‹ Contribution à l'étude de la castration des ruminants par la méthode de BurdizzoChapitre 5 sur 15 · CONTENTION DES BOVINS · texte numérisé non relu

CONTENTION DES BOVINS

L’immobilisation complète n’est pas indispensable pour pratiquer la castration sur un bovin, quel que soit son âge et sa race. Les réactions sont, en effet, toujours moins brutales que chez les solipèdes et ne se produisent pas de la même manière.

L’immobilisation de la tête suffit souvent chez les jeunes bovins. Cette immobilisation peut être effectuée soit en faisant pincer par un aide, soit en basculant sur le côté gauche ou sur le côté droit, la tête, une main saisissant les narines comme une pince mouchette et l’autre appuyant sur l’une des cornes, pour basculer la tête.

On peut encore fixer cet organe à un poteau, à un arbre, à un piquet solidement planté, à un anneau, à une roue de voiture solidement immobilisée elle-même.

Les mâles d'espèce bovine sont d’aïlleurs la plupart du temps pourvus d’anneaux nasaux qui facilitent leur contention. En l'absence d’anneau nasal, il ne faut pas hésiter à utiliser la pince mouchette dont l’action est cependant moins énergique.

L'utilisation d’un anesthésique est, en outre, susceptible de rendre des services, mais quand on veut aller vite, c’est un procédé qui doit être rapidement abandonné, car il ralentit la cadence des opérations. C’est pour la même raison que nous ne conseillons systématiquement pas de coucher les ruminants pour les castrer, voire de les anesthésier. Il ne saurait s'agir, en effet, dans le cas qui nous intéresse de pratiquer une anesthésie locale, mais simplement de diminuer les réactions de l’animal par l’administration préalable de teinture d’opium en breuvage ou d’hydrate de chiloral en lavements.

On retiendra enfin qu’à l'inverse de ce qui se produit lorsque l’on opère un cheval, l'opérateur est beaucoup moins exposé derrière l’animal ; les bovidés ruent, en effet, en vache, fauchant ainsi irrésistiblement toutes les personnes qui auraient l’imprudence de se maintenir immédiatement en avant de leurs membres postérieurs.

Chaque méthode de castration entraîne, d'autre part des variantes caractéristiques dans la contention. Nous les étudierons donc à ce moment essentiellement. Ce que nous voulons mettre en évidence pour l'instant, c'est qu’au cours des castrations nombreuses, que nous avons effectuées, de bovidés, si âgés fussent-ils, le premier coup de pince donné au moyen de la pince de Burdizzo, entraînait immédiatement chez l'animal une stupeur si intense, que l’on pouvait passer sans inconvénient et sans précaution supplémentaire, au second martelle-

loi

ment. Le tout était donc de ne pas effaroucher l'animal avant le début de l'opération.

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