MONSIEUR LE PROFESSEUR PETER
; | __ Membre de l’Académie de Médecine. x vi
Que le premier mot de cette étude soit écrit dans un élan de reconnaissance ! Mieux que personne je fus à même d'approfondir le dévouement et la science de ceux qui présidèrent à mes premiers pas dans la carrière.
Entre les premiers, M. Villeneuve, professeur de clinique chirurgicale à Marseille, et M. Nepveu, professeur d'anatomie pathologique, ont droit à l'expression de ma profonde gratitude pour la générosité avec laquelle ils m'ont abandonné les documents qui ont provoqué ce travail. M. Villeneuve a ajouté ainsi à tous les autres, combien nombreux, un nouveau témoignage de son estime et de cet intérêt, toujours prodigue de lui-même, dont il n'a cessé d’entourer celui qui voudrait lui dire ici en quel honneur il tient l’une et l’autre.
M. le D' Machon-Bey et M. le D’ Jourdan, professeur d’histologie à l’Ecole de médecine, voudront bien agréer aussi mes chaleureux remerciements pour les indications de tout ordre que je leur dois. D’autres concours, auxquels je voudrais mettre des noms, m'ont été particulièrement précieux: je ne l'oublierai jamais.
M. le D' d’Astrosfils voudra bien accueillir l'expression de mes plus vifs regrets ; les circonstances m'ont empèché de suivre la voie qu'il m'avait tracée avec tant de condescendance, et que je suivrai un jour s’il m’y autorise, comme le meilleur témoignage que je puisse lui donner du prix que j'attache à sa direction,
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Que l’on me permette maintenant de saluer les maîtres sous lesquels j'ai eu l’honneur de faire mes premières armes : MM. les D'° Henri Nicolas, chirurgien en chef des Hôpitaux, Laget et Villard, professeurs de clinique médicale, Fioupe, Arnaud et Trastour, médecins en chef des Hôpitaux; leur haute compétence de cliniciens et leur bienveillance excessive, dont j'ai été tant de fois l’objet, ne sortiront jamais de ma mémoire.
Que M. le D' Gamel, que j’ai eu l'honneur de suivre sur lé doublé terrain de l’école et de l'hôpital, veuille bien m'excuséer de rendre hommage au savoir étendu du professeur comme à la sollicitude affectueuse du maître dont les leçons ét les conseils démeuréront un des meilleurs souvenirs de ma vie d'étudiant.
Que MM. les D Poucel et Marcorelles, chirurgiens en chef des Hôpitaux, Roux de Brignoles fils, chirurgien adjoint, Bidon, Pagliano et Alezais, médecins adjoints, Pantaloni, major de l'hôpital de la Conception, me permettent de les remercier du bienveillant accueil que j'ai toujours rencontré auprès d'eux. Je n'oublierai jamais non plus ce que je dois à MM. les D'° Chapplain, directeur de l'Ecole de médecine, Livon, professeur de physiologie et Magon, professeur d'anatomie.
M. le D' Saulx me pardonnera d’inscrire son nom à une place qüe lui réservait ma profonde reconnaissance pour le généreux intérêt que tant de fois les miens et moi nous avons mis à l'épreuve sans l'avoir jamais vu faillir à notre appel.
Dans ce même ordre d'idées, je veux dire à M. le Dr Goinard, d’Alger, dont l'exemple peut susciter telles
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ambitions, bien connues de lui, qu’il en est de ses bienfaits comme de certains arbres séculaires de nos forêts : plus leur passé se charge d’années, et plus ils jettent des racines, profondes et inébranlables, dans le sol qui les a reçus : qu'il veuille bien croire qu'il me souvient... il me souvient encore, et cela pour toujours, des heureux instants vécus au milieu de mes chers camarades des hôpitaux: à mettre desnoms, je voudrais les mettre tous: qu'ils reçoivent ici l’assurance de ma franche amitié; puisse cette partie de mon existence qu'ils représentent féconder l’inconnu que j’aborde, non sans espérance, c'est mon droit, mais non sans regret, c’est mon devoir,