Voir topographie p. 19 et carte pi. xv, lettre
tenterai de citer, dans cet ordre d'idées, la publication de Jacquemart.1 Ce sont là des erreurs difficiles à éviter en dehors du travail des fouilles méthodiques.2
La fréquence de ces lampes au voisinage de la mosquée d'Amrou, au nord de laquelle se trouvait le Souk el-Kanadel, signalé par Nassiri-Khosrau,3 me porte à croire que la fabrication en était déjà installée au xi" siècle à Misr. Elle comprenait également des ustensiles de différentes formes parmi lesquels j'ai noté des buires à deux anses et à col pointu;4 des bols, de forme très délicate et à parois minces, dont je possède un fragment.3 La pièce dont il s'agit est en pâte siliceuse blanche, recouverte sur ses deux faces d'un émail très beau qui s'arrête, à l'extérieur, suivant une ligne renflée, formant bourrelet, à 0*010 ou 0*015 millimètres de la base. On peut, je crois, sans crainte d'erreur, la rapporter à l'époque fatimide. — L'incendie de Fostât (1168) semble avoir mis fin à cette belle fabrication, comme à toutes les autres, et, quand elle reparut, importée de Syrie, bien que la pâte et les émaux fussent sensiblement les mêmes, la pureté des lignes et les qualités artistiques de l'ancienne fabrication ne paraissent pas avoir jamais été retrouvées entièrement.
On doit, je pense, attribuer cette renaissance de la faïence bleue en Egypte à Mohammed Ibn Qalaoun, qui fit venir de Damas des ouvriers pour construire,6 à la citadelle, la mosquée dont le minaret est encore recouvert de ces plaques émaillées. On en trouve fré-