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VI. — LES VÉGÉTAUX INFÉRIEURS

La force centrifuge modifie profondément la forme des cultures microbiennes.

Avec une vitesse de 300 à 400 tours, il est aisé d'obtenir des colonies développées, non plus en surface, comme normalement, mais en profondeur, présentant l'aspect d’un clou fiché

dans la gélatine.

Une culture de Pénicillium orientée de diverses façons prend

les formes les plus compliquées.

Les espèces traitées diminuent de taille pendant quelques générations, pour revenir ensuite à leur état normal.

La chose apparait particulièrement nette avec des cultures pures de B. subtilis. Successivement, on peut voir des types nouveaux apparaître de plus en plus petits, jusqu’au point de simuler des cocei. Ces derniers, laissés au repos, puis repiqués dans un milieu identique, reviennent à leur état normal.

Nous avons eu des préparations renfermant plusieurs de ces stades.

La force centrifuge exerce son action non seulement sur les microbes, mais aussi sur leurs sécrétions. La puissance du

variolo-vaccin est plus grande ou plus faible suivant l'extrémité du récipient considérée. Des produits sont sans doute entraînés, rendant les couches profondes beaucoup plus actives que les superficielles. Ces dernieres gardent cependant un certain pouvoir. Peut-être serait-ce là un procédé d’atténualion des virulences.

Le pouvoir des solutions de levures de vin est augmenté par la centrifugalion, à condition d'employer uniquement les couches profondes.

Dans certains cas, cette méthode peut servir pour stériliser. Par exemple, du vin piqué, soumis à une force centrifuge violente, n’est plus contaminé après décantage ; même remarque pour la bière.

On ne remarque aucun changement, ni macro-, ni microscopiques chez les Euglènes et les Diatomées centrifugées même à 3.000 tours.

A faible vitesse, les Euglènes parviennent même à sortir du liquide et à se coller aux parois du tube où elles sont, malgré la force qui les entraîne.

Les plantes centrifugées pendant leur poussée sont atrophiées sans poils absorbants pour ainsi dire. En leur donnant beaucoup d'eau on les améliore un peu.

Des coupes pratiquées dans leurs organes montrent des cellules ratatinées, plissées, la membrane semble trop grande pour le contenu bioprotéonique. Ces altérations sont visibles, principalement sur les plantes centrifugées trois Jours au moins à 300 tours.

Rien de spécial ou point de vue noyau, vacuolides ou mitochondries, les éléments sont entraînés comme dans la cellule seule.

Si le noyau reste à sa place, il se produit quelques troubles mitotiques (allongement du fuseau dans le sens radial).

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