‹ Contribution à l'étude de la cémentiteChapitre 14 sur 15 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Au cours de ce travail, J'ai repris l’étude de la cémentite et de ses principales propriétés, par voie purement chimique et en opérant par synthèse.

Il m'est apparu que cette méthode, proposée par Charpy, est la seule permettant d’atteindre un composé défini à l’état libre et d'en déterminer ainsi les caractéristiques avec le maximum de précision, En opérant, en effet, par voie d’analyse, c’est-à-dire en isolant, d’un composé métallurgique industriel le composé défini cherché, on risque le plus souvent d'isoler avec lui un certain nombre d’impuretés qui en troublent l'étude. Plus imprécise encore est la méthode consistant à déduire, des propriétés d’un produit industriel, celles d’un composé défini, contenu dans ce produit.

J'ai pu ainsi tout d’abord, préciser les caractéristiques principales de la préparation synthétique de la cémentite, les conditions dans lesquelles ce composé peut se former et les précautions à prendre pour en éviter la décomposition ultérieure.

Au cours de cette préparation, certaines expériences m'ont permis d’en concevoir le mécanisme et d'en déduire certaines conséquences au sujet tant de la cémentation que de la carburisation du fer.

J’ai ensuite étudié quelques propriétés de la cémentite, en particulier son instabilité aux températures élevées et j'ai pu montrer qu'il ne s’agit pas d’un phénomène se produisant à une température déterminée mais bien de la décomposition d’un composé labile à basse température, décompo-

Gr PIERRE PINGAULT

sition retardée par des résistances passives et où, par suite, le facteur temps joue un rôle considérable.

Enfin, j'ai profité de ces recherches pour compléter, dans la mesure du possible, le diagramme fer, carbone, oxygène par le tracé, entre 800? et 1 000, de la courbe représentative de l'équilibre fer, carbure de fer, oxyde de carbone, gaz carbonique, équilibre difficile à atteindre par suite de la solubilité du carbure de fer dans le fer et de l'instabilité chimique de la cémentite formée.

Cette courbe serait très voisine de la courbe représentative de l’équilibre carbone, oxyde de carbone, gaz carbonique, mais légèrement décalée, par rapport à cette dernière, du côté des leneurs croissantes en gaz carbonique pour les températures supérieures à 820°,

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