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ERREUR MOYENNE

Toutes les dimensions que nous avons prises ont été, dans une certaine mesure, entachées d’erreur : cela tient à deux causes : la première est due à des fautes d’ordre subjectif, la seconde au fait que la technique de mesure est assez grossière. C’est d’ailleurs ce qui nous a conduit à répartir nos résultats en classes bien qu’il y ait pour chacune une mesure propre et exacte. D’autre part, les individus observés, bien qu’assez nombreux, ne constituent qu'une partie minime de la totalité de la race en question, on n’a jamais pu mesurer ou peser une espèce domestique de son premier à son dernier représentant. Et même si, dans un cadre de descendance très étroit, on avait étudié tous les cas — ce qui a souvent été fait — ils ne représentent tout de même qu’une partie de la postérité possible. Enfin, même dans des circonstances de vie se rapprochant le plus possible, une suite de variations ne comprendra toujours qu’une coupure, un « échantillon » d’une autre suite, bien plus riche en réalités et en possibilités.

Par ces quelques considérations on pourra constater une certaine carence de toutes les valeurs reposant sur des mensurations, telle la moyenne qui devrait être l’expression d’une propriété idéale et iypique des individus envisagés.

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