DE LA
Dans le cours démon internat j'ai eu plusieurs fois l'occasion devoir employer le fer rouge dans le traitement des affeciions oculaires. Les effets heureux de ce puissant agent m'ont donné la penpée de ce travail et décidé à prendre la cautérisation ignée de la cornée pour sujet de thèse inaugurale.
Essayé d'abord pour cette forme graves d'ulcères de la cornée, que depuis Sœmish on désigne sous le nom d'ulcères serpigineux, le fer rouge a été ensuite appliqué à d'autres affections cornéennes, aux ulcères atoniques, an kératocone, et toujours un résultat satisfaisant est venu confirmer la confiance qu'inspirait un modificateur aussi puissant.
Quelque dur et effrayant que paraisse, au premier abord, l'emploi du fer rouge sur l'œil, il n'en est pas moins des plus pratiques et des plus efficaces : et c'est un honneur pour M. le professeur Gayet, d'avoir introduit dans la thérapeutique oculaire un agent nouveau et aussi énergique. Je n'ai pu, en effet, trouver nulle partune indication prouvant que la cautérisation ignée ait été appliquée sur l'œil même dans un but thérapeu tique.
Etudier les effets immédiats et consécutifs de l'application
du fer rouge sur la cornée saine, et les opposer à ceux des autres agents de la cautérisation ; rechercher quelles sont les indications de son emploi dans les affections cornéennes : tel est mon but.
Dans une première partie, ou partie expérimentale, je m'occuperai de l'action du fer rouge sur la cornée saine; je décrirai le manuel opératoire de son application ; je montrerai sa promptitude, l'innocuité relative de ses efiets, et les opposera à ceux des autres agents de la cautérisation.
Dansuneseconde partie, je chercherai quelles en sont les indications ; je montrerai à quel point de vue on s'est placé pour l'employer et j'apporterai des observations à l'appui. Je tiens surtout à prouver qu'il est possible d'appliquer le fer rouge sur la cornée del'homme, et d'en tirer de bons efiets dans certaines affections.
Je m'inspirerai dans ce travail des recherches et de l'enseignement de M. le professeur Gayet. La bienveillance avec laquelle il initié ses élèves aux difficultés de la science lui a acquis ma reconnaissance, et je suis heureux de lui en exprimer ici toute ma gratitude. Qu'il me pardonne si je rappelle imparfaitement ses succès et sa démonstration.
Je remercie également M. le Vincent, et mon ancien collègue Yictor Duchamp, du bienveillant concours qu'ils m'ont prêté dans mes recherches.