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grand nombre d’entre eux existent dès la naissance et que la plupart des autres se révèlent dans le jeune Âge. Nous avons déjà dit plus haut que le fait du développement du kyste à un âge avancé ne constituait pas une preuve suffisante pour rejeter l’origine congénitale, maisil n'en est pas moins vrai qu’en parcourant la statistique de M. Lannelongue, on constate que sur un relevé de 26 cas, une seule fois la tumeur s’est développée après 20 ans, que tous les autres petits malades venaient de naître ou étaient très jeunes. Quant à ce qui concerne l’hygroma préthyroïdien, et nos dissections ét les cas cités plus haut viennent confirmer notre dire, ilne se produit au contraire le plus souvent qu'après cet âgé. Sans être autorisé à tirer de ceci une conclusion bien solide, on ne peut cependant s'empêcher de remarquer une différence notable dans l’époque à laquelle apparaissent habituellement ces deux genres d’affections.
Faisons encore remarquer en passant, que l’hygroma ptréthyroïdien est toujours essentiellement médian, qu'il peut tout au plus s’incliner un peu sur l’une dés faces latérales du cartilage, tandis que l’on voit dés kystes dermoïdes se développer en n'importe quelle partie du cou.
Nous avons suffisamment insisté sur les raisons qui nous semblent peu favorables à l'opinion tendant à faire de l’hygroma préthyroïdien une affection congénitale. Nous ne saurions cependant leur refuser cette origine d’une façon absolue, car, nous
Re Cut venons de le dire,une tumeur congénitale pourrait aussi bien se développer en avant de la pomme d'Adam qu’en tout autre point de la région. Nous avons simplement voulu établir que telle n’est point
la pathogénie de cette affection dans le plus grand nombre des cas.