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où on pratiqua une hystérectomie pour cœxistence de grossesse et placenta praevia, l’observation 42 où il s’agit d’une césarienne mutilatrice pour coexistence de fibrome et grossesse gémellaire et l'observation 45 où il s'agit d'une césarienne mutilatrice pour hémorragie rétro-placentaire, il s'agissait uniquement de césariennes hautes conservatrices sans aucun drainage.
Quant à la morbidité, elle est également beaucoup moindre que le pourcentage rapporté par Gellé, dans les cas de césariennes basses. Toutes nos opérées ont pu quitter le service entre le vingtième et le trentième jour. Dans l’observation n° 1, les suites étaient fébriles d’abord pour redevenir normales ensuite, mais il Ccoexistait une anémie très prononcée. Dans l'observation n° 6, les suites avaient été fébriles avec une température qui se maintenait pendant 20 jours entre 37°5 et 38°2, avec des poussées très fortes (40°2 et 39°2) le cinquième et le quinzième jours. La température revenait ensuite progressivement vers la normale, de façon que le trentième jour après l’intervention, la femme et l'enfant pouvaient quitter le service en excellent état. Il s’agissait d’une femme sur laquelle on avait pratiqué une hystérectomie subtotale pour rupture utérine au cours du travail.
Dans l’observation n° 14, les suites de couches étaient dans les premiers jours subfébriles pour redevenir normales.
Dans l'observation n° 16, la femme présentait im-
médiatement après l'opération des phénomènes as-
CPE à
sez inquiétants (vomissements, ballonnement abdominal), mais les jours suivants les vomissements devenaient franchement bilieux. La température était re-
venue à la normale au bout de huit jours.
Dans l'observation 17, nous avions des suites de couches normales, mais il existait une légère suppuration de la peau.
Dans l'observation n° 20, il s’agissait d’une césarienne itérative, pratiquée 7 heures après la rupture de la poche des eaux. Le douzième jour, la femme avait présenté une forte élévation thermique, avec accélération du pouls. Le col était sain mais béant, laissant écouler des lochies nettement purulentes. Les culs-de-sac n'étaient pas douloureux. A la suite d'un traitement anti-infectieux. la température baïssait progressivement, l’état général restant toujours bon. Malgré ces complications, la femme pouvait quitter le service, le vingt-neuvième jour, avec son enfant en bon état.
Dans l'observation n° 33, les suites de couches pendant les premiers jours étaient subfébriles avec une température oscillant entre 36°8 et 37°8.
Au bout de quelques jours, la température redevient normale. Il s’agit d’une femme qui avait perdu les eaux (teintées de méconium) une heure avant l’intervention.
Dans l’observation 35, nous avions également des
suites de couches subfébriles avec une élévation ther-
mique maxima de 38°. La femme quittait avec son
enfant le service le trente-deuxième jour après l’intervention.
Dans l’observation 37, nous avons une légère élévation thermique pendant les premiers jours avec maximum 37°4. La femme pouvait quitter en bon état le service le vingtième jour.
Enfin, dans l’observation 43, les trois premiers jours de suites de couches, la femme présentait des poussées fébriles de 38° à 38°6 avec un pouls de 120 à 128.
La femme et l’enfant quittaient le service en excellent état le vingt-troisième jour.
En tenant compte de la moindre élévation thermique, ce que Gellé a négligé, nous avons dans dix cas des suites de couches fébriles ou subfébriles, soit un pourcentage de 22 % environ.
Aucune de nos femmes n’avait présenté des complications post-opératoires graves.
Quant à la mortalité infantile, elle est dans notre statistique beaucoup moindre que celle indiquée par Gellé pour la césarienne basse.
Nos observations 44, 45 et 46 indiquent le décès de l'enfant. Mais on peut difficilement imputer ces décès à la technique opératoire,
Dans l'observation 44, il s’agit d’une césarienne d'urgence pour crises d'éclampsie au début du huitième mois de la grossesse. L'enfant était né en mort
apparente et ranimé seulement après 45 minutes de soins. Malgré tous les soins, il décédait le cinquième jour.
Dans l’observation n° 45, il s'agissait également d’une césarienne d'urgence, pour hémorragie rétroplacentaire, au septième mois de la grossesse. L’enfant était mort avant l’intervention.
Enfin, dans l’observation n° 46, il s’agissait d’une césarienne pour bassin achondrioplasique chez une naine de 1 m. 09 de hauteur. La mère était morte par choc opératoire. L’enfant dépérissait de jour en jour et malgré tous les soins il décédait le neuvième jour. Quoique nous ne puissions pas expliquer suffisamment ce dernier décès, nous croyons néanmoins pouvoir affirmer qu’il n’est nullement imputable à la technique opératoire. Dans les autres observations, tous nos enfants sont vivants. Et si, dans la plus grande partie des cas, les enfants étaient nés étonnés, ils étaient toujours facilement ranimés après quelques
minutes de soins.