal, rééducable, 2 crises par mois, T.A. 10/6, pouls 68 — R.O.C. 72.
Pas de trouble des réflexes — Signe des doigts : positif seulement. Epreuve de l’Hperpnée = 0, Test au Cardiazol : positif — pouls accéléré à 80.
N° 7 — Sexe masculin, âge 17 ans, poids 41 kgs, débile mental avec crises convulsives épileptiformes, 1 par mois, souffle systolique de la pointe. T.A. 9/7 — pouls 80 — R.O.C. positif, pas de trouble des réflexes — pas de signes pyramidaux déficitaires — Epreuve de l'Hyperpnée — 0 — Test au Cardiazol : positif.
N° 8 — Sexe masculin ; âge 19 ans — poids 50 kgs, épilepsie chez un débile mental profond, crises rares —
T.A. 12/10, pouls 76 — R.O.C. positif très ralenti — 30, pas de trouble des réflexes, signe de la jambe : positif — Signe du bras : positif — Epreuve de l'Hyperpnée = 0 — Test au Cardiazol = négatif — pouls accéléré à 88.
N° 9 — Sexe masculin, âge 51 ans, poids 56 kgs. Epilepsie convulsive chez un alcoolique, 2 crises par mois, mutilation par accident au cours des crises — T.A. 15/10, pouls 60 — R.O.C. indifférent — pas de trouble des réflexes — Signe de la jambe : positif — Epreuve de l'Hyperpnée = 0 — Test au Cardiazo!l : positif, longue période de latence (3 minutes) déviation conjugée de la tête et des yeux à gauche au début, puis crise rapide et peu intense, phase stertoreuse courte suivie d’une période d’automatismes : frappe les infirmiers qui l’entourent, essaye d’enfiler une veste en mettant ses pieds dans les manche, puis s'endort.
N° 10 — Sexe masculin, âge 53 ans, poids 57 kgs — Epilepsie avec impulsions, fugues, 1 crise par mois, nocturne le plus souvent. T.A. 16/12 — pouls 68 — KR. O.C. : positif — pas de trouble des réflexes — Signe de la jambe : positif — Epreuve de l'Hyperpnée = 0 — Test au Cardiazol : positif.
N° 11 — Sexe masculin, âge 50 ans, poids 46 kgs — épilep-
. sie avec alcoolisme, pas de crise depuis plusieurs mois — T.A. 13/10 — pouls 60 — R.O.C. : indifférent — pas de trouble des réflexes — Signe de la jambe : positif — Epreuve de l'Hyperpnée = 0. Test au Cardiazol — positif — Pouls accéléré à 100.
N° 12 — Sexe mastulin, âge 21 ans — poids 61 kgs — épilepsie convulsive, troubles du caractère — Signes physiques de dégénérescence — pas de crise depuis quelques mois. T.A. 12/7 — pouls 68 — R.0.C. positif — Pas de trouble des réflexes — Signe de la jambe — positif — Epreuve de l'Hyperpnée = 0 — Test au Cardiazol — négatif — pouls ralenti à 60.
N° 13 — Sexe masculin, âge 34 ans, poids 58 kgs, épilepsie convulsive plus alcoolisme, 3 crises par mois, T.A. 13/10, pouls 88, R.O.C. positif, pas de trouble des réflexes. Signe de la jambe : positif — Epreuve de l'Hyperpnée = 0 — Test au Cardiazol : positif — pouls accéléré à 100.
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N° 14 — Sexe masculin, âge 20 ans, poids 56 kgs. Epilepsie
convulsive et psychique, gros troubles du caractère, 5 crises par mois, T.A. 11/7, pouls 84 — R.0.C. positif, pas de troubles des réflexes. Signe de la jambe : positif — Signe du bras : positif — Epreuve de l’Hyperpnée = 0 — Test au Cardiazol : positif, crise forte, début rapide avant la fin de l'injection de Cardiazol, accélération du pouls à 152.
N° 15 — Sexe masculin, âge 29 ans, poids 57 kgs, épilepsie
avec troubles du caractère, évasions multiples au cours d'accès procursifs, 3 crises par mois, rien d’anormal au point de vue somatique. Epreuve de l’Hyperpnée = 0 — Test au Cardiazol : positif.
N° 16 — Sexe masculin, âge 34 ans, poids 66 kgs, épilepsie,
signes de dégénérescence, 3 crises par mois, T.A.- 13/9, pouls 72, R.O.C. : positif, pas de troubles des réflexes, Signe de la jambe : positif, Epreuve de l’'Hyperpnée = 0, Test au Cardiazol : positif, temps de latence, 1 minute, début de la crise par déviation conjugée de la tête et des yeux à gauche.
Insomnie absolue depuis plus d’un mois, reste levé et marche toutes les nuits. La nuit suivant l'épreuve du Cardiazol, a dormi toute sa nuit, et de même pendant les jours suivants. Puis l’insomnie est réapparue progressivement. Ce fait illustre les manifestations hypniques de l’épilepsie et les relations du centre épileptogène avec le centre du sommeil.
17 — Sexe masculin, âge 15 ans, poids ? — voir obser-
vation détaillée. Epilepsie psychique. Test au Cardiazol : positif.
18 — Sexe masculin, âge 30 ans, poids 61 kgs. Epilepsie
médico-légale, voir observation détaillée.
Test au Cardiazol — positif.
19 — Sexe féminin, âge 20 ans, poids 67 kgs, épilepsie
fruste, vertiges au moment des règles, débile mentale profonde, pas de signe somatique pathologique. Test au Cardiazol : positif.
20 — Sexe masculin, âge 20 ans, poids 64 kgs, épilepsie
convulsive, débile mentale, signes de dégénérescence, 5 crises par mois, T.A. 13/9, pouls 80, R.O.C. positif. Pas de trouble neurologique, pas de signe de déficit pyramidal — Epreuve de l’Hyperpnée, positive au bout de 5 minutes. Test au Cardiazol (2 jours
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plus tard) positif (avec 2 ce. 5) accélération du pouls à 9.
À ces notes concernant les épileptiques, ajoutons le cas du frère du N° 20.
N° 21 — Sexe masculin, âge 23 ans, poids 67 kgs, troubles instinctivo-affectifs avec réaction médico-légale chez un dégénéré, frère d’épileptique n'a jamais eu de troubles comitiaux lui-même, T.A. 7/4, rythme et bruits normaux à l’auscultation cardiaque, pouls 62, R.O.C. indifférent, pas de trouble des réflexes — Signe de la jambe : positif, Signe du bras, positif. Epreuve de l'Hyperpnée = 0 — Test au Cardiazol : positif (avec 2 cc 5) accélération du pouls à 72.
Ce fait, malheureusement unique, paraît confirmer les remarques de LOWENBACH, de LENNOx, Et et F. GIBBs, concernant les parents et collatéraux des épileptiques examinés par l'Electro-encéphalographie. Ils ont découvert une analogie des modifications du tracé électrique chez les épileptiques et leur famille dont les membres, indemnes de toute manifestation clinique montrent fréquemment (60 %) des tracés électro-encéphalographiques typiquement comitiaux.
Le Cardiazol, chez ces 2 frères, l’un épileptique, l’autre non-épileptique, a provoqué chez l’un et chez l’autre, une crise comitiale avec la même dose. Il semble donc qu'il existe une prédisposition congénitale au développement de l’épilepsie particulièrement dans les familles de dégénérés.
Interprétation du Test
Les résultats sont classés en positif ou négatif.
À un test positif, le sujet qui réagit par une crise convulsive typique, franche, dans les quelques minutes qui suivent l'injection, le temps de latence étant généralement très court - et toujours inférieur à trois minutes. Une telle réponse considérée comme seule valable, élimine toute contestation possible, dans l'interprétation.
A un résultat négatif, le sujet qui ne réagit pas de cette manière, l'agitation émotive ou anxieuse, le léger état de choc passager provoqué par les troubles subjectifs du Cardiazol, ou la crise pithiatique ne sont pas valables.
S'il se produit une secousse musculaire, isolée ou répétée non rythmique, un clignotement involontaire des paupières,
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un rictus grimaçant des muscles de la face, un spasme de torsion, un vertige, un état d’obnubilation plus ou moins complet ou quelque chose pouvant faire penser à un équivalent, le résultat est tenu pour douteux, et l'épreuve est recommencée une huitaine de jours plus tard.
Résultats globaux
Sur 20 épileptiques, nous avons obtenu : 16 résultats positifs soit 80 % et 4 résultats négatifs soit : 20 %.
Sur 100 non-épileptiques, nous avons obtenu : 90 résultats négatifs et 10 résultats positifs.
Notre statistique, bien que très réduite, quand au nombre des épileptiques, montre donc que le Test est positif chez 8 épileptiques sur 10 et négatifs chez 9 sur 10 des non-épileptiques.
Les résultats positifs des épileptiques (16) et négatifs des témoins (90) étant les réponses fidèles, ou a un test qui est valable dans 88,33 % des cas examinés.
Ces chiffres montrent que le Test n’a pas une valeur absolue, certains épileptiques résistent à cette faible dose de Cardiazol, alors que d’autres sujets y sont plus sensibles que normalement. Quels sont les facteurs susceptibles d’influer sur les résultats ? L'âge : jusqu'à 40 ans, il y a 13 résultats positifs, contre 2 négatifs. Après 40 ans, 3 positifs et 2 négatifs. C’est donc avant 40 ans que l’épileptique réagit le mieux au Gardiazol. D'ailleurs les épileptiques de plus de 40 ans ont une moyenne mensuelle de crise très inférieure aux malades plus jeunes, certains même tendent vers zéro ; tout se passe comme si l’épileptique était de moins en moins sensible au Gardiazol à mesure qu’il veillit, Chez les non-épileptiques, au contraire les sujets semblent plus sensibles au Cardiazol à mesure qu'ils avancent en âge.
Le poids, entre 40 et 60 kgs, on a 11 épileptiques ayant un test positif et 3 négatifs, plus de 60 kgs, 4 positifs et 1 négatif, mois de 40 kgs, 1 positif. Le poids de 60 kgs, semble donc à la limite d'efficacité de la dose de 2 cc. de Cardiazol, plus particulièrement chez les sujets de taille supérieure,
Passé ce poids, les épileptiques réagissent moins facilement au Cardiazol, alors que les non-épileptivues, réagissent d’autant mieux qu'ils sont moins lourds.
L'influente du sexe ne paraît pas très importante bien que les femmes semblent plus résistantes que les hommes au Car-
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diazol. L'étude du pouls des épileptiques avant l'épreuve à montré que 7 malades avaient un pouls battant à moins de 70 à la minute, et 10 avaient plus de 70 pulsations à la minute. Cependant ce facteur ne semble pas avoir une grande influence sur le nombre de chocs.
L'étude du réflexe oculo-cardiaque n’a rien apporté d’intéressant quand au mode de réaction de l’épileptique à R.O.C. normal, inversé ou indifférent. L'’accélération du pouls, après l'épreuve est presque constante chez les épileptiques, 1 seul ayant d’ailleurs donné un résultat négatif a eu un ralentissement du pouls après l'épreuve. Chez les non-épileptiques, une accélération très accentuée du pouls pourrait faire douter du résultat et pourrait conduire à renouveler l'épreuve. Autun épileptique ayant un test négatif n’a eu d'accélération importante du pouls.
L'influence de la moyenne mensuelle des crises est évidente. Il est certain qu’un épileptique sujet à des crises fréquentes réagira beaucoup plus facilement que le sujet ayant très peu de crises. Parmi nos malades négatifs, 1 seule fait en moyenne 4 crises par mois, les autres ont 1 crise par mois au moins. k
Le rôle de l’affection des malades non-épileptiques ayant répondu par une crise ne peut guère être mis en évidence. Sur ces 10 malades, il y a eu 5 schizophrènes, dont quelquesuns avaient reçu antérieurement un traitement convulsivant, 1 manie chronique, 1 délire polymorphe, 1 idiotie myxoedemateuse, 2 imbéciles. Les idiots et imbéciles paraissent réagir très facilement au Cardiazol. Les hystériques, ne paraissent pas sensibles au Cardiazol au moins dans les quelques cas que nous avons vu, ces malades n’ont pas présenté de choc.
L'épreuve de l'Hyperpnée, appliquée aux épileptiques examinés n'a été positive que dans un seul cas. Elle est cependant utile et sa recherche immédiatement avant l'application du Cardiazol, semble sensibiliser le sujet et le fait réagir plus sûrement à l'agent convulsivant. Les signes pyramidaux déficitaires de BARRÉ recherchés chez 16 épileptiques a donné des résultats très intéressants, 14 épileptiques soit 88 %, ont présenté ce syndrôme (11 avaient le signe de la jambe : 2 le signe du bras seul ; 1 le signe du doigt seul) parmi eux, 10 ont eu un test au Cardiazol positif et 4 négatifs.
3 épileptiques n'extériorisaient pas de signes de déficit pyramidal et ont un Test au Cardiazol positif.
Quelques non-épileptiques ont également présenté des élé-