‹ Contribution à l'étude de la Bourse Séreuse Préthyroïdienne et de son HygromaChapitre 8 sur 34 · Affre. Des kystes thyro-hyoïdiens. Thèse 1875, T. I · texte numérisé non relu

Affre. Des kystes thyro-hyoïdiens. Thèse 1875, T. I

Vandaele À 3

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Ajoutons qu’on peut encore rencontrer à ce niveau la pyramide de Lalouette. D’après MM. Verneuil et Corson on la trouverait très rarement.

Corson sur vingt-cinq cadavres ne l’a observée que trois fois. Dans deux cas elle était représentée par un petit cordon légèrement latéral et d’aspect rougeàtre se terminant sur la membranethyro-hyoïdienne; chez un troisième sujet cette pyramide avait un aspect granuleux et était cette fois parfaitement médiané à son extrémité supérieure qui adhéraït à l’échancrure du thyroïde; son volume était environ celui d'une plume de corbeau; elle se continuaïît en bas avec une glande hypertrophiée.

Nous-même, sur quarante sujets qui ont fait l’objet de nos recherches, avons seulement constaté trois fois la présence de ce prolongement de la glande thyroïde au devant du cartilage du même nom.

Encore, dans l’un de ces trois cas, la pyramide de Lalouette restait distante de la Pomme d'Adam de un centimètre environ. Dans les deux autres où son volume ne dépassait pas celui d’une aiguille à tricoter, elle remontait au niveau de la face latérale droite du cartilage jusqu’à un centimètre au-dessus de sa partie la plus saillante et se terminait dans l'aponévrose recouvrant le bord interne du muscle thyrohyoïdien. Placée par conséquent sous le muscle sterno-hyoïdien, elle était immédiatementappliquée sur la face latérale correspondante de la séreuse préthyroïdienne. La glande à laquelle elle faisait suite n’était ici nullement hypertrophiée.

3° Cartilage thyroïde et bourse séreuse. — Nous ne rappellerons pas ici toutes les modifications de forme et de dimension du cartilage thyroïde. Nous dirons seulement, d’une façon générale, que son volume est plus considérable chez l’homme que chez la femme. Dans le même ordre d'idées, nous ferons également remarquer que chez lui aussi la saillie de la pomme d'Adam est beaucoup plus prononcée, et cela d’une façon absolue, quelle que soit la richesse ou la pauvreté du tissu cellulo-adipeux sous-cutané. Ilest de plus un fait, comme le remarque Corson, qui au point de vue où nous nous sommes placé, mérite une attention spéciale : c’est que la saillie de l'angle du thyroïde est essentiellement variable d’un sujet à l’autre. C’est surtout lorsque son relief est très accentué, et nous dirions volontiers disgracieux, que l’on rencontre la disposition lacunaire sur laquelle nous allons maintenant appeler l'attention. Nous ajouterons cependant que chez plusieurs femmes, par conséquent chez des sujets où le tissu cellulo-adipeux était abondant et où l'angle du cartilage était peu saillant, nous avons rencontré la bourse séreuse préthyroïdienne parfaitement développée.

Quand le scalpel a ainsi sectionné couche par couche tousles tissus que nous venons d’étudier, les lèvres de la plaie s’écartent l’une de l’autre de plus de un centimètre au niveau de la ligne médiane, et laissent voir dans leur intervalle l’aponévrose cervicale moyenne. L'on maïntient celle-ci tendue

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en élevant les bords de l’incision. Un léger coup de pointe divise cette aponévrose et l’on a sous les yeux la bourse séreuse.

Commune d’après les uns, très rare pour d’autres, elle existerait, d’après Corson (1), chez la moitié des individus adultes. Son degré de fréquence est d'autant plus prononcé qu’on la recherche chez des sujets plus âgés. « Dès vingt-cinq ans, dit-il, la disposition lacunaire du tissu celluleux devient constante ; la coupe montre en effet la face profonde du derme rattachée seulement par quelques brides à la saillie cartilagineuse.

De là à une véritable bourse séreuse il n’y a qu’un pas, et ce pas est franchi une fois sur deux, dans un âge plus avancé. A partir de 40 ans environ, la coupe transversale montre sur près de la moitié des sujets une petite cavité, parfaitement lisse, siégeant au niveau de la Pomme d'Adam. »

Nous n’avons pu, faute de sujets, rechercher le degré de fréquence de la bourse séreuse préthyroiïdienne chez les enfants. Toutes nos dissections ont porté sur des hommes et des femmes adultes, de sorte que nous ne pouvons, à notre grand regret, émettre une opinion personnelle sur ce point d’anatomie. Nous nous bornerons à citer Béclard (2): « Ces bourses, dit-il , se développent de très bonne heure ; elles existent à l'époque de la naissance, et sont alors très aisées à apercevoir, à cause du liquide

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