‹ Contribution à l'étude de la Bilharzia HematobiaChapitre 6 sur 24 · CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES TRÉMATODES · texte numérisé non relu

CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES TRÉMATODES

La bilharzia hæmatobia est un ver de la famille des Trématodes, Ces derniers présententles caractères généraux suivants :

Mous, allongés ou discoïdes, inarticulés, c’est-à-dire non segmentés, plats, on les a nommés encore foliacés de l'aspect qu'ils présentent parfois ; ils sont pourvus d’'organes de fixalion, caractérisés par des ventouses, dont le nombre désigne les différents genres de cette famille. Ils sont revêtus, én guise de tégument externe, d’une couche épidermique représentant une cuticule distincte, Puis en procédant de dehors en dedans, on rencontre successivement une couche musculaire d'épaisseur variable et à fibres dirigées suivant deux sens : longitudinal et transversal; une couche de tissu conjonctif et enfin la région médullaire contenant les organes spéciaux aux fonctions physiologiques déterminées.

L'appareil digestif comporte : la bouche, située vers l’une des extrémités du corps, soit au fond d’une ventouse (ventouse orale, Distome), soit entre deux ventouses (Tristomes). Quelquefois la ventouse buccale manque. A la suite vient le pharynx ou mieux l’œsophage, qui peut demeurer simple ou se ramifier: dans ce cas, il se divise en deux branches, équivalant à l'estomac, elles-mêmes simples ou ramifiées, séparées ou se réunissant un peu plus loin, mais, en toute hypothèse, se terminant toujours en cul-de-sac. L’anus parait manquer ; en conséquence les résidus de la digestion semblent devoir être expulsés par

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lé même orifice que celui qui sert à l'introduction des aliments. |

L’appareil circulatoire n’est pas distinct. Longtemps on l'avait confondu avec l'appareil excréteur, nommé encore appareil aquifère. Ce dernier est constitué par un tronc rmédian et des vaisseaux très fins ramifiés en tous sens, symétriques par l'apport au corps, et munis de nombreux cils vibratils. Le dernier trone, volumineux, se rend dans l’extrémité caudale, où il présente un renflement, sorte de vésicule pulsatile animée de mouvements rythmiques réguliers.

Le système nerveux est formé de deux filets longitudinaux situés de part et d'autre de la ligne médiane, et réunis au niveau de l'extrémité céphalique par une commissure traasversale (ganglion cérébral). La douve hépatique présente deux ganglions, situés de chaque côté de l’œsophage.

La respiration est cutanée.

Les trématodes sont unisexués, ou hermaphrodites.

L'appareil génital mâle se compose de deux testicules, possédant chacun son canal déférent, d’une seule vésicule séminale d’où part un tube (canal éjaculateur), dont l’extrémité s'ouvre dans le sinus génital. Ce dernier est susceptible de se dédoubler, et de se projeter extérieurement en un cône parcouru par le canal éjaculateur qui s'ouvre au sommet. Ge cône, qui ne paraît qu’artificiellement sous l’influence de pressions extérieures a donné à quelques-uns l'illusion d’un organe destiné au coït, d’une sorte de pénis. Or cet organe se trouve pourvu, lorsqu'il se développe, de piquants (Sommer) dirigés

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d’arrière en avant c’est-à-dire dans un sens tel que le coït devient impossible.

Au niveau du sinus génital, entre les AA ventousesabdominale et buccale, débouche l'appareil génital femelle.

Ce dernier (1) estreprésenté pardeux canaux latéraux, les vitellogènes recevant le produit de sécrétion de petites glandes sphériques disséminées autour d'eux. À lunion de leur tiers supérieur avec les deux tiersinférieurs ces canaux sont réunis transversalement, par un canal médian, le vitelloducte, qui présente un renflement médian la vésicule albuminifère et reçoit :

1° le germiducte, canal vecteur du germigène, organe où se forment les œufs; au point de rencontre du vitelloducte et du germiducte on trouve un amas de grosses cellules à membrane d’enveloppe munies d’un canal qui s'ouvre dans le vitelloducte. Ces cellules constituent les glandes de la coque et sécrètent le liquide destiné à recouvrir l'œuf de ce revêtement chitineux qui lui sert d’enveloppe.

2° La poche copulatrice, normalement remplie du sperme se continuant par un tube nommé l’oviducte (plein d'œufs), qui représente l'utérus, le vagin et s’ouvre près et en arrière de l’orifice mâle, au niveau du sinus génital (1).

Chez la douve hépatique, qui a servi de type pour cette description, on note l'existence d’un canal nommé canal

4. Art. Entozoaires. (Dict. de Jaccoud) et A, de Lanessan, Hist. naturelle.

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de Stieda, qui partant du canal albuminufère, prolongement de la vésicule de même nom, vient s'ouvrir sur le dos de l'animal, et contient souvent des spermatozoïdes.

On ignore le mode de fécondation.

L’œuf est ovale, l’une de ses extrémités nettement séparée du reste, constitue une sorte d’opercule ou de clapet bien distinct et spécial aux Trématodes. 11 contient un embryon cilié nommé embryon infusoriforme, qui ne se développe que dans l’eau. Là, il va se fixer chez un mollusque, soit, selon de Lanessan auquel j’emprunte ce qui suit, entre les lamelles branchiales, soit dans la cavité pulmonaire, si c'est une lymnée ou un planorbe. Là il donne naissance à un organisme nouveau, la rhédie, dépourvue de cils, à ventouse antérieure et tube digestif rudimentaire. Au bout d’un certain temps on voit se former dans la rhédie des amas cellulaires (sporocystes), qui se transforment encore en un nouvel organisme le cercaire. Celui-ci est elliptique, allongé, muni d’une ventouse abdominale, pourvu d’une longue queue dont les mouvements très vifs lui permettent de se déplacer, et présente un rudiment d'appareil digestif (bouche, tube à deux culs de sac), et d'appareil aquifère à orifice postérieur. Le cercaire existe parfois dans la cavité respiratoire de certains mollusques, mais 1! vit à l’état libre dans l’eau où il se meut avec une grande rapidité. Dégluti par un autre animal il s’enkyste (poisson) ou continue son évolution physiologique vers l’état adulte (mouton, douve hépatique). :

Telle est l'organisation générale d’un trématode, organisation qui se modifie suivant les genres.

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Ces derniers sont spécifiés parleurs ventouses dont ie nombre permet de les diviser en:

Monostomes,

Distomes,

Polytomes.

Les distomes seuls nous arrêteront un instant pour nous permettre d’énumérer les principaux :

Amphistoma hominis,

Distomum heterophyes,

ophtalmobium, crassum, conjunctum, sinense,

Burki, hepaticum, lanceolatum, hœmatobium.

Les trois derniers attireront spécialement notre attention. Les figures 1, 2, 3, des planches I, Il, annexées à la fin de cette brochure, reproduisent l’aspect général de ces trois distomes, adulte, œuf et embryon, permettant ainsi de les comparer et, par le fait, de les différencier.

Ces notions générales étant épuisées, nous aborderons maintenant l'étude du bilharzia hœmatobia, entrant ainsi

au cœur de notre sujet,

non sans avoir au préalable in-

diqué dans un tableau synoptique le rang occupé par notre parasite dans la classification zoologique, d’après

de Lanessan.

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Protozoaires.

Cælentérés Trématodes Plathelminthes {. . 5 Mélazoaires Ver == ne etc.

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Distom.

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Dist. Hæœmatobium.

LA BILHARZIA HŒMATOBIA

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