‹ Contribution à l'Étude de la BotryomycoseChapitre 9 sur 22 · CHAPITRE. VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE. VI

Diagnostic.

Le botryomycome est tout à fait caractéristique par luimême el l’on ne peut guère le confondre avec une autre affection.

C'est avec cerlains bourgeons charnus qu'il présente le plus d’analogie, mais les bourgeons charnus se développent toujours sur une surface suppurante, ce fait peut d’ailleurs également arriver pour les botryomycomes, mais il peut également manquer de présider à leur apparition. Ils sont d'autre part moins vasculaires, moins bien pédiculés ; ils sont surtout ulcérés d'emblée ; ils peuvent malgré tout être confondus avec les botrvomycomes et la confusion a pu s’élablir quelquefois.

« Quant aux tumeurs pédiculées de Ia peau, fibromes, lipomes, papillomes, nœvi, elles ne ressemblent pas au botryomycome (ypique, mais, si lune de ces Tumeurs, un nœvus vasculaire par exemple, venait à s’ulcérer, pour une cause ou pour une autre, la lenteur du développement pourrait, Croyons-nous, être seule à pouvoir formuler le diagnostic. » (Le Dentu et Delbet, Traité de Chirurgie

DO

Certaines tumeurs malignes qui s’ulcèrent et prennent la forme d'un champignon peuvent prêter à confusion. Leur volume souvent assez considérable et leur évolution spéciale permet aisément de rectifier le diagnostic.

Enfin, d'après Gahinet la maladie des pays chauds appelée frambæsia ou pian qui a pour caractère particulier une éruption papillomateuse peut en imposer pour de la botryomycose : mais la ressemblance ne semble pas parfaite, car l’éruplion papillomateuse est généralement assez étendue et survient au cours d’une maladie intéressant l’état général. Ce n’est done plus une affection purement localé comme dans Paffection qui nous intéresse.

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