‹ Contribution À L'Étude De L'Utilisation Médico-Légale du Test au Cardiazol dans l'ÉpilepsieChapitre 18 sur 19 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Le Test au Cardiazol par sa simplicité d'application, la rapidité de la réaction, le pourcentage élevé des réponses fidèles, meilleur que dans toutes les autres épreuves l’impossibilité de sa simulation, sa sécurité est le meilleur qui ai jusqu'ici été proposé.

Au point de vue pathologie générale, le Test au Cardiazol entre dans le cadre de la médecine expérimentale qui cherche à reproduire les manifestations pathologiques pour en permettre l’étude et en rechercher l’étiologie.

Il nous a donné 80 % de résultats positifs chez les épileptiques et 90 % de résultats exacts chez les non-épileptiques.

8 épileptiques sur 10 ont un test positif, et 9 sujets témoins sur 10 sont insensibles,

Ce test est donc valable dans 88 % des cas pour affirmer ou éliminer le diagnostic.

L’électro-encéphalographie dont les résultats et les conclusions cliniques sont identiques à celles fournies par le Cardiazol, ne peut malheureusement pas être utilisée comme moyen de diagnostic courant du fait de la rareté des appareils, de leur complexité d'utilisation, de leur maniement délicat qui exige un spécialiste entraîné à l'interprétation de leur enregistrement. Ces inconvénients majeurs interdisent donc son emploi par la plus grande partie des médecinslégistes de France, qui recherchent de préférence un moyen simple et à leur portée. Elle est cependant plus séduisante à l'esprit par son aspect scientifique plus rigoureux.

L'examen clinique minutieux prévaut sur toutes les épreuves car c’est lui qui apporte le maximum de renseignements sur les manifestations morbides du malade.

Les résultats obtenus par la clinique, l’observation, l’examen neurologique et les différentes épreuves forment un faisceau d'arguments qui permettent d'établir un diagnostic.

Puisque actuellement nous ne possédons aucune épreuve absolue d’affirmation, lé test au Cardiazol, malgré son imper-

Lure

fection, prend une place importante dans ce but et doit concourir à obtenir une certitude aussi forte que possible.

Il n'élimine pas les autres examens ét reste subordonné à une observation clinique prédominante qu'il se borne à compléter.

Pour ces raisons le Test au Cardiazol, mérite d’être employé en médecine-légale, où il permet à l’expert de mieux préciser son diagnostic et d'acquérir une plus grande conviction. Celui-ci pourra donc conclure son rapport avec plus de certitude et trancher avec moins d’hésitation la délicate question de la responsabilité du prévenu.

Son application, pratiquée à plusieurs reprises dans des expertises, a fourni d'excellents résultats et à confirmé sa valeur.

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