Î. HISTORIQUE
| L'histoire de la Bilharzia ne remonte pas très haut. Le premier fait signalé qui ait quelque attache avec notre sujet remonte à 1799 :
On trouve mentionné dans les rapports médicaux de Larrey et Renoult, que durant la campagne d'Égypte un grand nombre de soldats français furent atteints d’hématurie dont la cause ne paraît pas avoir été élucidée à cette époque.
Il faut ensuite arriver à Bilharz en 1851 : dès ce moment le parasite est l’objet de recherches qui ne suivirent cependant pas immédiatement la découverte de Bilharz. Ce dernier l'avait trouvé dans la veine porte, l’avait soigneusement décrit, puis avait songé si peu à faire valoir ses travaux, que peu à peu l'oubli se fit, au point que Sonzino venant après luiet ramenant l’attention générale sur cette importante question parut presque un moment être l’auteur de la découverte. Dès cette époque les travaux se succédèrent coup sur coup: Griesinger trouve le parasite dans les plexus veineux du rectum et de la vessie; Reinard Lautner danse foie, l'intestin grêle, le rectum, le tissu sous-muqueux de la vessie, l’uretère, les vésicules séminales ; A.Reyer saisit le distome vivant
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dans la vessie, enfin F. Rochart, convaineu de la relation de cause à effet qu'il constate entre le parasite et le symptome hématurie propose de dénommer l’ensemble de l’affection : hémalurie vermineuse endémique d'Egypte.
Nombreux sont les synonymes qui ont été appelés à désigner ce parasite :
Bilharz l'avait nommé distoma hœmatobium, Moquin- Tandon thecosoma, Weinland schistosoma hœmatobium, Diesing gynaecophorus hœmatobius, enfin Cobbold lui donna le nom qu’on lui a conservé en l'honneur du premier qui l’aconnu et signalé : la Bilharzia hœmatobia.