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N La pression osmotique, dit Vant'Hoff, est un facteur fondamental dans les diverses fonctions vitales des animaux et des végétaux ». D’après de Vries, c'est elle
— Ho —
Dans certains cas sa production expérimentale jointe à la
diffusion suffit à donner des formes très curieuses d’Animaux ou de Végétaux.
Uülisant la belle découverte de Moritz Traube, si hautement perfectionnée par Leduc, nous avons tenté de produire des membranes chimiques aptes à l’osmose, puis de les soumettre à l’action de la force centrifuge.
Deux formules sont particulièrement commodes, vu la constance des résultats obtenus!.
L'une exige simplement une masse bien homogène de sucre et de sels cupriques divisée en petiles pilules. Chaque granule déposé dans une solution de gélatine au ferrocyanure donne plus ou moins vite des formes végétales très élancées.
L'autre consiste à mettre un cristal de calcium en contact avec divers sels mélangés à du silicate de potasse.
La première réaction exige une température d'environ 28 degrés. Cela contribue à rendre très fragile la pilule sucrée. Aussi, même avec des vitesses de 100 tours à la minute, tout est démoli, le fonds du tube offre uniquement un culot de précipité.
À 60 tours, la destruction n'est pas complète et, tandis que
qui règle la croissance des plantes; selon Massart, elle gouverne la vie des germes pathogènes.
« On a pu dire que le phénomène élémentaire de la vie, est le contact entre deux solutions différentes. C’est le phénomène physique initial dont découlent souvent les lois de la physique et de la chimie, toute la série des phénomènes qui constituent la vie. L'étude des solutions et des phénomènes qui se passent lors de leur contact immédiat, ou lorsqu'ils sont séparés par des membranes osmotiques, est donc la préface, la base même des études biologiques ». (Leduc, Théorie physicochimique de la vie).
1 Pilules avec sucre, une partie; sulfate de cuivre, deux parties. Mélange avec :
(félatine à 10 pour 100... -. | |, 2." 10 à 20 parties
Eerrocyanure 4 Safuration 1 + + 5 à 10 —
Chlorure de sodium à saturation: . ,. . . . . Dà rio — Mélange avec :
Silicate de potasse à 33 degrés . . . . . . . 60 grammes
Solution saturée de carbonate de soude. . . . 60 —
Solution saturée de phosphate bibasique de soude. 30 — Eau Q. S. pour 1.000 (Leduc).
EF Te 2
nos éprouvettes témoins donnèrent des formes très caracléristiques (fig. 8), les vases centrifugés présentèrent une ébauche de croissance : des petits clochetons de 7 à 8 nullimètres d’élévation (fig. 9).
La seconde formule produit généralement des types assez solides. Pour être plus certain encore de cette résistance, nous substituâmes au chlorure de calcium, du chlorure de baryum, bien moins déliquescent ; au silicate de potasse, du silicate de soude, moins friable.
Fr6, 8:
Les tubes témoins se peuplèrent après vingt-quatre heures de longs filaments plus ou moins denses, plus où moins droits ou brisés, appliqués pour une bonne part contre les parois (fig. ro).
Ceux centrifugés à 100 tours offraient un aspect bien différent. Les formations beaucoup plus courtes n’utilisèrent pas les surfaces de verre pour s’accroître. On peut les ramener à deux types : l’un rappelant les tiges de Carex surmontées de leurs épis, l’autre les Polypiers (fig. 11).
Après vingt-quatre heures aussi de rotation à 250 tours, ces types carex et polypiers se retrouvent, mais moins élevés encore (fig. 12).
Quant au mélange soumis à une vitesse de 400 tours environ, 1l présente uniquement des formes « polypiers » et «aloès » d’une taille excessivement réduite (fig. 13).
La force centrifuge n'empêche donc nullement les croissances physico-chimiques, à condition d’être produites par
des substances peu friables. Ces croissances s'écartent d'autant plus de la normale que les vitesses sont plus grandes. Elles ne semblent utiliser pour leur édification qu'exceplionnellement les parois des tubes, contrairement aux croissances témoins. Leur aspect général devient de moins en moins récliligne.
Char 272 À 272 ire, à PV EN LES E FRA) op ef, HN IN EX fr Misé =,
100 tours 950 touts 400 Eouta.
Fi&, 11, FiG, 12, FiG, 13,
A côté de l’osmose, il existe, pour régir la matière, une autre force des plus importantes : la diffusion '. C'est une véritable tendance qu'ont les liquides à se déplacer des endroits où la pression est faible vers ceux où elle est plus grande, jusqu'à production d’une égalité entre tous les points.
Les karyokynèses artificielles, réalisées ici-même à Lyon
par Leduc au Congrès de l'A. F. A. S.*, sont un merveilleux exemple d'osmose et de diffusion. Il aurait été fort intéressant 1 On peut, d’ailleurs, considérer au fond la diffusion comme une forme de
l’osmose.
2 Août 1916.
de voir les effets de la force centrifuge sur ces phénomènes, malheureusement, l’horizontalité, la stabilité nécessaires à leur obtention, nous interdisaient toute expérimentation.
Nous avons simplement recherché ce qu’il advenait des cellules artificielles développées dans une centrifugeuse.
La grosse difficulté est de saisir le moment, puis le degré d’hydratation convenables. Si la gélatine est trop humide, tout
coule; si elle est trop sèche, les plus grandes vitesses ne peuvent produire aucune modification.
Les schémas 14, 15, 16, furent obtenus avec des plaques photographiques immergées très également dans l’eau distillée, puis parsemées de gouttes d’azotale d'argent.
Bien entendu, les tubes de la centrifugeuse doivent être bouchés soigneusement pour éviter tout desséchement des lames de verre gélatiné.
Avec une vitesse de 80 tours environ, les cellules, au lieu d'être à peu près régulières! (fig. 14), s’allongent dans la direction périphérique (fig. 15), leurs noyaux s’étirent et parfois même les surfaces de diffusion finissent par chevaucher les unes sur les autres (fig. 16).
Nous avons toujours préféré le nitrate d’argent aux sels indiqués par les auteurs, parce qu’exposé à la lumière il acquiert une fine coloration permettant de distinguer les différentes zones d’accroissement.
! Pour obtenir d’une façon normale des cellules tout à fait régulières, il suffit de laisser tomber des gouttes bien égales en des points bien symétriques,
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Les microbioïdes de Raphaël Dubois!, réinventés sous le nom de radiobes par Burke de Cambridge, examinés plus tard par Douglas Rudge, se développent normalement dans la centrifugeuse lorsqu'on les ensemence très loin les uns des autres: au contraire, ils se contrarient, s’allongent, si les grains de baryum (chlorure) sont rapprochés et inégaux.
Ce sont là des faits qui semblent, au premier abord, sans grand intérêt. Mais, nous les avons signalés comme susceptibles d'éclairer au cours de ces recherches des phénomènes d’une haute complexité.
Voyons maintenant ce qu'il advient d’une membrane réelle soumise à la centrifugation.
Nos premiers dialyseurs furent à base de collodion enroulé couche sur couche autour d’un tube à essai formant moule. Mais, à moins de parois fort épaisses, d’où très peu perméables, il se produisait des écrasements suivis de déchirures.
Soit, en effet (fig. 17), un dialyseur (3) plongé dans un tube d’eau distillée (x).
1 C'est à tort que l’on a prétendu que par ses recherches sur la synthèse du bioprotéon ou substance vivante, le professeur Raphaël Dubois a voulu combattre les idées de Pasteur sur la génération spontanée, et faire croire qu'il avait pu créer des êtres vivants. Ceux qui confondent ou paraissent confondre la question de la génération spontanée avec celle de la synthèse biologique sont des ignorants ou des gens de mauvaise foi ainsi que l’écrivait M. Dubois dans un livre récent (La Vie et la Lumière, chez Alcan, Paris, 1914).
« Si la vie a eu un commencement, si elle n’a pas été, contrairement à ce que tout semble prouver, le résultat d'une évolution insensible continue de certains éléments cosmiques, il y a eu, à un moment donné, génération spontanée. Mais, les impérissables expériences de Pasteur ont montré que là où on avait détruit ou enlevé les germes vivants, la vie ne reparaissait plus, au moins dans les conditions définies par les panspermistes et par leurs adversaires. Toutefois, est-ce le propre des êtres vivants de ne point apparaître dans de telles conditions? Aucunement. En effet, on ne voit pas davantage se -former spontanément des productions plus simples, des composés organiques tels que l’urée, la vanilline, l'acide tartrique, l'alcool, etc., etc., et les chimistes du commencement du siècle dernier soutenaient que seuls les êtres vivants pouvaient engendrer les produits organiques. Aujourd'hui c'est par milliers qu'on fabrique ces derniers par synthèse. Il n'y a pas de raison pour qu'il n'en soit pas de même demain pour la substance vivante et ce sera la condamnation des savants qui confondent actuelle-
ment la synthèse biologique avec la génération spontanée et combattent avec les