MORTALITÉ MORTALITÉ DUE MORTALITÉ PAR GLOBALE A L'OPÉRATION PÉRITONITE
Cas purs. 0,91 % 0,65 % 0,24 % » impurs. 2,70 % 1,80 % 0,83 %
SMS
Mais il signale aussi qu’en séparant 62 observations où il existait une infection manifeste avec température dépassant 38°, il se produit deux décès par péritonite, soit 3,2 % de mortalité.
Quant à la morbidité post-opératoire, Gellé arrive au chiffre de 19,4 % tout en faisant remarquer qu’il avait négligé les petites poussées fébriles sans explication. |
En étudiant la mortalité infantile, il trouve sur 2.427 observations 146 décès, soit une mortalité de 6 % : mais en retranchant 86 morts qu’il ne veut pas imputer à la technique opératoire (décès avant intervention, au cours de placenta praevia, éclampsie, pneumonie intra-utérine, hérédo-syphilis, lésions craniennes par tentatives infructueuses de forceps, procidence du cordon, toxémie gravidique, décollement prématuré du placenta), il arrive à un chiffre de 2,9 70:
Notre statistique, qui porte malheureusement seulement sur 46 observations, indique des résultats beaucoup plus favorables que ceux obtenus après des césariennes basses. Plus de la moitié des observations
traitent des cas nettement impurs pour lesquels une intervention par voie haute, d’après les données classiques, était formellement contre-indiquée.
Quant à ia mortalité maternelle, nous n’avons qu'un seul décès (observation 46) et encore ne peuton nullement le mettre sur le compte de la technique opératoire. Il s’agissait d’une naine de 1 m. 09 qui n’a
pas supporté le choc opératoire. Une césarienne basse,
d’une technique plus compliquée et surtout beaucoup plus longue, n’aurait certainement pas donné de meilleur résultat.
Abstraction faite de ce décès qui n’est pas imputable à la technique opératoire, la mortalité du côté maternel est 0.
Et, encore avons-nous plusieurs interventions qui étaient tentées dans des conditions extrêmement défavorables,
Dans l’observation n° 1, il s’agissait d’une césarienne corporéale après deux tentatives d'application de forceps au détroit supérieur, membranes rompues depuis plus de 20 heures.
Dans l’observation n° 22, on est intervenu 22 heures après rupture de la poche des eaux et après plusieurs tentatives infructueuses de forceps.
Dans l’observation n° 6, il s’agit d’une césarienne itérative pour la quatrième fois avec hystérectomie pour déchirure de l'utérus.
L'observation n° 10 traite d’une césarienne itérative 17 heures après la rupture de la poche des eaux.
Dans les observations 19 et 20, des césariennes itératives 7 heures après la rupture de la poche des eaux.
Dans les observations n° 21 à 32, des interventions étaient tentées de deux à vingt-quatre heures après la rupture de la poche des eaux.
Dans toutes les interventions, sauf dans le cas de l’observation n° 6 où on avait pratiqué une hystérec-
tomie subtotale pour rupture utérine, l’observation 41