CONCLUSIONS
1) L’étude histologique de germes dentaires aux différents stades de leur calcification et les constatations faites sur des radiographies de maxillaires de jeunes enfants permettent de déterminer exactement la chronologie de la calcification des incisives et canines permanentes.
2) Cette calcification débute pour :
l’incisive centrale supérieure, à 3 ou 4 mois ; l’incisive latérale supérieure, à 9 ou 10 mois ; la canine supérieure, à 4 ou 5 mois ; l’incisive centrale inférieure, à 3 mois ; l’incisive latérale inférieure, à 3 mois ;
la canine inférieure, à 4 ou 5 mois ;
elle se poursuit progressivement sur toute la hauteur de la couronne et s’achève pour
l’incisive centrale supérieure, entre 4 et 5 ans ; l’incisive latérale supérieure, entre 4 et 5 ans ; la canine supérieure, entre 6 et 7 ans ; l’incisive centrale inférieure, entre 4 et 5 ans ; l’incisive latérale inférieure, entre 4 et 5 ans ; la canine inférieure, entre 6 et 7 ans.
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3) Cette chronologie diffère sur plusieurs points importants de celle admise classiquement à la suite des travaux de Magitot et de Peirce, à savoir :
a) La calcification de l’incisive centrale supérieure s’effectue beaucoup plus tard que le premier mois comme on l’admet classiquement.
b) La calcification de l’incisive latérale supérieure est très particulière ; elle débute tardivement à 10 ou 11 mois, mais se poursuit rapidement.
c) La calcification de la canine supérieure est plus précoce que ne l’indique la chronologie classique ; elle débute à 5 mois, mais se poursuit ensuite assez lentement pour s’achever après celle des incisives.
d) Le début de la calcification des incisives et de la canine inférieures s'effectue presqu’à la même époque, entre 3 et 5 mois.
4) Ces faits sont d’ailleurs corroborés cliniquement par la répartition des dystrophies observées sur les incisives et les canines permanentes. Lorsque l’affection décalcifiante a, en effet, évolué au cours de la première année, on constate que les incisives centrales, l’incisive latérale supérieure et les canines présentent des érosions de l'émail alors que la couronne de l’incisive latérale supérieure est indemne ; ce qui indique de façon pertinente que sa calcification s'opère plus tardivement.
5) Réciproquement le tableau de la calcification den-
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taire, que nous avons dressé, doit permettre, en présence de dystrophies des incisives et canines et d’après leur répartition, de déterminer la date d’apparition et la durée d’une affection décalcifiante ayant atteint l’organisme et les dents de l’enfant, et, dans certains cas, de préciser ainsi sa
nature.
Vu : Le Doyen, Vu : lé Président de la Thèse, G. ROUSSY. LEREBOULLET.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
S. CHARLETY.
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