‹ Contribution à l'étude de la centrifugation expérimentale en biologieChapitre 13 sur 51 · DR TRE · texte numérisé non relu

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violacé que les premières el sans passer par la teinte verte décrite par R. Dubois”.

La préparation de la luciférase* ést analogue à celle de la purpurase. Mais au lieu de gros corpuscules réniformes, il existe simplement des petits corpuscules arrondis de même aspect (fig. 5). k

Comme pour la diastase de la pourpre, nous avons comparé les phénomènes donnés avant et après centrifugation.

Une heure de traitement à 3.400 tours fait apparaître dans le culot un nombre de granulations bien supérieur à la normale. Si nous prenons deux tubes et que dans chacun nous mettions > centimètres cubes d’un sol de luciférine très homogène, plus dans l’un 5 centimètres cubes d’eau et de diastase centrifugée, et dans l’autre 5 centimètres cubes d’eau et de diastase normale, nous constatons, après un brassage énergique, non pas une lumière plus vive dansle tube renfermant la diastase centrifugée, mais plus persistante. Le tube témoin est éteint depuis quelques minutes déjà que l’autre brille encore. Une centrifugation très violente* d’eau lumineuse obtenue par macération d’un siphon de pholade dactyle n'offre, elle non plus, aucune intensification dans la luminescence produite. Nous avons tenu à expérimenter d’abord sur la purpurase et la luciférase parce que la couleur, lalumière. sont des propriétés

1 Cf, Recherches sur la pourpre et quelques autres pigments animaux Arch. de Zool. expér. et génér., 5e série, Il, 1909; Comptes Rendus Biologie, LIV, p. 82, 1902; Comptes Rendus Académie des Sciences, CXXXIV, p. 245, 1902).

? Les vacuolides (Biologie, 1887, et t. LX. 1906); Sur le mécanisme de la biophotogénèse { Biologie, LIL, p. 569, 1898); la Lumière et la Vie, chez Alcan, r9t4.

$ L'opération a duré une heure et quart à plus de 3.900 tours, avec arrêt toutes les cinq minutes pour examiner les resultats.

très faciles à comparer avec d’autres de même ordre lorsqu'on peut les examiner simultanément.

Voyons maintenant ce que deviennent les microzymases après centrifugation. La technique reste identique à celle employée pour les macrozymases.

Nos premières expériences portèrent sur la « dyspepsine Hep », mais vu la difficulté d'obtenir des digestions rapides avec ce produit, nous avons employé la « Pepsencia », puis de la pepsine de Park et Dawis qui, a 50 degrés, attaque 3.000 fois son poids de blanc d'œuf.

D’une série d’essais il résultait que, toutes les précautions précédemment signalées! étant prises, la partie superficielle des tubes centrifugés apparaissait comme plus active que les culots.

Même constatation avec la ptyaline, la pancréatine et le suc gastrique de chien.

Le résultat semblait curieux et contradictoire avec ceux obtenus sur les solutions salines, les macrozymases d’une part, et sur l’argyrol de l’autre.

Il fallait admettre que, ou bien les petits grains diastasiques renfermaient du liquide à leur intérieur et se trouvaient pour ainsi dire exprimés sous l'influence de la centrifugation, ou bien que, plus légers, ils surnageaient.

En réalité, des essais nouveaux pratiqués avec de la maltine?, et surtout avec de l’amygdaline et de l’émulsine, nous montrèrent que seule la viscosité* des sols produit les phénomènes en question.

Une solution très étendue, très fluide, d'émulsine réagit aussi

1 Cf. plus haut, p.32 et suivantes.

? Pour obtenir de la maltine pure, introuvable dans le commerce, mettre à germer des grains d'orge, les jeter dans l'alcool, les broyer avec de l’eau distillée, décanter soigneusement et faire naître avec de la chaux ou de la baryte en présence de l'acide phosphorique un précipité de phosphate de calcium ou de baryum qui entraine la diastase.

3 L'auteur a construit deux modèles de viscosimètres.

L'un, excessivement simple, peut s'établir au besoin avec des matériaux de fortune.

= NUE bien dans ses parties profondes que dans ses couches super-

ficielles sur l’amygdaline.

La méthode Buignet, déjà ancienne ! et bien oubliée, est

F1G. 6. Fic. 7.

Il suffit d'un morceau de tube capillaire de 15 centimètres de long, d'un petit entonnoir de verre et d'une bague caoutchoutée pour les adapter l’un à l’autre.

Une feuille de papier régulièrement divisée en + et —, susceptible de glisser sur le tube servira de graduation (fig. 6).

On verse un peu d’eau distillée dans l'entonnoir et l’on attend l'arrêt du liquide. Ce point sera le zéro du système. Il ne reste plus qu’à remplacer l'eau par les diverses solutions analysées et à faire la lecture. Sur la figure 6 tube et entonnoir sont solidaires.

La figure 7 représente un second modèle d'appareil.

Il se compose essentiellement d’un manomètre métallique à maxima {h), d'une soufflerie {j) reliée d’une part au tube capillaire {b), de l'autre au manomètre.

Pour expérimenter, il suffit d'aspirer Île liquide jusqu'au trait (marqué), puis de laisser tomber sur la soufflerie le poids {d), ce dernier descend d’une hauteur constahte. L'index /b) entraîné par l'aiguille (g) donnera un degré viscosimétrique d'autant plus fort que la pression nécessaire pour chasser le liquide aura été plus grande (Cf. Ann. Société Linnéenne, Lyon, t. LXII, r915).

‘ Buignet, Journal de Pharmacie, t. XXXV, p. 168.

ere excessivement commode pour doser l'acide cyanhydrique dégagé.

Basée sur le fait qu'une solution de SO‘Cu, donne avec du cyanure de potassium un précipité jaune vert. Il suffit pour l'appliquer de prendre un ballon à fond plat, posé sur du papier blanc, de verser dans le ballon 100 centimètres cubes duliquide à essayer, additionné d’un fort excès d'ammoniaque.

On remplit une burette graduée avec une solution de SO'Cu à 23,09 par litre, qu'on laisse tomber goutte à gouite dans la liqueur examinée, jusqu'à ce que le bleu céleste ne disparaisse plus.

Chaque division de la burette, c'est-à-dire chaque dixième de centimètre cube utilisé, représente un millimètre cube d'acide cyanhydrique.

Bien entendu, il importe de comparer toujours des liquides aussi semblables que possible, ainsi appelons à, b, c, d,e,f,q, nos liquides superficiels ; 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, nos liquides profonds. |

Nous doserons non pas chacune des deux catégories successivement, mails

a puis 1

b puis »,

Pour approcher autant que possible de l'identité, nous prendrons ensuite :

3 puis c 4 puis d e puis 5 f puis 6 7 puis g, elc.

Par ces alternances répétées, un groupe élant examiné tantôt le premier, tantôt le deuxième, nous serons certains d’être dans d'excellentes conditions de comparaison.

BR

Les effets obtenus montrèrent une similitude entre les diverses couches de microzymases.

Cela corrobore d’ailleurs les résultats relatés plus haut, à propos des sols métalliques.

Quant aux macrozymases, elles ont un culot plus actif, parce que leurs granulations constituantes, excessivement grosses, peu nombreuses, sont entraînées par la centrifugation.

Connaissant les modifications subies par les solutions et les sols, voyons ce que deviennent ces derniers centrifugés dans des membranes.

Un des rôles primordiaux des membranes chez les êtres vivants est, sans doute aucun, celui de régulariser les échanges liquides ou gazeux.

De ce rôle découle toute une série de phénomènes catalogués sous le nom d’osmose.

Les derniers progrès de la biogénèse ont même mis en évidence que de simples gouttes placées les unes près des autres tendent immédiatement à s'organiser, à se densifier dans la zone périphérique en vue de produire une membrane plus ou moins complexe.

En 1748, un Français, l'abbé Nollet, démontra le premier qu’une vessie de porc remplie d'alcool, puis plongée dans l'eau, se gonfle progressivement, c'est-à-dire laisse pénétrer dans son intérieur le liquide ambiant, tout en perdant une faible portion de son contenu.

Ces données, reprises par Dutrochet soixante ans plus tard, devinrent petit à petit excessivement fécondes en résultats. Aujourd’hui, on peut considérer l’osmose comme la base de tout phénomène vital!.

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