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l’hérédo-syphilis, mais aussi d’autres affections : troubles gastro-intestinaux prolongés, broncho-pneumonie, coqueluche, fièvre éruptive, pyodermite.
Ces dystrophies se produisent, en particulier, à coup sûr, lorsque deux de ces affections causales se combinent, par exemple lorsqu'un enfant rachitique vient à contracter une pneumonie, une rougeole, etc.
La variation elle-même de la distribution des dystrophies apporte confirmation à la chronologie de la calcification établie précèdemment.
Nous pouvons assister à une atteinte en masse Des incisives centrales supérieures et inférieures ;
Des incisives latérales supérieures et inférieures ; Des canines supérieures et inférieures.
L’interrogatoire révèle alors que l’enfant a présenté des troubles graves et prolongés dans la première enfance nourrisson difficile à élever du fait de troubles dyspeptiques durant les deux premières années de la vie, par exemple.
Par contre, nous pouvons voir les incisives centrales supérieures et inférieures lésées ; les incisives latérales inférieures lésées ; les canines supérieures et inférieures lésées ; l’'intégreté absolue des incisives latérales supérieures.
La photographie ci-dessous, Fig. 7, illustre ce dernier cas clinique. Il s’agit d’un enfant de 11 ans 1/2, R.. D... présentant des stigmates de rachitisme évidents. Fait caractéristique, on note que l’enfant a présenté quelques incidents aigus pathologiques dans sa première année. Mais ils ont été peu intenses et surtout passagers. Il ne se sont pas prolongés au delà de 10 mois.
EN Ti VeEe
On conçoit facilement que la calcification des incisives médianes, des canines supérieures et inférieures, des incisives latérales inférieures ait été troublée profondément. Même si un émail additionnel s’est formé après 9 mois, il s’est déposé irrégulièrement; d’où une couronne raboteuse et dystrophique.
L’intégrité des incisives latérales prouve de manière
Fig. 7
Moulage des dents antérieures d’un enfant de 11 ans. Existence de dystrophies sur toutes les dents sauf les « incisives
latérales supérieures.
indubitable que ces dents se calcifient tardivement : après dix mois.
Inversement, si l’on constate l’existence ou l’absence de dystrophies sur l’incisive latérale coexistant avec des dystrophies sur les autres dents, on peut en déduire que le trouble dyscalcifiant s’est prolongé ou non au delà de dix mois.
En se reférant au tableau chronologique de la calcifi-
es pass
cation dentaire que nous avons établi, on peut déduire que toute maladie dyscalcifiante qui survient pendant la première année doit vraisamblablement affecter les incisives centrales supérieures ; les incisives latérales inférieures ; les canines supérieures et inférieures ; les premières molaires permanentes.
Pendant la deuxième année
Doit affecter en outre : les incisives latérales supérieures. |
Pendant la troisième année :
Touche seulement le tiers cervical des incisives centrales.
Pendant la quatrième année :
Altère seulement la portion cervicale des incisives. Le tiers cervical des canines.
Pendant la cinquième année :
Ne retentit plus sur les incisives ; atteint très légèrement les canines.