OBSERVATIONS
Pour démontrer la valeur médico légale du Test au Gardiazol, nous voudrions citer trois observations.
I. — Dans la première, il s’agit du jeune D. Gilbert, ouvrier agricole, âgé de 15 ans, inculpé d’incendies volontaires. Au mois d'avril 1942, dans l’espace d’une dizaine de jours, 8 incendies éclatent dans une petite commune du département de l'Yonne et aux environs. Les premiers furent allumés dans les bois, les autres dans les piles de bois, puis dans un bâtiment inhabité contenant du fourrage, enfin le 4 avril dans le hangar attenant à la maison d'habitation du père de l’inculpé et deux jours après dans une meule de paille. Les habitants avaient remarqué qu'à chaque incendie, le jeune D. se retrouvait sur les lieux, ou aux environs. C’est lui-même qui avait plusieurs fois donné l'alerte. Malgré plusieurs interrogatoires l'enfant niait être l’auteur de ces attentats. Il ne reconnut sa culpabilité que lors du dernier incendie auquel il assistait encore, et fut arrêté.
L'interrogatoire du jeune homme, révèle tout d’abord, un fait antérieur d’une semaine, au premier incendie et relatif au comportement de ce jeune homme. Celui-ci allant à bicyclette rejoindre son père, se serait brusquement arrêté sur le bord de la route, aurait jeté sa bicyclette dans le fossé et se serait mis à courir à travers champs pendant quelques minutes. Il garde un souvenir vague de ces actes et les a reconstitués par la suite après être sorti de cette sorte d'état crépusculaire, se demandant ce qui lui arrivait et cherchant sa bicyclette. D’après lui, c'était la première fois qu'un tel
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phénomène se produisait, Il n’en parla à personne de peur d'affoler ses parents.
Une semaine après environ un incendie éclate dans les bois communaux. D... était chez lui ce jour là. Il en entend parler par la rumeur publique. Il n'y assiste pas et ne va pas même voir les dégâts. Il a toujours nié avoir participé à ce premier incendie.
Quelques jours après commence la série des autres incendies. « C’est moi, dit-il, qui ai ensuite allumé ces feux ». La première fois c'était en revenant de faire des fagots dans les bois. Sur le chemin du retour un phénomène analogue à celui signalé plus haut se produisit. L'enfant se mit à courir, mit le feu à des herbes et repartit. D’après lui, il ne se rappelle pas avoir agi ainsi. Mais il reconstitue plus tard, les faites en raisonnant et en essayant de réunir ses souvenirs. En effet il semble sincère lorsqu'il dit que lors des premiers incendies il ne se croyait pas en être l’auteur. Mais après le 8 ou 4° un doute se fait jour en lui-même, fortifié par les propos qu'il entend tenir à son sujet. « Je pensais que c'était peut-être moi, mais j'en parlais à personne ». — Je n'ai jamais été sûr d’être coupable que lors de l'incendie du hangar de mon père, Car cette fois moi seul avais pu me trouver sur les lieux ». Ce soir là, il n'aurait pas dormi, anxieux sur ce qui allait advenir de lui.
D'après lui, ces moments d'absence au cours desquels il courait à travers champs ne seraient survenus que récemment. Cependant on trouve dans l’anamnèse des faits du même ordre : il lui arrivait aussi, auparavant, d'avoir des vertiges, À ce moment il voyait tout tourner autour de lui, cela durait quelques secondes, il ne tombait pas ordinairement, Cependant une fois, il est tombé et s’est foulé le poignet. Ces troubles survenaient brusquement sans qu’il en fut averti par aucune sensation et se reproduisaient assez souvent : plusieurs fois par mois. C’est son jeune frère, qui en a été le témoin habituel. Ses parents ne se sont jamais inquiétés outre mesure de cet état. Jamais il n’a eu de perte totale de conscience, mais il ressentait alors des douleurs dans la tête à type d'élancement et parfois aussi il voyait des couleurs passer devant ses yeux. Il n’a jamais subi aucun traitement à ce sujet. Son sommeil est calme, sans cauchemars, mais il a assez fréquemment des énurésiés (4 ou 2 fois par mois) Jamais d’incontinence d'urine diurne.
Comme antécédents personnels : né le 11 juin 1927. Pas
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de maladies graves, il n'a vu que rarement le médecin, pour les oreillons vers l’âge de 11 ans, et une « grippe » ayant duré une quinzaine de jours. Du côté familial : le père âgé de 52 ans est en bonne santé, malgré quelques excès éthyliques anciens ? — La mère âgée d’une quarantaine d'années est bien portante, elle a eu 2 enfants vivants, pas de faussecouche. — Un frère âgé de 13 ans est en bonne santé. :
A l'examen, on est en présence d'un adolescent robuste et bien constitué, malgré un amaigrissement récent assez important. Taille moyenne de 1 m. 50.
On trouve cependant quelques signes physiques de dégénérescence, visage de forme particulière, large à la partie supérieure, anguleux à la partie inférieure, pommettes saillantes, oreilles décollées avec conduits rectilignes, cheveux châtains à implantation compliquée. Les yeux gris sont expressifs.
Cicatrice du cuir chevelu, dans la région pariétale droite, trace d’une pierre qu’il aurait reçue sur la tête vers l’âge de 10 ans. L'examen de la bouche et des voies respiratoires supérieures ne montre aucune anomalie.
Les organes somatiques sont normaux, à part quelques signes discrets de bronchite, et une légère diarrhée au moment de l’examen. Rien de particulier quant à l’appareil cardio-vasculaire, Pas de signe d'insuffisance ou de dysfonctionnement endocrinien, Les organes génitaux sont normaux et la pilosité déjà accentuée. Les réflexes tendineux, osseux, peauciers, oculaires sont normaux. Pas de cicatrice linguale,
L'examen psychique montre que le niveau mental du jeune D... n’est pas très élevé. Sorti de l'école à 13 ans sans avoir obtenu son certificat d’études primaires, il présentait une difficulté d’assimilation, une mémoire déficiente avec néanmoins de la bonne volonté dans certaines branches et parfois de la persistance dans l'effort, quelques tests provoqués révèlent un léger degré. de débilité mentale. De caractère replié sur lui-même, son manque d’expansivité fait qu'il ne parle à personne des troubles qu'il ressent. Il n’a pas de confident, se montre peu communicatif. Pas de bradypsychie véritable, ni de troubles graves du caractère ne sont décelables, pas plus que de troubles des autres facultés : affectivité conservée malgré le manque de manifestations extérieures, sentiments ethiques non déviés ; pas d'anomalies dans le domaine instinctif.
L'ensemble de ces symptômes commémoratifs, subjectifs,
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neurologiques et psychiques fait pencher vers le diagnostic d'épilepsie sous forme « d’équivalents moteurs, fiscéraux, sensoriels et psychiques, avec accès d’automatismes ambulatoire et pyromanie » (Dr LECLERC). Cette persistance dans le même acte est remarquable.
Comment le prouver ?
II. — La deuxième observation concerne M. Joseph, admis à l'Hôpital Psychiâtrique, pour un état d’agitation atypique, durant son séjour à la maison d’arrêt d'Auxerre, violences et destructions impulsives (brise tous les objets garnissant sa cellule, déchire ses chaussettes et ses chaussures, met ses vêtements en lambeaux) scatophagie, blennoragie actuelle et syphillis ancienne,
M... avait été arrêté pour des escroqueries diverses vis-àvis d’une femme et des menaces contre des personnes, pour avoir provoqué l'arrestation, par la police allemande, et le maintien en prison de plusieurs personnes en se faisant passer pour un parachutiste anglais auprès de ses dupes, avec usage de faux papiers.
Immédiatement après son entrée, il fait une crise épileptiforme, après une première phase de raideur et de contracture, apparaît une phase clonique, puis une phase de résolution musculaire, pas de cris, pas d'émission d'urine ni des matières, pas de bave sanglante ni de morsure, il ne semble pas être dans un état d’obnubilation intellectuelle après sa crise, mais bien présent, il ne répond pas aux questions, mais exécute les ordres qu'on lui intime en vue de l'examen, il montre un déséquilibre important par la suite. Le comportement peut faire supposer la simulation, d’autant plus qu'il s’agit d'un polydélinquant, plusieurs fois condamné, et interné, récidivant après ses multiples évasions.
L'interrogatoire sur sa vie et ses antécédents est confus avec des réticences, des dissimulations, des exagérations ou des déformations des faits. Certains actes cachés un jour, sont révélés plus tard, puis repris avec des déformations, On peut cependant grâce à des renseignements apportés d’autres sources, relater les faits marquants de sa vie comme suit :
M... est le fils d'ouvriers honnêtes ayant élevé une nombreuse famille, Il est allé à l’école jusqu’à 14 ans sans obtenir son Certificat d'Etudes Primaires, puis il a travaillé
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dans la culture et dans une scierie. Il partait parfois 2 ou 3 Jours dans les bois, puis on le ramenait.
Il fait son service militaire à Reims au 106° R. I. Il prétend avoir suivi un peloton d'entraînement à Pont-Saint-Esprit, près d'Orange, serait passé à Marseille, puis au 12° bataillon de marche, puis au 9° B.L.A. à Tataouine (1 an).
Durant sa vie militaire, il aurait fait de nombreux séjours à l'Hôpital. C’est durant cette période qu’il aurait commencé à voler, mais jamais avant son service militaire.
Il se marie en 1934 — 6 mois après son retour du Service, reste 4 (ou 6) mois avec sa femme qui demande le divorce parce qu’il avait des crises, faisait des fugues et brisait le mobilier.
Il conduisait à cette époque les autocars Citroën, entre Amiens et Saint-Quentin. Un jour (au bout de 8 mois) en pleine route, il rembourse les voyageurs, les fait descendre et repart à vide. Trois jours plus tard on retrouve l’autobus dans un fossé et M... tout nu dans les bois.
Il passe alors une visite à Déan-les-Amiens, « On disait que j'étais fou ». Il en serait sorti au bout de quelques semaines (ou mois ?) grâce à sa mère.
Il part ensuite travailler en Belgique dans les mines près de Charleroi, aurait eu une fille (actuellement âgée de 5 ans) d’une maîtresse qui l’a quitté. Il subit de nombreuses crises mais « ça va ». Mobilisé en 1939 au C.I.M. 64 à Reims, il aurait été affecté ensuite au 12° Z., puis au 306° R. I. Aurait été aux Deux-Ponts (pris dans un bombardement) puis à Sarreguemines. Il buvait alors beaucoup. Se retrouve interné à Châlons-sur-Marne, en février 1940, dit ne pas se souvenir pour quelle raison. Au moment de la débâcle, il aurait repris une tenue militaire et se serait battu. Fait prisonnier par les Allemands, il est envoyé en Allemagne à Krems (Stalag XVII B) où il cassait tout ?
Rapatrié par Lyon (Hôpital Saint-Joseph, le 4 ou 6 mars) pour troubles mentaux, il passe une visite à l'Hôpital Psychiâtrique de Bron (dit y avoir séjourné quelques temps, mais on ne retrouve pas trace dé son passage) où il n'aurait pas été « reconnu » ; il est envoyé à l'Hôpital Saint-Nicolas à Issy-les-Moulineaux, puis libéré en mars 1941. Il serait alors parti travailler en Belgique, il revient en France au bout d’un temps indéterminé, et passe par Auxerre Où il commet des détournements aux dépens d’une Jeune femme. {Rencontrée chez un facteur elle lui donne sa photo, et son
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adresse. Elle veut le faire fusiller, mais lui aura sa peau — c’est une boche — à la prison il demandera le rapport de la Kommandantur pour la faire fusiller). Il lui aurait dérobé 500 kgs de charbon, 200 kgs de pommes de terre, du porc dans un saloir, etc.
Il passe en zone libre et est interné à Saint-Georges (Hôpital Psychiâtrique de Bourg-en-Bresse) sans savoir comment il y est arrivé. (En réalité il purgeait à la prison de Bourg, une peine de 8 mois par le Tribunal Correctionnel de Bourg). 11 y reste 7 mois et s’évade le 1* février 1942. De là il va à Nantua chez son ex-femme, puis repasse la ligne de démarcation pour se rendre à Paris, où on lui fait des faux-papiers au nom de « Duval ». — « Je n'ai jamais fait de fausses cartes j'ai rencontré Gare du Nord, un homme qui m'a mis en rapport avec une organisation ».
Il retourne en Belgique (« Les 2 femmes ? sont montées à Charleroi avec moi ») où il fait le trafic de cigarettes et se fait arrêter à Saint-Quentin avec la camionnette et mille paquets. — « J'avais des adresses et les gens se sont défendus, ils ont eu raison ». Un mois après, il est à Auxerre, où il est amené dans le service venant de la prison.
Pendant l’interrogatoire il se comporte comme s'il ne sonservait aucun souvenir de la période comprise entre son entrée à la Maison d’Arrêt et l'entrée à l'Hôpital Psychiàtrique, il dit ne pas se souvenir de la visite des médecins à la prison. Dans le récit de sa vie, une bonne partie est exacte et a été confirmée, mais les faits sont souvent grossis, dénaturés et parfois inventés de toute pièce, il cherche à se donner le rôle principal et à placer sa propre action au premier plan même quand l'affaire n’est pas des plus brillantes, et même s’1l est ensuite obligé de se contredire.
Il déclare qu’il aurait fait la connaissance du chef de l’espionnage anglais en France, Z 53, qui l’a fait entrer dans l’organisation. Il sait qu'il existe à Auxerre un poste clandestin.
On juge encore mieux son déséquilibre, en lisant une lettre écrite à sa mère et dont voici quelques passages. — « J'ai fait des bêtises formidables et maintenant bientôt, je serai fusillé par les boches. Car j'ai été vendu par une femme du nom de... Car aussitôt de retour en prison je vais la faire convoquer à la Kommandantur et je ferai faire des perquisitions à Auxerre, beaucoup de personnes seront prises. Mais que veux-tu, je ne veux pas payer seul... Viens me voir, car
je n’en ai plus pour longtemps à vivre... Si je meurs avant tu trouveras tous les documents à... avec tous les papiers pour l'envoyer au poteau avec les autres, car moi, ils ne m'auront pas. et les boches je m'en moque, car si je meurs c'est pour la France... Embrasse bien pour moi, le chat, les poules et les lapins, les pigeons, les cochons et les vaches, car à tout cela je dis adieu de tout cœur. Une autre lettre débute par « Madame ma mère ». Ayant appris que sa fille est malade, il demande qu’on la lui envoie, car on peut la soigner à l’asile dans le lit voisin du sien ! ! ! Il demande « Je te dirai de m'envoyer des fleurs pour fleurir mon lit, car je n’en ai plus pour longtemps à vivre ».
Une lettre de sa mère fait remonter les troubles à l’âge de 19 ans, époque à laquelle il aurait été malade et confirme ingénument la mythomanie et le déséquilibre du malade. « Il a toujours eu la tête légère, il voit tout, il s’imagine tout, il fait tout et il n’y a rien de fait ».
Dans le passé du malade on retrouve cômme antécédents personnels : une fièvre typhoïde et des convulsions dans l'enfance, de l’énurésie jusqu’à 15 ans, une bronchite vers 19 ans. À 26 ans, il contracte la syphillis, il a eu des boutons sur tout le corps.
Durant son séjour en Afrique du Nord, il aurait eu les « Fièvres ». Des habitudes d’intolérance accentuées par la Guerre apportent un appoint éthylique important.
Enfin une blénnoragie en cours de traitement.
Comme antécédents familiaux, M... est issu d’une famille de onze enfants. On ne sait rien sur le père. La mère est vivante et bien portante elle travaille encore malgré son grand âge. Elle habite la Somme ainsi qu’un frère, cultivateur. Une sœur habite Saint-Quentin et une autre Paris. Un autre frère aurait des convulsions et marcherait diffcilement. Un frère mort à 18 ans de mal de Pott, à l’Asile d'Avignon où il avait été évacué pendant la guerre.
Il y aurait encore 3 ou 4 enfants avant lui ?
Enfin M... aurait contracté 2 mariages ?
A l’examen : on est en présence d’un homme âgé de 30 ans, de taille moyenne (1 m. 74) au teint coloré avec des pommettes saillantes, paraissant en bon été général (poids 61 kgs). Il porte plusieurs tatouages dont un en forme de cœur percé d'une flèche et l'inscription « Enfant du malheur ».
Sonorité et auscultation normale de l’appareil pulmonaire.
Appareil cardio-vasculaire : pouls normai bien frappé —
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cœur, rythme et bruits normaux. La pointe bat normalement sur la ligne mammelonnaire. Les fonctions digestives sont normales, Le foie est de volume normal non douloureux.
L'examen neurologique met en évidence des réflexes tendineux cutanés et oculaires normaux — pas de troubles de la sensibilité ni de la motilité. Les pupilles sont en mydriase.
L'appareil génito-urinaire est le siège d’un écoulement blénnoragique en voie de guérison — on remarque une vésicule contenant un liquide jaunâtre sur le gland. Présence de ganglions inguinaux bilatéraux. Testicules normaux non douloureux. Une prise de sang pour recherche des réactions sérologiques apporte comme résultat B. W. 1°) technique HECHT BAUER = positive.
2°) technique RENAUD — probable.
3°) opacification de MEINICKE — négative.
Une ponction lombaire, laisse écouler goutte à goutte, un liquide incolore et limpide, ne formant pas de dépôt visible après centrifugation. Les recherches chimiques y décèlent : albumine 0,05gr. par litre, Sucre : présence.
La cytologie : 0,6 lympho par millimètre cube, pas de polynucléose, Les recherches biologiques y sont négatives : BW — benjoin colloïdal normal.
Devant un tel tableau clinique on est amené à se demander, non seulement si M... est vraiment épileptique mais encore s’il n’exagère pas volontairement ses crises s’il n’y a pas sursimulation de sa part ?
III. — La troisième observation concerne, M. B... Yvon, exerçant la profession de bourrelier-sellier, né en 1913 à C... Yonne, B. entre à l'Hôpital Psychiâtrique, le 22 mars 1943 venant de la maisor d'arrêt, mis en observation par les Autorités Allemandes, pour des crises nerveuses.
L'inculpé avait dénoncé divers Français aux Allemands.
L'instruction n'ayant rien révélé contre ces « civils » les Allemands les avaient relachés (« mis sur pied libre ») et arrêté la procédure ouverte contre eux. Une plainte fût formulée contre B... pour fausse inculpation. Les Allemands de-
mandèrent un rapport médico-légal à son sujet et le placè-
rent en observation dans le service.
Dès son entrée B... fait une crise d’épilepsie qui ne pût être contrôlée médicalement. :
Les antécédents collatéraux donnent peu de renseigne-
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