‹ Contribution à l'étude de la céramique orientaleChapitre 6 sur 72 · Casanova, communication orale · texte numérisé non relu

Casanova, communication orale

partie, aujourd'hui couverte de décombres, située au nord de l'aqueduc (pi. xvi, n° 5). Après elle, en 254 (868 après J.-C), fut bâti le quartier d' El-Katdi (les fiefs militaires), qui fait partie de la ville actuelle du Caire (pi. xvi, n° 6).

Fostât fut détruite en 564 de l'Hégire (1168) par Chaour, vizir du Khalife Adhed qui la livra aux flammes, plutôt que de la laisser tomber aux mains des Français, après la prise du Caire par Amaury.1 L'incendie dura cinquante-quatre jours.

La ville fut sans doute ensuite partiellement reconstruite, puisque en l'an 649 (1252) le sultan Mamelouk Ibeck Djachenkyr, après la bataille d'Abassa, pour se venger de la population qui avait pris parti pour Nasser-ed-Din, livra au pillage le Caire, la Citadelle et le Vieux-Caire.2 Depuis lors la ville n'a pas été reconstruite dans son ensemble. La mosquée d'Amrou et une partie de Kasrel-Chamâa sont, probablement, tout ce qui reste de la ville primitive.

Dans les siècles suivants, un certain nombre de maisons et d'édifices furent construits, en bordure le long du fleuve. C'est ce que l'on appelle aujourd'hui Masr-el-Ateka (le Vieux -Caire). L'emplacement de Fostât, limité à l'est par la ville des morts et le désert, à l'ouest par le cours du fleuve, au sud par le désert, une partie de terres cultivées et le fleuve, au nord par l'aqueduc qui suit le tracé de l'enceinte de Salah-ed-din,8 forme un quadrilatère d'environ 2500 mètres de côté. C'est dans ce vaste champ de décombres que j'ai fait mes meilleures trouvailles. Ainsi qu'on pouvait s'y attendre a priori, on rencontre, depuis la surface du sol vierge jusqu'au sommet des collines, non seulement des échantillons de l'industrie locale aux différentes époques, mais encore

1. Le Caire avait été tonde en 860 (970 de J.-C.) par El-Moez-ed-din-Illah.

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