‹ Contribution à l'étude de la Bourse Séreuse Préthyroïdienne et de son HygromaChapitre 7 sur 34 · Thèse de concours · texte numérisé non relu

Thèse de concours

. Kystes séreux du cou. Thèse de Paris, 1868.

. Des kystes thyro-hycidiens. Thèse de Paris, 1875. . Thèse de Paris, 1837.

CON AEER CD

. De quelques productions hétéropiques. Thèse de Paris, 1866, n° 256, Obs 10-227 7. Thèse de Paris, 1868.

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Ill. — CONSIDÉRATIONS ANATOMIQUES

Avant de faire l’histoire de l’hygroma préthyroïdien et pour être à même de discuter avec plus de certitude la valeur des opinions émises jusqu’à ce jour sur l'origine de cet épanchement, nous croyons utile de rappeler les divers éléments qui existent à l’état normal dans la région qui nous occupe. Nous insisterons particulièrement sur les bourses séreuses et les glandes qu’on peut y rencontrer. Toutefois nous limiterons exactement nos recherches au point qui nous intéresse, et nous omettrons volontairement toute considération anatomique qui ne se rapporterait pas d’une façon directe à notre sujet. Seule la région thyroïdienne doit nous occuper.

Nous dirons tout d’abord quelques mots sur le procédé qui nous a paru le plus convenable pour la dissection assez délicate de cette petite région. L’on peut en effet, mettre à nu la bourse séreuse préthyroïdienne par trois méthodes assez différentes. Deux d’entre elles nous semblent défectueuses pour les raisons que nous allons indiquer.

Le premier procédé consiste à faire, à un centimètre au-dessous de la saillie du cartilage thyroïde une incision transversale dépassant la ligne médiane de chaque côté de deux centimètres environ. Puis

aux extrémités de cette première incision d’en élever une autre perpendiculaire et mesurant trois centimètres. On relève ensuite le petit lambeau quadrilatère ainsi dessiné. L’inconvénient consiste ici en ce que, la peau étant une fois enlevée, et les tissus qu’on rencontre ensuite étant trop tenus, la pince n’a plus de prise pour tendre les brides fragiles qui séparent les aréoles du tissu cellulaire ou constituent leurs parois, et l’on est exposé à créer de toutes pièces une bourse séreuse qui est peut-être très petite ou n'existe qu’à l’état rudimentaire.

La seconde méthode consiste à pratiquer sur la ligne médiane une incision verticale de trois ou quatre centimètres, et dont le milieu correspond à la partie la plus saïillante du cartilage thyroïde. Ici l’on est surtout exposé à sectionner la fine lamelle celluleuse qui constitue parfois l’unique mur de séparation entre la bourse séreuse préthyroïdienne et la bourse de Boyer, placée immédiatement audessus d’elle.

Nous croyons qu’il est de beaucoup préférable de procéder de la façon suivante. On fait au niveau même de la saillie de la pomme d’Adam une incision transversale se prolongeant à deux centimètres de chaque côté de la ligne médiane.

Les bords de la plaie ainsi produite s’écartent facilement et d'eux-mêmes. Chacun d'eux est saisi entre les mors d’une pince etattiré en avant ; puis, couche par couche et à petits coups de bistouri on arrive sur la bourse séreuse dont les bords ainsi

maintenus tendus laissent voir sa cavité plus ou moins cloisonnée.

En procédant ainsi, l’on trouve d’avant en armères

1° Peau et couche sous-cutanée. — La peau de la région sous-hyoïdienne est fine, souple, mobile et dépourvue de poils. Elle renferme un petit nombre de follicules sébacés et diffère bien sous ce rapport de celle qui recouvre la région sus-hyoïdienne et qui est assez fréquemment le siège de kystes dus à l’oblitération du conduit excréteur de ces follicules. Elle est doublée d’une couche de tissu adipeux dont l'épaisseur varie suivant les sujets, et qui, suivant Richet, est très peu abondant ou n'existe même pas du tout au niveau de l’angle saillant du cartilage thyroïde. Chez les enfants jeunes cetissu adipeux rare chez les uns où il se réduit à quelques vésicules disséminées sur la ligne médiane, forme chez d’autres une couche assez épaisse, surtout au niveau des parties latérales et inférieures. Une disposition analogue se rencontre chez la femme jeune, et chez laquelle le tissu cellulo-adipeux est suffisamment développé. Chez les femmes maigres, cette couche peut être très mince. disposition qui se rapproche beaucoup de ce qui existe normalement chez l’homme. Chez celui-ci, dans la majorité des cas, tout tissu adipeux fait défaut ; on ne trouve au-dessous du derme qu’un tissu cellulaire fin et à aspect aréolaire ; ces aréoles sont lâches et peuvent assez facilement être distendues, soit par insufflation sous-

cutanée, soit par injection aqueuse faite avec un peu de force.

Au-dessous de ce tissu cellulo-adipeux, entre deux feuillets de tissu conjonctif, décrit partout sous le nom de fascia superficialis, on trouve, surtout en haut et en dehors, les fibres internes du muscle peaucier, et longeant les sterno-cleido mastoïdiens, la veine jugulaire antérieure lorsqu'elle existe. Comme le fait remarquer Corson (1), à ce niveau les fibres du peaucier sont très rares, et lorsqu'elles existent, elles offrent une pâleur si prononcée que leur aspect semble plutôt fibreux que musculaire.

2° Aponévrose cervicale et muscles. — Au dessous se trouve l’aponévrose superficielle, plus marquée chez l’homme que chez la femme; elle recouvre les muscles cleido-hyoïdiens, rapprochés l’un de l’autre vers leur insertion supérieure, tandis que les muscles thyro-hyoïdiens, situés au-dessous des précédents, sont séparés à la même hauteur par un intervalle considérable. Affre (2), citant Richard, fait remarquer en passant qu'il n'existe là aucun ganglion lymphatique susceptible de donner naissance à un kyste, ainsi qu’on l’a prétendu dans certains cas; Le seul ganglion, situé sur Ja ligne médiane, et parfaitement décrit par Sappey, siège plus haut, entre les deux muscles digastriques.

1. Corson. De la bourse séreuse préthyroïdienne et de son hyoroma. Thèse

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