NOTIONS SUR LE SYMPATHIQUE ET SUR LE VAGUE
Le système nerveux grand sympathique est constitué par deux longues chaînes ganglionnaires situées de chaque côté de la colonne vertébrale et réunies aux nerfs crâniens et rachidiens par des rameaux communicants. Du cordon sympathique partent les nerfs périphériques destinés. aux viscères et en particulier aux muscles lisses de tout l’organisme.
A joutons pour compléter ce très vague aperçu anaiomique que le système sympathique est constitué par des groupes de relais, en particulier le plexus solaire ganglion plexiforme mixte vago-sympathique, qui Joue un rôle probablement primordial dans la régulation, la coordination, l'adaptation automatique du mouvement de l'estomac, de l'intestin et des sécrétions glandulaires corrélatives.
Rappelons également les fonctions générales du système sympathique. D'abord ses fonctions motrices, propriétés à triple effet : tonique, réflexe et inhibitrice: puis différentes propriétés physiologiques qui sont complexes et qui dépendent de la portion sympathique
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envisagée. C’est ainsi que les manifestations abdominales sont extrêmement variables et que l’on a pu isoler certains syndromes dépendant d’une altération sympathique.
Le pneumogastrique ou encore nerf vague qui Constitue le X° paire crânienne, donne de nombreux rameaux qui couvrent les faces antérieures et postérieures de l'estomac, envoyant même des branches au plexus solaire.
Et en schématisant, peut-être d’une manière un peu trop simpliste, on peut dire que tout le tube digestif (abstraction faite du pylore), reçoit du vague son innervation excito-motrice.
Rappelons que l'excitation du pneumogastrique détermine une hypersthénie stomaco-intestinale se traduisant par une exagération des contractions des fibres lisses de l'estomac et de l'intestin grêle, une augmentation des sécrétions gastriques, intestinales et hépatiques.
Cette excitation spontanée ou provoquée (par la pilocarpine par exemple) peut réaliser un syndrome lipothymique et nauséeux, rappelant singulièrement le
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syndrome dit « de choc », avec même, parfois, vomissement et débâcles intestinales bilio-diarrhéiques.
Le vague et le sympathique sont deux leviers de commande du moteur humain. Ils ont des actions différentes suivant les appareils envisagés, mais ils n’en restent pas moins en constant antagonisme. Ainsi, le sympathique excite le cœur, paralyse l'intestin, reserre les vaisseaux en diminuant le volume du rein, alors que le vague diminue les contractions cardiaques, exagère les contractions intestinales, dilate les vaisseaux rénaux en augmentant le volume du rein.
Si nous avons bien pu différencier les effets du sympathique et du pneumogastrique, par contre l’anatomie nous enseigne qu'il est impossible de partager d'une façon absolue les deux systèmes vague et sympathique, en particulier dans leur domaine d’innerva- Uon gastrique. Car il existe entre eux des voies anastomotiques à individualité anatomique, mais à fusion intime au contact des viscères.
Et ainsi nous avons conscience de l'existence d’un appareil nerveux où interviennent le vague et le sympathique, et d’une réelle entité vago-sympathique. Le type gastro-entéronévrose montre le complexe vagosympathique.