‹ Contribution à l'Étude de la Césarienne Transpéritonéale BasseChapitre 21 sur 40 · LA CÉSARIENNE BASSE DANS LES CAS PURS · texte numérisé non relu

LA CÉSARIENNE BASSE DANS LES CAS PURS

À ne La césarienne classique garde éücore ici, pour | beau- Fe ; coup d'opérateurs, le premier rang, à cause de sa plus RE grande simplicité, de sa rapidité d’ exécution et des résultats excellents qu'elle donne : Bar pouvait, par

exemple, présenter une suite de 97 cas sans décès ;. EAU

la moyenne des statistiques donne ‘une mortalité qui

à varie autour de 1 %. ï |

C'est ce que donne la césarienne basse appliquée

dans les mêmes conditions ; nous sommes arrivés, en

effet, au taux de 0,91 % sur un relevé de 761 cas purs ;

mais, il faut, pour obtenir un semblable pourcentage à

avec la césarienne haute, se livrer à des interventions 14

À dites prophylactiques, c'est-à-dire « très tôt dans le

travail, sinon avant le début même du travail » (Bar).

Dès que l’on attend, on risque de se trouver en

présence d’une rupture de la poche des eaux ; même DS

avec des explorations strictement aseptiques, réduites

au minimum, pratiquées dans une clinique, on ne peut RU

plus affirmer que le cas est absolument pur ; on trou-

vera alors une augmentation légère, mais cependant sensible, de la mortalité, due en grande partie, à la péritonite. C’est ainsi que l’on arrivera à 2,9 % de mort

(Routh), 1,6 % (Münro Kerr).

Si l’on veut à à tout De avoir recours à la césarienne classique haute, il faut donc risquer d'augmenter assez sensiblement la mortalité opératoire, ou user de la césarienne prophylactique, celle-ci ne permettant tout au plus qu’un semblant d'é épreuve du travail.

On est alors amené à césariser un certain nombre de femmes qui auraient dû accoucher par les voies naturelles, à leur faire courir le risque inhérent à toute Opération, ne serait-ce que celui d’une faute de stérihisation, à les affliger, enfin, d'une cicatrice de solidité incertaine. |

Or, on peut évaluer à environ 70 % des cas le nombre des femmes qui accouchent spontanément avec un bassin limite. C’est ici qu’apparaît un avantage énorme de la césarienne basse sur sa rivale : permettant de poursuivre assez longuement l'épreuve du travail pour que l'on puisse intervenir sans arrière-pensée, elle épargne l'opération à 70 % des femmes ; ce n'est pas le moindre mérite d'un procédé, si minime que soient les risques qu'il comporte, que de réserver son application aux seuls cas où il est rigoureusement indispensable.

Même dans les cas où le rétrécissement du bassin est assez marqué pour nécessiter de toute évidence l'intervention, elle sera encore la meilleure méthode, car elle donnera des suites de couches plus simples, une cicatrice plus solide, et évitera les adhérences susceptibles, soit de gêner au cours d’une intervention itérative, soit de provoquer un jour une crise d’occlusion intestinale avec toutes ses conséquences.

Se

| eximens d’ une ee

seulement 1 8

les iéaindes avec succès ne . pas. LE Boquel, en 1903, en avait présenté cinq cas avec um seul décès dû à une cause accidentelle (brûlure). Lepage publiait quatre cas avec succès en 1907. La thèse de Lemoussu rapporte 38 observations en 1908, puis. ce. sont les quatorze cas de Mouchotte ; cependant, comme le disait M. Couvelaire : « La part de hasard est . grande dans ces succès, | es résultats obstétricaux éloi- gnés trop aléatoires ». ss Voci, du reste, la qe d'Eardley Holland” et.

Münro Kerr (1921) donnant les résultats des césarien- :

nes faites en Angleterre de 1911 à 1920 : a . = Conditions … = - sn nue Pou rcentage

O Z 7 | : ur. . Se ee

Opérées en, travai : ne

a intactes .| er 7 1,8 :

Opérées tardivement TES 50. Da

Après essai de forceps| 102. 97 26,5

sur 61 cas, à une mortalité de 13,6 % 3 ôller, Hauch de 5,3 % : Applegata de 13,9 œ. Fe is Polak ‘el . Beck, “la mortalité dans . cas

rés iltats ne sont pas un ï Il apparaît clairement aujourd’ hui que le seul traitement possible des cas de rétrécissement pelvien chez les + emmes suspectes d'infection, ne peut être que la césa- | - : | rienne transpéritonéale basse ; seule, elle permet de ee conserver sans danger à de jeunes femmes un utérus

; dont la valeur ultérieure sera à peine diminuée. - Comme le dit Krause, un des gros bienfaits de la césarienne basse est la diminution du nombre des hysté- LE

rectomies. RS - De ne

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