CHAPITRE V
Ceci nous amène aux méthodes pharmacologiques. Parmi tous les produits utilisés, citons rapidement : ie camphre, (ALEXANDER, MORITA, SCHOEN) ; ia picrotoxine (KOEBER) ; la strychinine (BAGLIONI, AMANTEA) ; l’alcoo! (SCHULTZE) et l’absinthe (KUFFNER, PIKE) ; la cocaïne (JELLINEK, LEVY et PACH, BUSCHAU, BENEDEK, SAUERBRUCH, SCHONBAUER) ; les protéines (choc colloïdoclassique de PAGNIEZ et LIEUTAUD) ; Padrénaline (SIZZATI * 4 succès sur 11 Cas ; BENEDEK : 7 succès sur 19 Cas, BERTOLANI tous négatifs sur 40 — épreuve à l’adrénaline de MUCR, trouvée sans valeur par KURTZ) ; l’éserine (CLAUDE et ses collaborateurs, résultats inconstants), la salamandrine (STUCHLICK) dont la période de latence est très longue, le bromure de camphre (HJALMAR LILLIESTERMA, d’après les travaux de MUSKENS sur l’épilepsie expérimentale chez les animaux ; observations de WERTHEIM, SALOMONSEN, MARCHAL (sur 27 épileptiques accès de gravité variable, mais 1 résultat positif sur 23 non épileptiques. Deux inconvénients : l’apparition tardive des accès éventuels et l'obligation de supprimer pendant plusieurs jours toute médication antispasmodique).
L’atropine végétale utilisée pour l'épreuve de DANIELOPOLU, remplacée par l’atropine synthétique, moins toxique dans les travaux d'EUZIÈRE, LAFON et ROCHE et de H. BARTHEZ, ont donné lieu à des épreuves très complexes dans leur recherche nécessitant plusieurs piqûres à intervalles rapprochés et une observation attentive pendant au moins 12 heures.
De plus l'extrême variété des manifestations observées et de leur horaire, l'obligation de recherches vago-sympathiques approfondies (réflexes oculo-cardiaque, réflexe solaire, excitabilité sino-carotidienne — prises nombreuses de tension artérielle — prises de pulsations répétées en plusieurs positions) compliquent beaucoup l'épreuve. Ces inconvénients, fastidieux déjà avec des malades en observation à l'hôpital deviennent des obstacles en médecine-légale.