RARE
lésion osseuse, mais ultérieurement après un mois, un an ou plus, une calcification ligamentaire, un véritable syndesmophyte traumatique peut se révéler à la radiographie.
Dans l’observation personnelle, qui intéresse le sujet de cette thèse, il nous a été impossible de retrouver une étiologie nette à l’ossification des ligaments ilio-lombaires.
La malade en question, dont on trouvera l’observation mentionnée un peu plus loin dans cet ouvrage, ne présente dans son passé pathologique aucune infection aiguë, si ce n’est une pelvi-péritonite quinze ans avant l’apparition des douleurs occasionnées par l'ossification bilatérale de son ligament ilio-lombaire, et une métrite chronique avec pertes jaunâtres. S'agit-il là d’une affection à gonocoque ? Aucun examen de laboratoire n'existe à ce sujet à notre connaissance.
Par contre, cette malade est une « rhumatisante », c’est en 1917, c’est-à-dire vingt ans avant le début du syndrome qui nous intéresse, qu'ont débuté les douleurs de type rhumatoïde au niveau du genou gauche ; le genou droit devint également douloureux en 1930.
Actuellement, elle présente des déformations classiques de larthrite rhumatismale chronique au niveau de ses deux genoux.
De plus, à lheure actuelle, elle présente un syndrome de rhumatismé vertébral avec spondylite, au niveau des dernières vertèbres lombaires, et ces
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lésions se sont accentuées depuis la prise du premier cliché qui remonte à 1939.
En conclusion, chez cette malade, la seule étiologie que l’on puisse mettre en cause, et qui n’explique pas grand’chose, est le rhumatisme chronique.
Hormis la clinique, la radiologie et même le traitement, pour lesquels nous sommes en concordance complète avec les observations antérieurement mentionnées, il existe encore deux points communs entre notre observation et les autres : c’est la corpulence au-dessus de la moyenne de notre malade (c’est une grande femme : 1 m. 73, qui pesait 85 kgs quand nous la vimes pour la première fois en 1939 et qui, actuellement, pèse encore 80 kgs), et la quasidisparition des douleurs dans la position allongée.
MM. Estève et Lafont disaient : un point nous a frappé : dans l’observation publiée par notre maître Delherm, la malade est petite et forte, ici (dans l'observation d’Estève et Lafont) elle présente une .corpulence au-dessus de la moyenne.
MM. Lafont, Viallet et Salax disaient : notre attention a été attirée par un fait : le poids excessif de notre malade. Or, le ligament ilio-lombaire a pour but de solidariser, de rendre plus forte la charnière lombo-sacrée. Ne s’agirait-il pas là d’un moyen de soutien supplémentaire chez une femme à muscles déficients et adipeuse à l’excès. Nous nous gardons bien de conclure. Il serait pourtant intéressant, à l’occasion d’éexamens radiologiques chez des sujets dont la stature et le poids sont imposants, d’avoir
l'attention attirée vers cette région lombo-ilio-sacrée. Peut-être y découvririons-nous, après des prises de films, des images semblables à celle que nous venons d'apporter.
Une autre similitude nous a frappé dans ces observations ; la malade qui nous intéresse souffrait surtout dans la station verticale : les douleurs devenaient intolérables à la marche, elle ne se trouvait relativement bien que dans son lit ou sur une chaïse longue.
Or, on relève dans l’observation du docteur Estève, de Perpignan, que «sa malade a accusé des douleurs lombo-sacro-iliaques nécessitant un repos allongé de trois mois ». Dans une autre observation de MM. Estève et Lafont, on lit : « Depuis un mois seulement, elle accuse une lombalgie violente uniquement dans la station verticale et qui disparaît dans la position allongée. > |
Enfin, signalons que la plupart des cas observés semblent intéresser des femmes plutôt que des
hommes.